Au premier semestre 2026, l’UBCI affiche un produit net bancaire de 194,9 MDT, en hausse de 10,9 %, et un résultat net de 30,0 MDT, en progression de 9,7 %. La forte contribution des revenus du portefeuille compense le recul des marges d’intérêts et de change. La collecte et les crédits accélèrent, tandis que le taux des créances classées s’améliore légèrement, mais avec un taux de couverture en baisse.
Une collecte en hausse de 9,2 %, tirée pour moitié par les autres sommes dues
Au 30 juin 2026, les dépôts et avoirs de la clientèle atteignent 4 271,1 MDT, contre 3 910,7 MDT à fin décembre 2025. La collecte augmente ainsi de 360,4 MDT en six mois, soit 9,2 %.
Les dépôts à vue progressent de 136,3 MDT, ou 6,4 %, pour atteindre 2 272,8 MDT. Ils assurent 37,8 % de la collecte nette du semestre, mais leur poids dans les dépôts recule de 54,6 % à 53,2 %.
Les comptes d’épargne augmentent de 50,9 MDT, ou 4,6 %, à 1 165,1 MDT. Leur contribution à la hausse totale ressort à 14,1 %, tandis que leur poids passe de 28,5 % à 27,3 %.
Le reliquat, regroupé sous l’intitulé « autres sommes dues à la clientèle », s’élève à 833,1 MDT, contre 659,9 MDT à fin 2025. Il progresse de 173,2 MDT, soit 26,2 %, et représente 48,1 % de la collecte additionnelle. Son poids monte ainsi de 16,9 % à 19,5 %. Cette évolution provient principalement de la hausse des comptes à terme, bons de caisse et autres produits financiers, ainsi que des autres sommes dues à la clientèle au sens strict.
Les crédits progressent, avec un taux de créances classées légèrement réduit.
Les créances nettes sur la clientèle atteignent 4 030,7 MDT, en augmentation de 515,8 MDT, ou 14,7 %, par rapport à fin décembre 2025. Avant provisions et agios réservés, les crédits bruts s’établissent à 4 292,0 MDT, en hausse de 529,6 MDT, soit 14,1 %.
En intégrant les engagements de bilan et hors bilan, les engagements sains ressortent à 4 988,1 MDT, contre 4 487,2 MDT à fin 2025. Les engagements classés augmentent plus modérément, de 248,5 MDT à 269,6 MDT. Rapportés à des engagements bruts publiés de 5 257,7 MDT, ils représentent 5,13 %, contre 5,25 % six mois auparavant.
Le taux de couverture des engagements classés par les provisions individuelles et les agios réservés qui leur sont directement affectés recule toutefois de 76,15 % à 73,93 %.
Le portefeuille commercial compense le recul du portefeuille d’investissement.
L’encours cumulé des portefeuilles commercial et d’investissement atteint 1 051,7 MDT, contre 988,5 MDT à fin décembre 2025, soit une hausse de 63,2 MDT ou 6,4 %.
Le portefeuille commercial progresse de 131,2 MDT, ou 30,6 %, à 559,7 MDT.
À l’inverse, le portefeuille d’investissement recule de 68,0 MDT, ou 12,1 %, à 491,9 MDT. Cette contraction tient surtout à la baisse de 61,3 MDT des titres d’investissement et au recul des créances rattachées, auquel s’ajoute une augmentation des provisions pour dépréciation.
Les revenus du portefeuille deviennent le principal moteur du PNB.
Les produits d’exploitation bancaire s’élèvent à 306,5 MDT, en progression de 9,4 %, tandis que les charges d’exploitation bancaire augmentent de 6,9 %, à 111,6 MDT. Le produit net bancaire ressort ainsi à 194,9 MDT, en hausse de 19,1 MDT ou 10,9 %.
Cette progression repose presque exclusivement sur les revenus du portefeuille. Ces derniers, hors résultat de change, passent de 34,9 MDT à 56,9 MDT, soit une hausse de 22,0 MDT. Ils expliquent 115,2 % de l’augmentation du PNB, leur contribution compensant le repli d’autres composantes. Leur poids dans le PNB grimpe de 19,9 % à 29,2 %.
