Valeur sélectionnée :

Sociétés Analyses financières Technique
Publicité
Publicité
BOURSE

Dossier spécial — Banques cotées au 30 juin 2026 | Volet 1/4 Dépôts, crédits et portefeuille titres : bilan des banques cotées au 30 juin 2026

Dossier spécial — Banques cotées au 30 juin 2026 | Volet 1/4 Dépôts, crédits et portefeuille titres : bilan des banques cotées au 30 juin 2026

Au premier semestre 2026, l’activité commerciale des banques cotées tunisiennes fait apparaître une transformation de plus en plus nette de leur stratégie d’allocation des ressources. La collecte des dépôts demeure dynamique, mais les liquidités supplémentaires ne sont que marginalement orientées vers le financement de la clientèle.

Entre le 31 décembre 2025 et le 30 juin 2026, les dépôts des douze banques cotées ont progressé de 4,157 milliards de dinars, tandis que l’encours net des crédits à la clientèle n’a augmenté que de 351 millions de dinars. Dans le même temps, le portefeuille-titres du secteur s’est renforcé de 2,172 milliards de dinars.

Autrement dit, pour chaque dinar supplémentaire de crédits accordé à la clientèle, les banques ont consacré plus de six dinars à l’accroissement de leur portefeuille-titres.

Cette évolution traduit une politique de crédit particulièrement prudente et une réorientation des ressources vers les placements financiers, principalement les titres d’investissement. Le portefeuille-titres apparaît ainsi comme la principale variable d’ajustement des bilans bancaires face à une collecte qui continue de progresser beaucoup plus rapidement que les concours à l’économie.

Une collecte de dépôts de plus de 4,1 milliards de dinars

Au 30 juin 2026, l’encours cumulé des dépôts des douze banques cotées s’est élevé à 110,652 milliards de dinars, contre 106,495 milliards de dinars à la fin de l’exercice 2025. La collecte nette du secteur atteint ainsi 4,157 milliards de dinars en six mois, soit une progression de 3,9 %.

Cette croissance est particulièrement significative compte tenu du niveau déjà élevé atteint par les ressources bancaires à la fin de 2025. Elle confirme la capacité des banques à continuer de capter l’épargne et les disponibilités des entreprises et des particuliers.

La hausse globale masque toutefois des évolutions très contrastées selon la nature des dépôts. La collecte a été essentiellement portée par les dépôts à vue, tandis que les dépôts à terme ont reculé.

Les dépôts à vue ont augmenté de 3,658 milliards de dinars, soit une progression de 9,7 %. Les comptes d’épargne ont apporté 1,193 milliard de dinars supplémentaires, en hausse de 3,4 %. À l’inverse, les dépôts à terme et autres ressources à échéance ont diminué de 742 millions de dinars, soit un recul de 2,2 %.

Les dépôts à vue additionnels ont ainsi représenté environ 88 % de l’accroissement total des dépôts du secteur. Les comptes d’épargne ont contribué à hauteur de près de 29 %, tandis que la baisse des dépôts à terme a amputé la collecte d’environ 18 %.

Cette composition constitue une évolution favorable pour la rentabilité potentielle du secteur. Les dépôts à vue sont généralement les ressources les moins coûteuses pour une banque. Leur croissance rapide améliore théoriquement le coût moyen de la collecte, toutes choses égales par ailleurs.

BNA réalise de loin la plus forte collecte.

La BNA occupe la première place du secteur en matière de collecte nette au premier semestre 2026. Ses dépôts ont augmenté de 1,474 milliard de dinars, passant de 13,914 milliards de dinars à 15,388 milliards de dinars, soit une progression de 10,6 %.

À elle seule, la banque a généré plus de 35 % de l’augmentation des dépôts des douze établissements cotés.

La hausse des ressources de la BNA repose principalement sur les dépôts à terme, qui progressent de 880 millions de dinars, ainsi que sur les dépôts à vue, en augmentation de 451 millions de dinars. Les comptes d’épargne ont parallèlement augmenté de 142,5 millions de dinars.

