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Sociétés Analyses financières Technique

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Dangote : une introduction en Bourse qui change d’échelle pour l’Afrique
BOURSE, ECONOMIE

Dangote : une introduction en Bourse qui change d’échelle pour l’Afrique

28/10/2026 15:56 7 vues Par Tera Finances

Des souscriptions venues de 120 pays, une participation des 54 nations africaines et une demande qui atteindrait trois fois l’objectif initial : l’introduction en Bourse de Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals marque un temps fort pour les marchés financiers du continent. L’Afrique financière vient de franchir une étape. L’offre publique de Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals a officiellement clôturé mardi 27 octobre 2026, au terme d’une campagne de souscription à la portée internationale exceptionnelle. Présentée comme la plus grande introduction en Bourse du continent, l’opération place Lagos au centre de l’attention des investisseurs et ouvre un nouveau chapitre dans le financement de l’industrie africaine. Baptisée « The People’s IPO », l’offre portait sur 4,1 milliards d’actions ordinaires proposées à 525 nairas chacune, soit un montant initial de 2 152,5 milliards de nairas, représentant environ 1,6 milliard de dollars. Ouverte le 14 septembre, elle devait s’achever le 13 octobre avant d’être prolongée jusqu’au 27 octobre. Ce délai supplémentaire visait notamment à faciliter l’accès des investisseurs africains et l’accomplissement des formalités nécessaires aux souscriptions transfrontalières. Lire aussi : Dangote : le pari de l’actionnariat populaire pour mobiliser l’épargne africaine   Les premières indications témoignent d’un engouement considérable. Selon deux sources citées par Reuters, les ordres atteindraient environ 6 400 milliards de nairas, près de trois fois l’objectif initial. Une option de surallocation pourrait porter l’offre à environ 2,1 milliards de dollars. Ces estimations ne constituent toutefois pas les résultats définitifs : le porte-parole du groupe n’a pas commenté ces montants ni confirmé l’exercice de cette option. La dimension géographique de l’opération est tout aussi remarquable. D’après la communication de l’entreprise, des candidatures ont été reçues de 120 pays, sur les six continents, dont l’ensemble des 54 pays africains. Cette mobilisation donne une traduction concrète à l’ambition populaire affichée par Aliko Dangote : permettre à une base élargie d’épargnants de participer au capital d’un grand actif industriel africain. L’accessibilité de l’offre participe de cette démarche. Avec un minimum de souscription fixé à dix actions, soit 5 250 nairas, l’opération a été conçue pour attirer les petits porteurs aux côtés des investisseurs institutionnels. Le marché boursier devient ainsi un point de rencontre entre l’épargne individuelle et les besoins de financement d’un projet industriel de grande envergure. Pour les places financières africaines, cette opération constitue un signal encourageant. Elle illustre la capacité d’un émetteur du continent à susciter une demande internationale tout en mobilisant une participation panafricaine. Elle souligne également l’importance des dispositifs permettant à l’épargne de circuler au-delà des frontières nationales. Une nouvelle phase commence désormais : traitement des souscriptions, validations réglementaires et attribution des titres. Le groupe précise que les résultats d’allocation, les modalités de remboursement et la date de cotation seront communiqués à mesure de l’avancement du processus. Les montants demandés ne doivent donc pas être confondus avec les capitaux définitivement levés. L’enjeu dépassera ensuite le succès de la souscription. Il s’agira de transformer cette confiance initiale en une relation durable avec les actionnaires, portée par la performance industrielle, la transparence financière et la qualité de la gouvernance. C’est sur cette durée que se mesurera pleinement la portée du rendez-vous boursier de Dangote.

