Au premier semestre 2026, Tunisie Leasing et Factoring a renforcé ses encours de leasing et de factoring. Le produit net a progressé de 12,0 %, porté par les revenus des deux métiers, tandis que les charges d’exploitation sont restées contenues. Cette dynamique a toutefois été absorbée par le basculement des provisions sur titres, puis par l’alourdissement de la charge fiscale : le résultat net s’est établi à 18,1 MDT, en baisse de 14,0 %.
Des encours en hausse, avec une amélioration des créances classées
Au 30 juin 2026, les créances nettes de leasing atteignent 887,6 MDT, en progression de 33,7 MDT, soit 3,9 % par rapport à fin 2025. Les créances brutes se sont accrues de 2,9 %, à 961,8 MDT, tandis que les provisions et produits réservés ont diminué de 80,7 à 74,2 MDT. Les financements mobiliers demeurent largement prépondérants : leur encours s’élève à 882,5 MDT, en hausse de 3,1 %, contre 25,9 MDT pour les financements immobiliers, en repli de 4,0 %.
La qualité du portefeuille de leasing s’est améliorée : le taux de créances non performantes est revenu de 8,11 % à 7,60 % entre décembre 2025 et juin 2026. Le taux de couverture a cependant reculé de 80,66 % à 74,11 %. TLF relie cette baisse mécanique à la radiation, au cours du semestre, de 9,6 MDT de créances totalement provisionnées.
Dans le factoring, les acheteurs factorés bruts totalisent 165,4 MDT et les comptes courants des adhérents 40,1 MDT. L’encours de financement des adhérents ressort ainsi à 125,3 MDT, en hausse de 4,1 % depuis fin 2025. Le taux d’engagements non performants s’est amélioré de 4,20 % à 3,79 %, alors que leur couverture a diminué de 94,91 % à 87,07 %.
Une dette nette en progression et un gearing proche de 2,9 fois
Le portefeuille-titres totalise 92,8 MDT, presque entièrement constitué du portefeuille d’investissement, et recule légèrement de 0,7 %. Dans le même temps, les emprunts et concours bancaires ont augmenté de 38,9 MDT pour atteindre 698,4 MDT. Après déduction de 3,6 MDT de liquidités et de 0,2 MDT de titres de placement, la dette nette s’établit à 694,6 MDT, en hausse de 6,2 %. Le gearing passe ainsi de 2,74 fois à 2,90 fois les capitaux propres.
Le factoring et le leasing soutiennent le produit net
Le produit net de leasing atteint 53,3 MDT, contre 47,6 MDT un an auparavant. Les intérêts et produits assimilés de leasing ont progressé de 7,1 %, à 58,3 MDT, et les revenus du factoring de 25,0 %, à 10,4 MDT. Les charges financières ont légèrement diminué de 1,2 %, à 31,5 MDT, malgré la hausse de l’endettement. À l’inverse, les produits des placements ont reculé de 3,9 %, à 15,0 MDT.
Les charges d’exploitation n’ont augmenté que de 1,4 %, à 18,9 MDT. La hausse de 4,8 % des frais de personnel a été partiellement compensée par le recul des autres charges et des amortissements. Leur poids dans le produit net s’est ainsi amélioré de 39,1 % à 35,4 %. Le résultat d’exploitation avant provisions a progressé de 18,9 %, à 34,4 MDT.
Le coût du risque et la fiscalité pèsent sur le bénéfice
Le coût du risque économique ressort à 3,0 MDT, alors que le premier semestre 2025 avait bénéficié d’une reprise nette de 1,0 MDT. Ce retournement provient principalement des titres : une dotation nette de 2,0 MDT a été enregistrée en 2026, contre une reprise de 4,0 MDT un an plus tôt. L’effet a été atténué par une reprise nette de 0,6 MDT sur les autres risques et par la baisse du coût du risque clients à 1,7 MDT. Le résultat d’exploitation progresse néanmoins de 4,8 %, à 31,4 MDT.
Après 0,1 MDT d’autres gains ordinaires, le résultat avant impôt s’établit à 31,5 MDT, en hausse de 4,6 %. La charge d’impôt et l’autre contribution ont toutefois augmenté de 47,7 %, à 13,2 MDT. Après 0,3 MDT d’éléments extraordinaires, le résultat net, recule de 21,0 à 18,1 MDT. La marge nette se contracte de 44,1 % à 33,9 %. Le ROE semestriel non annualisé, calculé sur les capitaux propres avant résultat, revient de 10,3 % à 8,2 %.
Une trésorerie finale légèrement négative
Les flux d’exploitation ont absorbé 16,6 MDT, contre une contribution positive de 12,9 MDT un an plus tôt. Les flux d’investissement sont restés négatifs à hauteur de 1,2 MDT, mais se sont améliorés de 5,1 MDT. Les financements ont apporté 12,7 MDT, après une sortie de 22,6 MDT au premier semestre 2025, sous l’effet de 195,5 MDT de nouveaux emprunts, partiellement compensés par 165,6 MDT de remboursements et 17,3 MDT de dividendes. Au total, la trésorerie a diminué de 5,2 MDT durant le semestre, pour clôturer à -0,4 MDT, contre 4,8 MDT à fin décembre 2025.


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