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UIB : les revenus de portefeuille et la détente du coût des ressources portent le résultat semestriel

UIB : les revenus de portefeuille et la détente du coût des ressources portent le résultat semestriel

Au premier semestre 2026, l’UIB a accru son produit net bancaire de 5,9 %, à 273,8 MDT, malgré le recul de ses produits d’exploitation bancaire. La baisse des charges d’intérêts, la progression des revenus de portefeuille et l’amélioration du coefficient d’exploitation ont permis au résultat net d’atteindre 52,3 MDT, en hausse de 6,6 %.

Des dépôts en léger retrait, mais une structure plus liquide

À fin juin 2026, les dépôts et avoirs de la clientèle s’établissent à 7 185,6 MDT, contre 7 240,7 MDT au 31 décembre 2025, soit une diminution de 55,1 MDT ou 0,8 %. Cette évolution globale masque une nette recomposition des ressources.

Les dépôts à vue ont progressé de 148,1 MDT, soit 7 %, à 2 260,6 MDT. Leur poids dans les dépôts est ainsi passé de 29,2 % à 31,5 %. Les comptes d’épargne ont, pour leur part, augmenté de 89,9 MDT ou 3,3 %, pour atteindre 2 807,9 MDT et représenter 39,1 % des dépôts, contre 37,5 % six mois auparavant.

Ces hausses ont néanmoins été plus que compensées par le recul des comptes à terme et bons de caisse, en baisse de 276,1 MDT ou 12,5 %, à 1 941,3 MDT. Leur poids a été ramené de 30,6 % à 27 %. Les certificats de dépôt ont également chuté de 34,3 MDT, à seulement 0,5 MDT. À l’inverse, les autres dépôts et avoirs ont progressé de 17,3 MDT, à 173,9 MDT, tandis que le compte de recouvrement SG est demeuré stable à 1,5 MDT.

Les créances nettes sur la clientèle ont parallèlement reculé de 49,9 MDT ou 0,8 %, passant de 6 530,3 MDT à fin décembre 2025 à 6 480,4 MDT à fin juin 2026. Les crédits bruts ressortent à 7 144,8 MDT, contre 7 163,3 MDT, soit un repli limité de 18,5 MDT ou 0,3 %. L’écart entre les évolutions brute et nette reflète notamment la hausse des provisions et des agios réservés.

À fin juin 2026, les engagements sains, bilan et hors bilan, totalisent 6 961,4 MDT, contre 759,4 MDT d’engagements classés. Rapportés aux 7 720,8 MDT d’engagements bruts effectivement ventilés entre ces deux catégories, les engagements classés représentent 9,8 % contre 10,04 % au 30 juin 2025. 

Le portefeuille-titres global a, de son côté, progressé de 157,5 MDT ou 20,9 %, à 911,7 MDT. Cette hausse provient presque entièrement du portefeuille commercial, qui a bondi de 150,9 MDT à 337,1 MDT, sous l’effet de l’augmentation des bons du Trésor à court terme. Le portefeuille d’investissement a progressé plus modérément de 6,5 MDT ou 1,2 %, à 574,6 MDT, principalement grâce à l’accroissement des titres d’investissement.

Un PNB tiré aux deux tiers par les revenus de portefeuille

Les produits d’exploitation bancaire ont diminué de 0,8 %, à 451,3 MDT. Toutefois, les charges d’exploitation bancaire ont reculé de 9,7 %, à 177,5 MDT. Le PNB ressort ainsi à 273,8 MDT, en hausse de 15,4 MDT ou 5,9 %.

La marge nette d’intérêts a augmenté de 4,5 MDT ou 3,2 %, à 146,7 MDT, grâce au recul des charges d’intérêts, plus rapide que celui des revenus d’intérêts. Elle a contribué à hauteur de 29,5 % à la croissance du PNB, mais son poids dans celui-ci a légèrement diminué, de 55 % à 53,6 %.

La marge sur commissions est restée presque stable à 76,9 MDT, contre 76,6 MDT, et représente désormais 28,1 % du PNB, contre 29,7 %. Le résultat de change a progressé de 0,2 MDT, à 18,1 MDT, soit 6,6 % du PNB.

Le principal moteur de croissance a été constitué par les revenus de portefeuille. Les gains sur titres commerciaux hors change, ont atteint 9,9 MDT, contre 1,3 MDT, tandis que les revenus du portefeuille d’investissement ont progressé à 22,1 MDT. Ensemble, ces revenus ont augmenté de 10,4 MDT, à 32,1 MDT, expliquant 67,7 % de la hausse du PNB. Leur poids est passé de 8,4 % à 11,7 %.

Une efficacité opérationnelle améliorée, malgré la fiscalité exceptionnelle

Les frais de personnel ont progressé de 1,6 %, à 109,1 MDT, tandis que les charges générales d’exploitation ont légèrement reculé à 31,5 MDT. Les dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations ont augmenté de 14 %, à 7,6 MDT. Au total, les charges opérationnelles ont atteint 148,2 MDT, en hausse de 1,6 %, soit un rythme nettement inférieur à celui du PNB.

Le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 56,5 % à 54,1 %. Cette meilleure maîtrise des charges a permis au résultat d’exploitation avant coût du risque de progresser de 11,6 %, à 125,8 MDT.

Dans le même temps, le coût du risque économique a reculé de 27,4 à 25,3 MDT, ramenant son poids dans le PNB de 10,6 % à 9,2 %. Cette évolution favorable a amplifié la progression du résultat d’exploitation, qui atteint 100,5 MDT, en hausse de 17,7 %.

Le solde positif des autres éléments ordinaires a diminué de 0,6 MDT à 0,4 MDT. La charge d’impôt a augmenté de 17,7 %, à 43,5 MDT. Le semestre a également supporté une charge extraordinaire de 5,1 MDT. Elle se compose d’une taxe conjoncturelle de 4,2 MDT au profit du budget de l’État et de 0,9 MDT d’autres éléments extraordinaires.

Malgré cette charge, le résultat net a progressé de 6,6 %, à 52,3 MDT. La marge nette s’est améliorée de 10,8 % à 11,6 % des produits d’exploitation bancaire. Rapporté aux capitaux propres de clôture hors résultat semestriel, le ROE non annualisé ressort à 5 %, quasiment stable par rapport au premier semestre 2025.

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