Valeur sélectionnée :

Sociétés Analyses financières Technique

Tunis Stock Exchange

  • TUNINDEX 18 779,57
  • Day Change +0,50 %
  • YTD +40,76 %
  • Capitaux séance 12,87 MD

Plus fortes hausses

  • ATB 3,39 +5,93 %
  • BH 13,50 +4,81 %
  • UIB 35,50 +2,89 %
  • SMD 0,36 +2,85 %

Plus fortes baisses

  • MAG 12,50 -3,69 %
  • ARTES 10,41 -2,71 %
  • ICF 133,90 -2,68 %
  • ECYCL 10,40 -2,62 %

Indices bourses arabes

  • ADX -0,17 %
  • TASI +1,05 %
  • EGX30 -0,48 %
  • MASI -2,13 %

Indices bourses mondiales

  • TOPIX +0,92 %
  • CSI 300 +0,29 %
  • STOXX 600 +0,34 %
  • S&P 500 +0,56 %

Key Dollar Metrics

  • Pétrole Brent 98,64 -1,57 %
  • Once d'or 4 146,59 +0,15 %
  • Eur/USD 1,1248 +0,27 %
  • VIX Index 15,37 -0,97 %
Phosphate : PhosCo annonce une découverte à Sekarna Nord et étend la minéralisation à Gasaat
ECONOMIE

Phosphate : PhosCo annonce une découverte à Sekarna Nord et étend la minéralisation à Gasaat

06/10/2026 11:41 16 vues Par Tera Finances

La société australienne a annoncé, le 5 octobre 2026, de nouvelles intersections de phosphate à Douar Ouled Hamouda (DOH), dans le périmètre de Gasaat, et dans la partie nord de son permis distinct de Sekarna. Les analyses de laboratoire restent attendues pour les quatre sondages. Ces résultats ouvrent des perspectives géologiques, sans établir à ce stade de nouveaux volumes exploitables ni une rentabilité industrielle. PhosCo poursuit l’exploration de son portefeuille phosphatier tunisien sur deux fronts. Dans son annonce réglementaire du 5 octobre 2026, la société, cotée à l’ASX — la Bourse australienne — sous le code PHO, indique avoir prolongé la minéralisation connue à DOH, au sein de Gasaat, et rencontré du phosphate dans ses deux premiers sondages de reconnaissance à Sekarna Nord. Il ne s’agit pas d’une annonce de mise en exploitation. L’avancée porte sur la connaissance du sous-sol : les forages ont traversé des intervalles phosphatés dont les teneurs devront encore être établies par les analyses de laboratoire. Gasaat et Sekarna : deux périmètres à distinguer Gasaat se situe dans la région de Kasserine, dans le centre-ouest tunisien. Son permis d’exploration couvre 112 km² et englobe l’ancien projet de Chaketma ainsi que les prolongements géologiques envisagés par PhosCo. Il comprend plusieurs « prospects », c’est-à-dire des zones ciblées par les travaux d’exploration. DOH est l’abréviation de Douar Ouled Hamouda. Ce prospect appartient à Gasaat et se trouve à l’est de la zone appelée GK, pour Gassaa El Kebira. DOH ne désigne donc ni une société ni un projet indépendant. Sekarna relève, en revanche, d’un autre permis. PhosCo situe ce périmètre à une dizaine de kilomètres de Gasaat. L’expression « Sekarna North », ou « Sekarna Nord », désigne sa partie septentrionale, où la société vient d’effectuer ses premiers sondages de reconnaissance. La proximité des deux ensembles nourrit son ambition régionale, mais ne permet pas de confondre leurs résultats ou leurs ressources. Quatre sondages, des analyses encore attendues L’annonce réglementaire présente les résultats suivants : Les codes GADD et SKDD sont ici les identifiants des sondages utilisés par PhosCo. Les longueurs annoncées correspondent aux intervalles traversés par les forages : elles ne doivent pas être assimilées automatiquement à l’épaisseur réelle des couches, qui dépend notamment de leur inclinaison et de l’orientation du sondage. Surtout, les analyses sont en attente pour les quatre trous. Ces chiffres ne donnent donc pas encore leur teneur en P₂O₅, le pentoxyde de phosphore, expression conventionnelle utilisée pour présenter la teneur du minerai en phosphate. Les teneurs d’anciens sondages ne peuvent pas être attribuées aux nouvelles intersections. À DOH, préparer une première estimation des ressources La nouvelle campagne de DOH prolonge les travaux déjà réalisés sur cette zone. Selon PhosCo, leur combinaison doit fournir la base d’une première estimation de ressources minérales propre au prospect. Gasaat dispose actuellement de ressources déclarées de 166,6 millions de tonnes à une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅, réparties entre quatre autres zones : GK, KEL, KM et SAB. Ces abréviations renvoient respectivement à Gassaa El Kebira, Kef El Louz, Kodiet Mssafin et Sidi Ali Ben Oum Ezzine. Cet inventaire était déjà présenté dans notre article consacré à l’élargissement des ressources de Gasaat. Les nouveaux forages ne constituent pas, à eux seuls, une révision de ce total. Une ressource minérale est une estimation encadrée de la quantité et de la qualité de la minéralisation ; elle ne se confond pas avec une réserve dont l’exploitation économique a été démontrée. Sekarna : une découverte au nord, une question environnementale au sud À Sekarna Nord, les deux premiers sondages de reconnaissance de PhosCo ont rencontré du phosphate. La société précise qu’elle n’a connaissance d’aucun forage antérieur dans cette zone. Elle considère ces résultats comme un soutien à son ambition de développer, à terme, un pôle régional de traitement du phosphate et de production d’engrais. Le document signale toutefois un autre enjeu, dans la partie sud du permis : PhosCo indique être en discussion avec le ministère chargé de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines et l’administration forestière au sujet du chevauchement envisagé avec une réserve naturelle. Ces échanges visent à comprendre les conséquences de ce projet et à déterminer les possibilités de poursuite des activités dans cette portion du périmètre. Ils ne valent pas autorisation acquise et concernent une zone distincte de celle des nouveaux forages au nord. L’étude de cadrage attendue en octobre PhosCo maintient l’objectif de publier son étude de cadrage actualisée de Gasaat en octobre 2026. Une telle étude, appelée Scoping Study dans la documentation anglophone, examine à un stade préliminaire les options techniques et économiques de développement. Elle ne constitue ni une étude de faisabilité définitive ni une décision de financement. Pour la Tunisie, l’enjeu est de savoir si ces avancées pourront soutenir un projet industriel viable. La réponse dépendra des analyses, des estimations de ressources, des procédés de traitement, des coûts, des autorisations et du financement. L’annonce du 5 octobre marque ainsi une étape d’exploration supplémentaire, pas encore le passage à la production.