Cette structure de collecte est toutefois moins favorable en matière de coût des ressources que celle d’une banque dont la croissance serait principalement alimentée par les dépôts à vue. Les dépôts à terme représentent désormais 37,8 % des dépôts de la BNA, contre 29,6 % pour l’ensemble du secteur coté.

La BNA affiche donc une forte dynamique commerciale, mais celle-ci s’accompagne d’un recours relativement important aux ressources rémunérées à échéance.

La BIAT enregistre la deuxième plus forte collecte en valeur, avec une augmentation de 731 millions de dinars, soit 3,3 %. Ses dépôts atteignent 23,022 milliards de dinars au 30 juin 2026, ce qui lui permet de conserver largement la première place du secteur par la taille des ressources collectées.

La progression de la BIAT provient surtout des dépôts à terme, en hausse de 487 millions de dinars, et des comptes d’épargne, qui augmentent de 177 millions de dinars. Les dépôts à vue ne progressent que de 66,5 millions de dinars.

Amen Bank se distingue également avec une collecte nette de 612 millions de dinars, correspondant à une croissance de 7 %. L’essentiel de cette augmentation provient des dépôts à vue, en hausse de 425 millions de dinars. Cette évolution est favorable à la structure du passif de la banque, puisque les ressources les moins coûteuses représentent près de 70 % de sa collecte nette.

Attijari Bank affiche pour sa part une hausse de 535 millions de dinars de ses dépôts, soit 4,7 %. La croissance est principalement alimentée par les dépôts à vue, qui progressent de 304 millions de dinars, et par l’épargne, en hausse de 140 millions de dinars.

La STB enregistre une collecte nette de 465 millions de dinars, soit une progression de 3,7 %. Cette augmentation résulte d’une recomposition majeure de ses ressources : les dépôts à vue ont progressé de près de 1,464 milliard de dinars, alors que les dépôts à terme ont diminué de 1,161 milliard de dinars.

Cette substitution constitue l’une des évolutions les plus marquantes du semestre. Elle permet à la STB de réduire fortement le poids des ressources les plus onéreuses au profit des dépôts à vue, même si ces derniers avaient déjà fortement augmenté au cours de l’exercice précédent.

UBCI et Wifak affichent les plus fortes croissances après la BNA.

Après la BNA, les plus fortes progressions relatives des dépôts sont enregistrées par UBCI et Wifak International Bank.

Les dépôts d’UBCI augmentent de 9,2 %, à 4,271 milliards de dinars. La collecte nette atteint 360 millions de dinars et repose sur plusieurs composantes : les dépôts à terme progressent de 171 millions de dinars, les dépôts à vue de 136 millions et l’épargne de 53 millions.

Wifak International Bank affiche une croissance de 8,9 %, avec une collecte nette de 128 millions de dinars. Cette évolution est alimentée par les comptes d’épargne et les dépôts à terme, alors que les dépôts à vue reculent de près de 68 millions de dinars.

À l’autre extrémité du classement, trois établissements enregistrent une baisse de leurs dépôts.

Les ressources de l’ATB diminuent de 165 millions de dinars, soit 2,4 %. Cette contraction résulte d’une forte baisse des dépôts à terme, de 468 millions de dinars, que la progression des dépôts à vue et de l’épargne n’a pas totalement compensée.

Les dépôts de la Banque de Tunisie reculent de 150 millions de dinars, soit 2,2 %. La banque enregistre pourtant une hausse très importante de ses dépôts à vue, de 445 millions de dinars, mais celle-ci est absorbée par une baisse de 691 millions de dinars des dépôts à terme.

L’UIB affiche une diminution plus limitée de ses ressources, de 57 millions de dinars, soit 0,8 %. Là encore, la contraction globale s’explique par le recul des dépôts à terme, qui diminuent de 295 millions de dinars, malgré la progression des dépôts à vue et de l’épargne.

Pour ces trois établissements, la baisse du total des dépôts s’accompagne néanmoins d’une amélioration de leur structure, grâce à une substitution partielle des dépôts à terme par des ressources à vue moins coûteuses.