La marge nette d’intérêts recule de 1,4 %, à 94,7 MDT. Sa contribution à la variation du PNB est négative à hauteur de 6,8 %, et son poids se réduit sensiblement, de 54,6 % à 48,6 %.
La marge sur commissions progresse de 9,6 %, à 33,7 MDT. Elle apporte 15,5 % de la croissance du PNB et représente 17,3 % de celui-ci, contre 17,5 % un an auparavant.
Le résultat de change se contracte de 32,6 %, à 9,5 MDT. Son recul de 4,6 MDT retranche 23,9 % à la variation du PNB, tandis que son poids passe de 8,0 % à 4,9 %.
La hausse des charges de personnel limite la progression du résultat d’exploitation.
Les charges opérationnelles augmentent de 8,9 %, à 126,0 MDT. Les frais de personnel en constituent le principal facteur : ils progressent de 13,2 %, à 81,0 MDT. Les charges générales d’exploitation restent presque stables à 33,8 MDT, tandis que les dotations aux amortissements augmentent de 7,0 %, à 11,2 MDT.
Le coefficient d’exploitation s’améliore néanmoins, passant de 65,9 % à 64,7 %, grâce à une progression du PNB légèrement supérieure à celle des charges opérationnelles.
Avant coût du risque, le résultat d’exploitation atteint 69,0 MDT, contre 60,1 MDT un an auparavant, soit une hausse de 14,7 %. Le coût du risque mesuré en valeurs absolues s’élève à 11,3 MDT, représentant 5,8 % du PNB, contre 7,8 MDT et 4,4 % au premier semestre 2025.
En 2025, la correction de valeur sur le portefeuille d’investissement avait toutefois contribué positivement au résultat à hauteur de 1,75 MDT. Son incidence économique nette réduisait alors la charge effective du risque à 4,3 MDT. Au premier semestre 2026, les deux composantes ont une incidence négative, conduisant à un résultat d’exploitation de 57,7 MDT, en hausse de 3,3 %.
Le solde négatif des autres éléments ordinaires s’allège de 2,3 MDT à 1,5 MDT. L’exercice précédent avait notamment supporté une perte de 1,8 MDT liée à un redressement fiscal.
La charge d’impôt reste presque stable à 26,1 MDT. Elle comprend 21,7 MDT d’impôt sur les sociétés, 2,2 MDT de contribution sociale de solidarité, 2,2 MDT de taxe conjoncturelle et 0,1 MDT au titre du Fonds national pour la réforme du système éducatif.
Le résultat net progresse finalement de 9,7 %, à 30,0 MDT. La marge nette demeure pratiquement stable, à 9,80 % des produits d’exploitation bancaire contre 9,77 % un an auparavant. Sur la base des capitaux propres de clôture hors résultat de la période, le ROE semestriel non annualisé s’établit à 5,33 %, contre 5,23 % au 30 juin 2025.
Des flux toujours négatifs, mais en nette amélioration
Les activités d’exploitation génèrent une sortie nette de trésorerie de 165,3 MDT, nettement inférieure aux 405,9 MDT consommés au premier semestre 2025. La progression des dépôts de la clientèle, l’amélioration des autres flux d’exploitation et la réduction des sommes versées au personnel et aux créditeurs divers compensent en grande partie l’accélération des crédits.
Les flux d’investissement restent positifs à 82,8 MDT, contre 77,6 MDT, tandis que les activités de financement dégagent 12,8 MDT, après une sortie de 31,6 MDT un an auparavant. Cette amélioration repose notamment sur les emprunts et la hausse des ressources spéciales.
La trésorerie diminue ainsi de 69,7 MDT au cours du semestre, contre une contraction de 359,8 MDT un an plus tôt. Elle clôture néanmoins la période à un niveau négatif de 188,0 MDT, contre un déficit de 118,3 MDT à fin décembre 2025.


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