Budget 2027 : la Tunisie construit son cadrage sur un Brent entre 75 et 80 dollars
ECONOMIE

Budget 2027 : la Tunisie construit son cadrage sur un Brent entre 75 et 80 dollars

05/10/2026 23:43 22 vues Par Tera Finances

Le projet de budget de l’État pour 2027 se prépare sur une hypothèse de prix moyen du Brent comprise entre 75 et 80 dollars le baril. Selon un document du ministère des Finances consulté par l’agence TAP, ce cadrage associe une amélioration attendue de la conjoncture internationale à plusieurs objectifs internes : maîtrise du déficit, renforcement des ressources propres et accélération des investissements publics. La Tunisie précise les hypothèses qui guideront la préparation de son budget pour 2027. Dans une dépêche publiée le 5 octobre 2026, l’agence Tunis Afrique Presse rapporte que le scénario élaboré par le ministère des Finances retient un prix moyen du pétrole brut Brent variant entre 75 et 80 dollars le baril. L’agence indique avoir obtenu une copie du document présentant les principales hypothèses et orientations du projet. Cette fourchette constitue une référence de travail pour construire les prévisions budgétaires. Elle demeure, à ce stade, une hypothèse préparatoire : la dépêche précise que les services du ministère des Finances poursuivent l’élaboration du projet de loi de finances et du budget 2027, avant leur soumission au Conseil des ministres, puis au Parlement. Le scénario international retenu repose sur une amélioration de la demande extérieure. La croissance mondiale atteindrait 3,4 % en 2027, contre 3 % attendus en 2026, tandis que celle de la zone euro passerait de 0,9 % à 1,2 %. L’inflation mondiale ralentirait à 3,9 %, selon les hypothèses rapportées par la TAP. Ces indicateurs concernent l’environnement extérieur sur lequel repose le cadrage ; ils ne correspondent pas aux prévisions de croissance et d’inflation de la Tunisie. Pour les finances publiques, l’hypothèse pétrolière représente un paramètre important, mais elle ne suffit pas à déterminer la charge budgétaire de l’énergie. Celle-ci dépend également du taux de change, des volumes concernés et des mécanismes de prise en charge des coûts. La dépêche ne fournit ni l’enveloppe prévue pour la compensation énergétique ni une estimation de la sensibilité du budget aux variations du baril. Aucun montant d’économie ou de dépense supplémentaire ne peut donc être établi à partir de cette seule fourchette. Sur le plan intérieur, le document du ministère des Finances met l’accent sur la poursuite de l’amélioration de la croissance, la stabilité du taux de change du dinar et la maîtrise de l’inflation. Il réaffirme également l’objectif d’honorer les engagements de l’État, notamment le remboursement de la dette publique aux échéances prévues. Le financement du budget doit, parallèlement, accorder une place accrue aux ressources propres. Selon la TAP, les orientations prévoient de renforcer les recettes non fiscales et d’augmenter leur poids dans ces ressources, tout en poursuivant la digitalisation du système fiscal et financier. Aucun objectif chiffré de recettes ou de déficit pour 2027 n’est toutefois précisé dans la dépêche. L’efficacité de l’investissement public constitue l’autre axe majeur de cette préparation. Le document insiste sur l’exécution des projets dans les délais, notamment dans les régions : aménagement de zones industrielles, renforcement des réseaux d’eau et d’électricité, développement des infrastructures et des services essentiels. Ces orientations rejoignent celles exposées par la Présidence du gouvernement dans son communiqué consacré à l’examen du projet de budget 2027. La relance de l’investissement public et privé, l’amélioration du climat des affaires et les transitions énergétique et numérique y occupent une place centrale. La cheffe du gouvernement a également demandé de hiérarchiser les projets selon leur maturité, leur faisabilité financière et leur impact socio-économique. Deuxième année de mise en œuvre du Plan de développement 2026-2030, l’exercice 2027 doit ainsi traduire les orientations stratégiques en réalisations concrètes. Selon la TAP, qui rappelle la circulaire de la cheffe du gouvernement n° 2 du 14 avril 2026, la préparation budgétaire recherche un équilibre entre soutenabilité financière et relance économique et sociale. Les documents détaillés du projet permettront de mesurer les moyens effectivement consacrés à ces ambitions. Sources : TAP, dépêche du 5 octobre 2026 à 15 h 53, « Projet de budget de l’État 2027 : Poursuite de l’amélioration de la croissance économique et renforcement des recettes non fiscales » ; Présidence du gouvernement, communiqué consacré au projet de budget 2027.

Tera Training Formation analyse technique intra
Banque privée-optimisation fiscale

Interviews

Vidéos

Publicité
Publicité

Communiqués

Nos références