Les dépôts à vue renforcent leur poids dans les ressources.

Le poids des dépôts à vue dans le total des dépôts du secteur est passé de 35,4 % à la fin de 2025 à 37,4 % au 30 juin 2026. Par rapport au 30 juin 2025, leur part progresse d’environ 0,9 point de pourcentage.

Cette évolution traduit une amélioration globale du mix de ressources des banques cotées.

UBCI conserve la structure de dépôts la plus favorable en matière de poids des dépôts à vue. Ceux-ci représentent 53,2 % de ses ressources au 30 juin 2026, contre 51,7 % un an auparavant.

Attijari Bank arrive en deuxième position, avec une proportion de dépôts à vue de 47,5 %, suivie par la BIAT, à 46,7 %. Ces deux banques disposent ainsi d’une part de ressources non ou faiblement rémunérées nettement supérieure à la moyenne sectorielle.

La progression la plus forte est enregistrée par l’UIB, dont le poids des dépôts à vue passe de 27,3 % au 30 juin 2025 à 31,5 % au 30 juin 2026, soit une amélioration de plus de quatre points.

Amen Bank améliore également sensiblement sa structure : le poids des dépôts à vue atteint 31,4 %, contre 28,9 % un an plus tôt. La BNA et la Banque de Tunisie enregistrent aussi une progression significative de cette composante.

À l’inverse, le poids des dépôts à vue de la STB recule légèrement par rapport au 30 juin 2025, passant de 36,6 % à 35,6 %. Cette baisse doit toutefois être relativisée, car les dépôts à vue de la banque avaient déjà connu une très forte expansion avant la période de comparaison.

Le poids des dépôts à terme tombe sous les 30 %.

Le poids des dépôts à terme dans les ressources du secteur est passé de 31,5 % à la fin de 2025 à 29,6 % au 30 juin 2026. Il ressortait à 30,6 % au 30 juin 2025.

Cette diminution constitue une évolution favorable pour le coût des ressources, les dépôts à terme étant généralement les dépôts les plus onéreux.

Les structures restent néanmoins très différentes d’une banque à l’autre.

La BTE demeure largement la banque la plus dépendante des dépôts à terme. Ceux-ci représentent 62,5 % de ses dépôts au 30 juin 2026. Cette proportion reste toutefois légèrement inférieure à celle observée un an auparavant.

Wifak International Bank affiche également un poids élevé de dépôts à terme, à 40,9 %, suivie par la BNA, à 37,8 %, Amen Bank, à 37,1 %, et l’ATB, à 36,5 %.

À l’inverse, Attijari Bank et UBCI présentent les proportions les plus faibles, respectivement 18,3 % et 19,5 %. Leur structure de collecte repose davantage sur les dépôts à vue, ce qui constitue un avantage potentiel en matière de coût des ressources.

La Banque de Tunisie enregistre l’une des améliorations les plus importantes : la part de ses dépôts à terme passe de 33,8 % au 30 juin 2025 à 29,1 % un an plus tard. L’UIB affiche également une baisse marquée, de 36,1 % à 29,4 %.

Les emprunts et ressources spéciales reculent légèrement.

Les emprunts et ressources spéciales des banques cotées se sont établis à 5,262 milliards de dinars au 30 juin 2026, contre 5,371 milliards de dinars à la fin de 2025. Ils diminuent ainsi de 109 millions de dinars, soit 2 %.

Le recul du secteur est principalement imputable à la BH Bank et à la STB.

Les ressources d’emprunt de la BH Bank diminuent de 161 millions de dinars, soit 11 %. Malgré cette contraction, la banque conserve le premier encours du secteur, à près de 1,298 milliard de dinars.

La STB réduit ses emprunts et ressources spéciales de 153 millions de dinars, soit 30,6 %, ce qui représente la plus forte baisse relative du secteur. Attijari Bank enregistre une diminution de 18,3 %, l’UIB de 13,7 %, la Banque de Tunisie de 11,4 % et Wifak International Bank de 9,8 %.