SOTETEL : neuf mois de croissance, malgré un troisième trimestre en repli
BOURSE

SOTETEL : neuf mois de croissance, malgré un troisième trimestre en repli

28/10/2026 14:57 5 vues Par Tera Finances

À fin septembre 2026, la Société Tunisienne d'Entreprises de Télécommunications (SOTETEL) affiche des produits d'exploitation de 52,0 millions de dinars (MDT), en hausse de 8,3 %, et un EBITDA en bond de 52,8 % à 4,6 MDT. Ce cumul flatteur masque toutefois un troisième trimestre nettement plus terne, où l'activité et la rentabilité opérationnelle ont marqué le pas. Un troisième trimestre en retrait Le troisième trimestre 2026 rompt avec la dynamique du premier semestre. Les produits d'exploitation de SOTETEL s'établissent à 15,6 MDT, contre 16,7 MDT un an plus tôt, soit un repli de 6,9 % et un manque à gagner de 1,2 MDT. Ce recul tient presque entièrement au cœur de métier. Les ventes, travaux et services reculent de 6,7 %, de 16,5 MDT à 15,4 MDT, soit 1,1 MDT de moins. Le chiffre d'affaires local, qui en constitue l'essentiel, baisse de 6,4 % à 15,1 MDT, contre 16,1 MDT au troisième trimestre 2025. Le chiffre d'affaires à l'export, plus modeste, se contracte plus fortement encore : il perd 18,4 %, revenant de 0,4 MDT à 0,3 MDT. Les autres produits d'exploitation, d'un poids marginal, fléchissent de 21,7 % pour se fixer à 0,2 MDT. Leur repli, inférieur à 0,1 MDT en valeur, ne pèse que très peu sur l'évolution d'ensemble. Le chiffre d'affaires représente ainsi 98,9 % des produits d'exploitation du trimestre, contre 98,7 % un an plus tôt. Neuf mois portés par un premier semestre vigoureux Sur les neuf premiers mois, les produits d'exploitation progressent de 8,3 % pour atteindre 52,0 MDT au 30 septembre 2026, contre 48,0 MDT un an plus tôt. Le gain atteint 4,0 MDT. Comme le souligne la société, cette avance doit beaucoup au premier semestre : par déduction, les produits des six premiers mois s'élèvent à 36,4 MDT, en hausse de 16,5 %, contre 31,3 MDT en 2025. La croissance cumulée provient exclusivement du chiffre d'affaires. Les ventes, travaux et services gagnent 8,5 %, de 47,4 MDT à 51,4 MDT, soit 4,0 MDT supplémentaires. Le marché local en est le moteur : il progresse de 9,3 % à 50,4 MDT, contre 46,1 MDT, et apporte 4,3 MDT de revenus additionnels. L'export évolue à contre-courant. Il recule de 19,5 %, de 1,3 MDT à 1,0 MDT, et ne pèse plus que 2,0 % du chiffre d'affaires, contre 2,7 % un an plus tôt. Les autres produits d'exploitation restent quasi stables à 0,6 MDT, en léger repli de 3,0 %. Le chiffre d'affaires représente 98,9 % des produits d'exploitation cumulés, contre 98,8 % à fin septembre 2025. Des charges contenues, sauf la masse salariale Hors dotations aux amortissements et aux provisions, les charges d'exploitation s'élèvent à 47,4 MDT au 30 septembre 2026, contre 45,0 MDT un an plus tôt. Leur hausse de 5,3 % reste nettement inférieure à celle des produits (+8,3 %). Rapportées aux produits d'exploitation, elles reculent ainsi de 93,7 % à 91,1 %. Au seul troisième trimestre, elles sont quasi stables à 14,8 MDT (-0,1 %). Les achats consommés, premier poste avec 59,5 % des charges, progressent de 4,6 % à 28,2 MDT, contre 26,9 MDT. Ce rythme, inférieur à celui du chiffre d'affaires (+8,5 %), améliore la marge brute. Les achats ne représentent plus que 54,2 % des produits d'exploitation, contre 56,1 %, soit un gain de 1,93 point. Au troisième trimestre, ils reculent de 5,4 %, en ligne avec la