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UIB : Abdelkrim Hajjaji nommé président non exécutif du conseil d’administration
BOURSE

UIB : Abdelkrim Hajjaji nommé président non exécutif du conseil d’administration

15/10/2026 12:25 4 vues Par Tera Finances

L’Union Internationale de Banques (UIB) annonce la nomination d’Abdelkrim Hajjaji en qualité de président non exécutif de son conseil d’administration, avec effet au 14 octobre 2026. Cette décision a été prise par le conseil réuni le même jour, selon un communiqué publié sur le site du Conseil du Marché Financier (CMF). Cette nomination intervient à la suite de la cooptation d’Abdelkrim Hajjaji en qualité d’administrateur et de l’approbation de la Banque Centrale de Tunisie, précise l’établissement. Abdelkrim Hajjaji prend ainsi la présidence du conseil d’administration dans un cadre explicitement non exécutif. L’annonce porte donc sur la présidence de cet organe de gouvernance et ne fait état d’aucun changement à la direction générale de la banque.

Banques tunisiennes : les gains de change, un relais de croissance face au recul de la marge d’intérêts et aux risques d’une dépendance accrue aux valeurs du Trésor
BOURSE

Banques tunisiennes : les gains de change, un relais de croissance face au recul de la marge d’intérêts et aux risques d’une dépendance accrue aux valeurs du Trésor