À l’inverse, UBCI augmente ses ressources d’emprunt de 45 millions de dinars, soit 28,7 %. La BIAT affiche une hausse encore plus importante en valeur, de 246 millions de dinars, portant son encours à 1,204 milliard de dinars. Ses emprunts et ressources spéciales progressent ainsi de 25,6 %.

L’évolution de la BIAT contraste avec celle de plusieurs autres grandes banques. Malgré une collecte de dépôts positive, l’établissement a accru simultanément son recours aux ressources d’emprunt, ce qui accompagne l’expansion de ses emplois financiers.

Les crédits à la clientèle sont quasiment gelés.

Au 30 juin 2026, l’encours net des crédits à la clientèle des banques cotées atteint 86,003 milliards de dinars, contre 85,652 milliards de dinars à la fin de 2025.

La progression n’est que de 351 millions de dinars, soit 0,4 % en six mois. Cette quasi-stagnation contraste fortement avec la hausse de 3,9 % des dépôts.

L’écart entre les deux dynamiques est considérable : les banques ont collecté près de 4,2 milliards de dinars de dépôts supplémentaires, mais n’ont augmenté leurs crédits nets que de 351 millions de dinars.

La politique de crédit n’est toutefois pas uniforme.

UBCI affiche la plus forte croissance du secteur, avec une augmentation de 517 millions de dinars, soit 14,7 %. Son encours net de crédits atteint désormais 4,032 milliards de dinars. La banque a donc consacré une part importante de sa collecte à l’expansion des financements à la clientèle.

La BTE enregistre la deuxième plus forte croissance relative, à 7,7 %, avec une hausse de 83 millions de dinars. Wifak International Bank augmente ses crédits de 3,8 %, la STB de 1,9 % et la BIAT de 1,2 %.

Amen Bank et BH Bank enregistrent des progressions beaucoup plus modérées, respectivement de 0,5 % et 0,7 %. Les crédits de la Banque de Tunisie demeurent pratiquement stables.

À l’inverse, l’ATB réduit son encours net de crédits de 416 millions de dinars, soit 7,9 %, enregistrant la plus forte contraction du secteur. Attijari Bank diminue ses crédits de 249 millions de dinars, soit 3,5 %.

L’UIB affiche un recul de 50 millions de dinars, correspondant à une baisse de 0,8 %, tandis que l’encours de la BNA diminue légèrement de 20 millions de dinars.

Ces évolutions confirment le caractère sélectif de la distribution du crédit. Certaines banques, notamment UBCI, continuent de développer fortement leurs financements, tandis que d’autres réduisent volontairement ou maintiennent leurs encours afin de privilégier des emplois financiers jugés plus liquides ou moins risqués.

Le portefeuille-titres absorbe l’essentiel des ressources supplémentaires.

Le portefeuille-titres cumulé des douze banques cotées s’est élevé à 39,078 milliards de dinars au 30 juin 2026, contre 36,906 milliards de dinars à la fin de 2025.

L’encours progresse ainsi de 2,172 milliards de dinars, soit 5,9 % en seulement six mois.

Cette augmentation est plus de six fois supérieure à celle des crédits nets. Elle représente également plus de la moitié de la collecte nette de dépôts réalisée pendant le semestre.

Le mouvement repose principalement sur le portefeuille d’investissement, dont l’encours augmente de 1,915 milliard de dinars, soit 5,4 %, pour atteindre 37,576 milliards de dinars.

Le portefeuille commercial progresse encore plus rapidement en pourcentage, de 20,6 %, mais son augmentation est plus limitée en valeur, à 257 millions de dinars. Son encours atteint 1,502 milliard de dinars et ne représente encore qu’une faible partie du portefeuille-titres total.

Près de 88 % de la hausse du portefeuille-titres provient donc des titres d’investissement.

Cette structure confirme que la progression ne relève pas principalement d’une hausse des opérations de trading à court terme. Elle traduit davantage une stratégie d’investissement durable dans des actifs financiers, notamment les titres publics et autres instruments conservés dans le portefeuille d’investissement.