baisse de l'activité. Les charges de personnel constituent le poste le plus dynamique. Elles augmentent de 10,7 % à 16,2 MDT, contre 14,6 MDT, et absorbent 31,2 % des produits d'exploitation, contre 30,5 %. La société attribue cette hausse à l'évolution des effectifs et à l'application de la nouvelle réglementation sur les contrats de travail. Au troisième trimestre, la progression atteint encore 8,4 %, à 5,5 MDT. Les autres charges d'exploitation reculent de 12,2 % à 3,0 MDT, contre 3,4 MDT. Selon la société, ce repli traduit ses efforts de rationalisation. Au troisième trimestre, elles se stabilisent à 1,2 MDT (+1,9 %). Un EBITDA en forte hausse, une marge redressée L'effet de ciseaux joue pleinement en faveur de SOTETEL sur neuf mois. L'EBITDA, égal aux produits d'exploitation diminués des charges d'exploitation, atteint 4,6 MDT au 30 septembre 2026, contre 3,0 MDT un an plus tôt. Il progresse de 52,8 %, soit 1,6 MDT de plus. Le taux de marge sur EBITDA (EBITDA / produits d'exploitation) s'établit à 8,9 %, contre 6,3 % à fin septembre 2025. Il gagne 2,59 points de pourcentage, reflet de l'amélioration de la marge brute et de la discipline sur les frais généraux. Le troisième trimestre tempère cependant ce constat. L'EBITDA trimestriel chute de 59,8 % à 0,8 MDT, contre 1,9 MDT au troisième trimestre 2025. Son taux de marge tombe à 4,9 %, contre 11,4 %, soit un recul de 6,48 points. Des produits en baisse face à une masse salariale en hausse ont mécaniquement comprimé la rentabilité. Le chemin reste long pour retrouver le niveau de l'exercice 2025 : sur l'année pleine, l'EBITDA audité atteignait 8,9 MDT, pour un taux de marge de 11,5 %. Un coût du financement allégé Les produits financiers, qui correspondent aux produits de placement selon la société, sont stables à 1,0 MDT au 30 septembre 2026 (-0,1 %). Au troisième trimestre, ils reculent de 8,0 % à 0,2 MDT, contre 0,3 MDT. Les charges financières diminuent de 7,3 % à 1,8 MDT, contre 2,0 MDT un an plus tôt. Le repli est plus marqué au troisième trimestre : -38,7 %, à 0,5 MDT contre 0,7 MDT. La société y voit le fruit de ses efforts d'optimisation du coût de financement. Les charges financières nettes (charges financières moins produits financiers) reculent ainsi de 15,2 %, à 0,8 MDT contre 0,9 MDT. Au troisième trimestre, elles fondent de 54,8 % à 0,2 MDT, contre 0,5 MDT. Rapportées à l'EBITDA cumulé, elles n'en absorbent plus que 17,1 %, contre 30,9 % un an plus tôt. Les autres gains restent anecdotiques : 4,8 milliers de dinars sur neuf mois, contre 13,6 milliers de dinars en 2025, et aucun au troisième trimestre 2026. Une photographie incomplète Ces indicateurs d'activité ne disent rien des investissements, de l'endettement ni de la trésorerie de la société. Ils sont en outre issus de la situation comptable avant audit, arrêtée selon les mêmes principes et méthodes comptables. Seule la colonne de l'exercice 2025 est extraite des états financiers audités. Conclusion Au total, SOTETEL aborde le dernier trimestre avec un cumul solide : une activité en croissance, une marge brute améliorée et un coût du financement en baisse. Le trou d'air du troisième trimestre et la pente de la masse salariale rappellent toutefois que cette rentabilité reste fragile. Le quatrième trimestre, traditionnellement déterminant pour les entreprises de travaux, dira si l'élan du premier semestre peut être retrouvé.

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