15/10/2026 03:41 44 vues Par Moez Hadidane

Les gains nets de change des 21 banques tunisiennes étudiées, hors BFPME, atteignent 604,7 millions de dinars en 2025, en hausse de 18,7 %. Ils représentent désormais 7,21 % du produit net bancaire et contribuent à un quart de sa progression annuelle. Leur renforcement intervient dans un contexte de contraction de la marge d’intérêts, de faible croissance des commissions et de montée de l’exposition bancaire aux valeurs du Trésor. Le change s’affirme comme une composante importante des revenus bancaires en Tunisie. Selon les données réunies par Tera Finances, les gains nets de change des 21 établissements du périmètre, cotés et non cotés, hors BFPME, passent de 509,5 millions de dinars en 2024 à 604,7 millions en 2025, soit une augmentation de 95,2 millions de dinars. Cette progression de 18,7 % dépasse largement celle du produit net bancaire, qui augmente de 4,7 %, à 8 390,5 millions de dinars, contre 8 012,9 millions un an auparavant. Le mouvement concerne une large majorité des établissements : 18 banques affichent une hausse de leurs gains nets de change, deux enregistrent une baisse et une conserve un résultat nul sur cette rubrique. Au-delà de cette diffusion, l’activité reste concentrée autour de quelques grandes banques, avec des contributions particulièrement significatives chez BIAT, Amen Bank et la Banque de Tunisie. Une marge d’intérêts en recul de près de 15 % Les chiffres de 2025 mettent en évidence une transformation de la structure du PNB. La marge d’intérêts recule de 3 700,7 à 3 147,4 millions de dinars, soit une contraction de 553,4 millions, ou 15 %. Ce recul résulte d’un double mouvement défavorable : les revenus d’intérêts diminuent de 2,5 %, à 10 381,2 millions de dinars, tandis que les intérêts encourus augmentent de 4,1 %, à 7 233,8 millions. Les charges de financement continuent ainsi de progresser alors que les produits correspondants se tassent. La marge d’intérêts ne représente plus que 37,51 % du PNB en 2025, contre 46,18 % en 2024, soit une perte de 8,67 points en une année. Source : Tera Finances. Périmètre de 21 banques, hors BFPME. MDT : millions de dinars. La marge sur commissions ne fournit qu’un soutien modéré : elle progresse de 23,5 millions de dinars, soit 1,5 %, et son poids dans le PNB diminue légèrement. Cette faible dynamique souligne l’enjeu d’une diversification des services bancaires. Le développement du conseil, de l’ingénierie financière et de la banque d’affaires, ainsi que l’élargissement de la clientèle bancarisée, constituent des voies pour accroître les commissions au-delà des prestations courantes. Les chiffres disponibles mesurent toutefois le ralentissement de cette composante sans permettre d’en attribuer précisément les causes. Les portefeuilles de titres portent la croissance, l’exposition au Trésor augmente. La progression du PNB repose d’abord sur les revenus de portefeuille-titres. Ceux-ci augmentent de 812,2 millions de dinars, soit 36,4 %, pour atteindre 3 046 millions de dinars. Leur poids dans le PNB passe de 27,88 % à 36,30 %, se rapprochant désormais de celui de la marge d’intérêts. Parallèlement, le portefeuille de bons du Trésor détenu par les banques passe de 18,35 milliards de dinars à fin 2024 à 25,67 milliards à fin 2025, en hausse de 39,8 %. Cette progression dépasse nettement celle du total des actifs bancaires, qui augmente de 6,8 %. Les bons du Trésor représentent ainsi 15,37 % des actifs bancaires, contre 11,74 % un an auparavant, soit une augmentation de 3,64 points. Leur poids passe de moins d’un huitième à plus d’un septième du bilan. Les revenus de portefeuille-titres ne doivent pas être assimilés intégralement aux revenus des bons du Trésor : les données regroupent une catégorie plus large. Mais la hausse simultanée des revenus sur titres et des encours de valeurs du Trésor souligne la place croissante de ces placements dans le modèle bancaire. Dans ce contexte, le change constitue une source complémentaire de revenus, dont le développement peut contribuer à diversifier les moteurs du PNB. Le change apporte un quart de la hausse du PNB. La décomposition de la variation annuelle permet de mesurer ce rôle : La marge d’intérêts retranche 553,4 millions de dinars. La marge sur commissions apporte 23,5 millions supplémentaires. Les gains nets de change augmentent de 95,2 millions. Les revenus de portefeuille-titres progressent de 812,2 millions. Ces mouvements aboutissent à une hausse nette du PNB de 377,6 millions de dinars. L’augmentation des gains nets de change représente donc 25,2 % de cette progression. Le résultat de change apporte ainsi environ un dinar sur quatre de PNB supplémentaire en 2025. Son accroissement équivaut également à 17,2 % du recul de la marge d’intérêts. Son poids dans le PNB atteint 7,21 %, contre 6,36 % en 2024. Bien que moins important en montant que les revenus sur titres, le change fournit donc un soutien tangible à la croissance des revenus bancaires. BIAT concentre un tiers des gains nets de change. Avec 204,9 millions de dinars en 2025, contre 167,7 millions en 2024, BIAT demeure le premier contributeur du périmètre. Elle concentre 33,9 % des gains nets de change des banques étudiées. La hausse de son résultat de change atteint 37,2 millions de dinars, soit 22,2 %. Elle représente à elle seule 39,1 % de l’augmentation sectorielle. Le change pèse désormais 12,85 % du PNB de