Valeur sélectionnée :

Sociétés Analyses financières Technique
Publicité
Publicité
BOURSE

AMEN BANK : le résultat net progresse de 23,7 % ; près de 20 MDT d’engagements constatés au titre des microfinancements d’honneur

AMEN BANK : le résultat net progresse de 23,7 % ; près de 20 MDT d’engagements constatés au titre des microfinancements d’honneur

La banque a bénéficié d’une collecte dynamique, largement portée par les dépôts à vue, et d’une forte progression des revenus du portefeuille. L’amélioration de l’efficacité opérationnelle a absorbé la hausse du coût du risque et permis au résultat net de croître de 23,7 %.

Une collecte tirée par les dépôts à vue

Au 30 juin 2026, les dépôts et avoirs de la clientèle d’Amen Bank atteignent 9 332,1 MDT, contre 8 720,4 MDT à fin décembre 2025. La collecte s’est ainsi renforcée de 611,7 MDT en six mois, soit une progression de 7,0 %.

Les dépôts à vue constituent de loin le premier moteur de cette hausse. Leur encours a augmenté de 425,0 MDT, ou 17,0 %, pour atteindre 2 926,0 MDT. Ils ont généré 69,5 % de l’accroissement total de la collecte et représentent désormais 31,4 % des dépôts, contre 28,7 % à fin 2025.

Les comptes d’épargne ont progressé plus modérément, de 56,7 MDT ou 2,0 %, à 2 948,3 MDT. Leur contribution à la croissance des dépôts ressort à 9,3 %, tandis que leur poids dans la collecte recule de 33,2 % à 31,6 %.

Le reliquat, constitué des dépôts à terme et des autres sommes dues à la clientèle, s’élève à 3 457,9 MDT, contre 3 327,8 MDT six mois auparavant. Cette masse a augmenté de 130,1 MDT, soit 3,9 %, et contribué à hauteur de 21,3 % à la variation totale. Son poids s’est néanmoins replié de 38,2 % à 37,1 %. La croissance plus rapide des dépôts à vue améliore ainsi la structure de la collecte, sans qu’il soit possible d’en déduire isolément l’effet exact sur le coût moyen des ressources.

Les créances nettes sur la clientèle sont restées presque stables, à 7 573,9 MDT, en hausse de seulement 36,1 MDT ou 0,5 % par rapport à décembre 2025.

La note relative à la classification des risques retient un périmètre plus large de 11 878,8 MDT d’engagements bruts, comprenant des engagements au bilan et hors bilan. Les engagements sains, classés C0 et C1, atteignent 10 845,5 MDT, tandis que les engagements classés C2 à C5 s’élèvent à 1 033,3 MDT. Ces derniers ont augmenté de 62,7 MDT depuis décembre, plus rapidement que l’ensemble des engagements, portant leur taux de 8,37 % à 8,70 %.

Le périmètre des engagements intègre également 19,892 MDT d’engagements de financement donnés, correspondant à 8 % du résultat de l’exercice 2025. Ce montant a été constaté à la suite de la publication du décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026, qui fixe les conditions et les critères d’octroi des microfinancements d’honneur prévus par l’article 412 ter de la loi n° 2024-41. Bien que ce texte soit postérieur au 30 juin 2026, la somme est incluse dans les 11 878,8 MDT d’engagements bruts servant au calcul du taux des engagements classés. Son incidence sur ce ratio reste toutefois limitée.

La couverture des engagements classés s’est toutefois renforcée. Les provisions et agios réservés qui leur sont affectés totalisent 746,1 MDT, soit 72,21 % des engagements classés, contre 69,14 % à fin 2025.

Le portefeuille-titres global a, pour sa part, progressé de 369,9 MDT ou 11,3 %, pour atteindre 3 654,4 MDT. Le portefeuille commercial s’est accru de 16,3 MDT, à 137,5 MDT, principalement grâce à la hausse des titres à revenu variable et, dans une moindre mesure, des titres à revenu fixe. Le portefeuille d’investissement a gagné 353,6 MDT, ou 11,2 %, à 3 516,9 MDT. Cette évolution provient surtout des titres d’investissement, en hausse de 323,7 MDT, auxquels s’ajoutent la progression des participations et des parts détenues dans les entreprises liées.