BIAT, STB et Amen Bank mènent l’expansion des placements.

La BIAT enregistre la plus forte augmentation du portefeuille-titres en valeur, avec une progression de 706 millions de dinars. Son encours atteint 7,791 milliards de dinars, en hausse de 10 %.

La quasi-totalité de cette augmentation provient du portefeuille d’investissement, qui progresse de 702 millions de dinars. La BIAT a ainsi dirigé vers les titres une part très importante de l’accroissement combiné de ses dépôts et de ses ressources d’emprunt.

La STB affiche la deuxième plus forte hausse en valeur, avec 388 millions de dinars supplémentaires, soit une progression de 7,9 %. Cette augmentation combine une hausse de 248 millions de dinars du portefeuille d’investissement et une progression de près de 140 millions de dinars du portefeuille commercial.

Amen Bank augmente son portefeuille-titres de 370 millions de dinars, soit 11,3 %. Cette progression est presque intégralement portée par les titres d’investissement.

La BNA, déjà première banque du secteur par la taille du portefeuille-titres, renforce encore son encours de 212 millions de dinars, à 9,778 milliards de dinars. La progression reste toutefois relativement modérée, à 2,2 %, malgré une collecte de dépôts de près de 1,5 milliard de dinars.

L’UIB se distingue par la plus forte croissance relative du portefeuille-titres, hors établissements de petite taille. Son encours augmente de 20,9 %, à 912 millions de dinars.

Cette progression repose presque entièrement sur le portefeuille commercial, qui augmente de 151 millions de dinars pour atteindre 337 millions de dinars. Le portefeuille d’investissement de l’UIB ne progresse que de 6,5 millions de dinars.

La banque adopte ainsi une stratégie différente de celle de la majorité du secteur, en renforçant surtout ses placements commerciaux et ses opérations financières à plus court terme.

UBCI augmente également son portefeuille-titres de 64 millions de dinars, soit 6,4 %. Toutefois, cette hausse masque une importante recomposition : son portefeuille commercial progresse de 133 millions de dinars, alors que son portefeuille d’investissement diminue de 69 millions de dinars.

À l’inverse, l’ATB et la BTE enregistrent une légère contraction de leur portefeuille-titres, respectivement de 0,6 % et 2,1 %.

Une transformation progressive du modèle d’intermédiation bancaire

Les indicateurs du premier semestre 2026 mettent en évidence une divergence croissante entre la collecte des ressources et le financement direct de la clientèle.

Les dépôts du secteur progressent de 4,157 milliards de dinars, mais les crédits nets n’augmentent que de 351 millions de dinars. Parallèlement, les banques renforcent leur portefeuille-titres de 2,172 milliards de dinars.

L’activité bancaire demeure donc dynamique du côté de la collecte, mais beaucoup plus prudente du côté du crédit.

Cette orientation peut s’expliquer par plusieurs facteurs : une demande de financement moins dynamique, un durcissement de la sélection des dossiers, la volonté de maîtriser le risque de crédit ou encore l’attractivité relative des placements financiers, notamment lorsqu’ils offrent des rendements élevés pour un niveau de risque perçu comme plus faible.

La progression du portefeuille-titres devient ainsi la principale variable d’ajustement des bilans. Lorsqu’une banque collecte davantage de dépôts qu’elle n’accorde de nouveaux crédits, le reliquat est largement orienté vers les placements financiers.

Cette stratégie peut soutenir les revenus de portefeuille et préserver la rentabilité à court terme. Elle soulève toutefois une question plus structurelle : celle de la capacité du système bancaire à transformer la forte progression de l’épargne collectée en financements destinés aux entreprises, aux ménages et à l’investissement productif.

Le premier semestre 2026 confirme ainsi une tendance déjà visible dans les bilans bancaires : les banques tunisiennes continuent de collecter, mais leur croissance repose de moins en moins sur le crédit et de plus en plus sur les titres.

0 Connectez-vous pour aimer et mettre en favori.

Commentaires (0)

Connectez-vous pour commenter.