BIAT, contre 11,33 % en 2024, et son augmentation représente 32,3 % de la progression du PNB de la banque. Cette contribution prend un relief particulier dans la nouvelle structure de ses revenus. Alors que sa marge d’intérêts recule de 91,7 millions de dinars, le supplément de gains de change vient renforcer l’apport des revenus de portefeuille-titres et des commissions. Le PNB de BIAT augmente finalement de 7,8 %, à 1 594,8 millions de dinars. Amen Bank et la BT renforcent sensiblement leur résultat de change. Amen Bank enregistre l’une des accélérations les plus marquées parmi les grands établissements. Ses gains nets de change passent de 32,4 à 49,9 millions de dinars, soit une hausse de 54,3 %. Leur poids dans le PNB monte de 5,72 % à 8,46 %. Les 17,6 millions de dinars supplémentaires dégagés sur cette activité représentent 74,5 % de la hausse du PNB, lequel progresse de 4,2 %, à 590,1 millions de dinars. Le change contribue ainsi, aux côtés de la hausse des revenus de portefeuille-titres, à compenser une diminution de 53 millions de dinars de la marge d’intérêts, tandis que la marge sur commissions reste pratiquement stable. La Banque de Tunisie affiche également une progression soutenue : ses gains nets de change augmentent de 46,7 %, à 33 millions de dinars, contre 22,5 millions en 2024. Leur poids dans le PNB passe de 4,41 % à 6,20 %. L’augmentation de 10,5 millions de dinars du résultat de change représente 48,4 % de la progression du PNB de la BT, qui atteint 531,7 millions de dinars, en hausse de 4,3 %. BIAT, Amen Bank et la BT réunies concentrent 68,6 % de l’augmentation des gains nets de change du périmètre en 2025. Un poids élevé chez Citibank, une forte accélération à la BTL Les montants absolus ne suffisent pas à mesurer l’importance du change dans chaque modèle bancaire. Rapporté au PNB, son poids est particulièrement élevé chez Citibank, où il atteint 18,63 %, contre 17,05 % en 2024. Ses gains nets de change augmentent de 11,9 %, à 12,1 millions de dinars. Leur progression représente 84,7 % de la hausse du PNB de l’établissement. La BTL enregistre, pour sa part, la plus forte progression relative des gains nets de change : +105,7 %, à 5,9 millions de dinars. Leur part dans son PNB passe de 6,67 % à 10,52 %. Cette évolution correspond à un supplément de 3 millions de dinars, qui représente 23,2 % de l’augmentation du PNB de la banque. D’autres établissements renforcent également cette source de revenus. Les gains nets de change atteignent 66,5 millions de dinars chez Attijari bank, en hausse de 7,1 %, et 53 millions à la STB, en progression de 16,8 %. Ils représentent respectivement 9,37 % et 7,59 % de leur PNB. Source : Tera Finances Des gains de change distincts des intérêts en devises Les chiffres étudiés correspondent au résultat de change, entendu comme les gains nets de change relevant du sous-poste PR3(c). Ils ne recouvrent pas l’ensemble des revenus procurés par les opérations en devises. Selon les normes comptables tunisiennes NC21 et NC23, le résultat de change comprend notamment les différences résultant de la réévaluation des positions en devises et les résultats des opérations de change à terme spéculatives. Les marges d’achat et de vente de devises alimentent également ce résultat. Celui-ci peut donc combiner des résultats réalisés et des gains ou pertes de réévaluation. Les intérêts reçus sur les prêts et placements en devises, notamment sur le marché monétaire domestique, relèvent en revanche de PR1, tandis que les intérêts supportés sur les ressources correspondantes sont enregistrés en CH1. Les reports et déports des opérations à terme de couverture visées par la NC23 sont étalés en produits ou charges assimilés à des intérêts. Les commissions rémunérant un service de change sont, quant à elles, classées en PR2. Cette séparation permet de mesurer correctement la contribution propre du change, sans la confondre avec celle de l’intermédiation de trésorerie en devises. Développer l’activité de change dans un cadre maîtrisé La progression observée en 2025 souligne l’intérêt de renforcer les services de change et de couverture proposés aux entreprises, notamment celles engagées dans les échanges internationaux. La qualité de l’exécution, la profondeur de la relation commerciale et la capacité à accompagner les besoins de couverture peuvent soutenir cette activité. La gestion des positions reste encadrée par la réglementation et les dispositifs de contrôle des risques. Une hausse des gains ne permet pas, à elle seule, de distinguer l’effet des volumes, des marges commerciales ou des variations de marché. Avec 604,7 millions de dinars de gains nets, le change occupe néanmoins une place accrue dans les revenus bancaires en 2025. Face à la contraction de la marge d’intérêts et à la faible progression des commissions, il constitue un relais de croissance concret, complémentaire des revenus de portefeuille-titres, dans un secteur dont l’exposition aux bons du Trésor continue de se renforcer. Méthodologie : analyse limitée à 2024 et 2025, sur le périmètre de 21 banques, hors BFPME, selon les données de Tera Finances. Les poids sectoriels sont calculés à partir des montants agrégés. La contribution du change à la progression du PNB correspond à la variation des gains nets de change divisée par celle du PNB ; elle constitue une décomposition comptable. 

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