Les revenus du portefeuille portent la croissance du PNB

Au premier semestre 2026, les produits d’exploitation bancaire ont atteint 670,5 MDT, en hausse de 41,8 MDT ou 6,7 %. Dans le même temps, les charges d’exploitation bancaire ont diminué de 12,6 MDT, ou 3,9 %, à 308,1 MDT. Le produit net bancaire s’est ainsi établi à 362,4 MDT, contre 308,0 MDT un an auparavant, soit une progression de 54,4 MDT ou 17,7 %.

La marge nette d’intérêts s’est néanmoins contractée de 3,4 MDT, ou 4,8 %, à 67,9 MDT. Son poids dans le PNB est revenu de 23,1 % à 18,7 % au 30 juin 2026.

La marge sur commissions a progressé de 1,9 MDT, ou 3,0 %, à 64,8 MDT. Elle représente 17,9 % du PNB, contre 20,4 % un an plus tôt, et explique 3,4 % de sa croissance.

Le résultat de change s’est montré nettement plus dynamique : il atteint 28,3 MDT, en hausse de 7,3 MDT ou 34,6 %. Son poids dans le PNB est passé de 6,8 % à 7,8 % et sa contribution à la croissance ressort à 13,4 %.

Le principal moteur demeure toutefois les revenus du portefeuille, hors résultat de change. Ils ont augmenté de 48,7 MDT, ou 31,8 %, à 201,5 MDT, sous l’effet notamment de la progression des intérêts sur bons du Trésor et sur fonds gérés, ainsi que des dividendes provenant des entreprises liées. Leur poids dans le PNB atteint 55,6 %, contre 49,6 % au premier semestre 2025, et ils expliquent 89,4 % de son augmentation.

L’efficacité opérationnelle absorbe la hausse du coût du risque

Les frais de personnel ont augmenté de 7,9 %, à 91,1 MDT, tandis que les charges générales d’exploitation ont progressé de 7,8 %, à 31,0 MDT. Les dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations ont atteint 5,8 MDT, en hausse de 22,3 %. Au total, les charges opérationnelles ressortent à 128,0 MDT, contre 118,0 MDT au premier semestre 2025, soit une augmentation de 8,5 %.

Cette hausse étant restée inférieure à celle du PNB, le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 38,3 % à 35,3 %. Avant coût du risque, le résultat d’exploitation atteint 235,0 MDT, contre 190,6 MDT, en progression de 23,3 %.

Le coût du risque économique s’établit à 60,4 MDT, contre 50,3 MDT au premier semestre 2025. Le poids du coût du risque dans le PNB s’est légèrement accru, de 16,3 % à 16,7 %.

Après coût du risque, le résultat d’exploitation ressort à 174,6 MDT, en hausse de 24,4 %.

La charge d’impôt sur les bénéfices augmente de 21,7 %, à 10,7 MDT. Une contribution conjoncturelle de 1,0 MDT est par ailleurs comptabilisée parmi les éléments extraordinaires.

Le résultat net atteint ainsi 161,9 MDT, contre 130,9 MDT, soit une hausse de 31,1 MDT ou 23,7 %. La marge nette, rapportée aux produits d’exploitation bancaire, s’améliore de 20,8 % à 24,2 %. Le ROE semestriel non annualisé s’établit à 10,2 %, contre 9,0 % un an auparavant, sur la base des capitaux propres de clôture hors résultat de la période.

Une trésorerie encore négative, mais en nette amélioration depuis décembre

Les activités d’exploitation ont dégagé 496,6 MDT de trésorerie, contre 674,9 MDT au premier semestre 2025. Les sorties nettes d’investissement ont, en revanche, été ramenées de 287,5 MDT à 172,1 MDT, principalement grâce à la diminution des acquisitions nettes de titres d’investissement. Les activités de financement ont absorbé 151,7 MDT, contre 129,6 MDT, sous l’effet de remboursements d’emprunts et de dividendes versés plus élevés.

La variation nette de trésorerie demeure positive à 172,9 MDT, mais inférieure aux 257,8 MDT dégagés un an auparavant. La trésorerie nette de clôture reste négative à 185,7 MDT au 30 juin 2026. Elle s’est néanmoins redressée de 172,9 MDT par rapport au déficit de 358,5 MDT constaté à fin décembre 2025.

0 Connectez-vous pour aimer et mettre en favori.

Commentaires (0)

Connectez-vous pour commenter.