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Sociétés Analyses financières Technique

Tunis Stock Exchange

  • TUNINDEX 19 082,15
  • Day Change -0,20 %
  • YTD +43,02 %
  • Capitaux séance 13,13 MD

Plus fortes hausses

  • MAG 12,74 +4,42 %
  • TRE 10,20 +4,40 %
  • BL 2,65 +3,92 %
  • AL 230,00 +2,31 %

Plus fortes baisses

  • SMART 34,45 -8,93 %
  • MGR 23,98 -5,14 %
  • NBL 3,19 -5,05 %
  • SOMOC 0,68 -4,22 %

Indices bourses arabes

  • ADX +0,17 %
  • TASI -0,89 %
  • EGX30 +0,21 %
  • MASI -1,14 %

Indices bourses mondiales

  • TOPIX +0,60 %
  • CSI 300 +0,66 %
  • STOXX 600 -0,28 %
  • S&P 500 -0,45 %

Key Dollar Metrics

  • Pétrole Brent 108,02 -0,41 %
  • Once d'or 4 322,52 +0,67 %
  • Eur/USD 1,1545 +0,05 %
  • VIX Index 17,20 +0,58 %
SAH : le levier opérationnel porte le bénéfice semestriel de 8% à 24,1 MDT
BOURSE

SAH : le levier opérationnel porte le bénéfice semestriel de 8% à 24,1 MDT

15/09/2026 23:29 13 vues Par Moez Hadidane

Au premier semestre 2026, SAH Lilas a transformé une croissance modérée de ses revenus en une amélioration plus nette de ses marges. Le bénéfice individuel atteint 24,1 MDT, malgré la hausse du coût financier, tandis que la trésorerie et la dette nette invitent à une lecture plus nuancée de la performance. L'analyse porte sur les états financiers individuels arrêtés au 30 juin 2026. Les comptes consolidés, qui permettront d'apprécier la contribution des filiales, ne sont pas encore disponibles. Les exportations soutiennent la croissance et les marges. Les revenus de la Société d'Articles Hygiéniques ont progressé de 4,5 %, à 230,5 MDT, contre 220,5 MDT au premier semestre 2025. L'export constitue le principal moteur de cette évolution : les ventes internationales ont bondi de 38,4 %, à 43,7 MDT, et représentent désormais 19,0 % des revenus, contre 14,3 % un an plus tôt. Sur le marché local, le chiffre d'affaires net des remises et ristournes s'est replié de 1,1 %, à 186,8 MDT. Les notes indiquent par ailleurs que 26,1 MDT de ventes ont été réalisés avec un partenaire libyen. Avec 2,6 MDT d'autres produits d'exploitation, en hausse de 36,8 %, le total des produits d'exploitation atteint 233,1 MDT, soit une progression de 4,8 %. Les achats consommés, y compris la variation des stocks de produits finis et des encours, n'ont augmenté que de 1,5 %, à 126,3 MDT. Les achats de matières et d'emballages ont même reculé de 3,1 %, mais cet effet favorable a été en partie absorbé par un déstockage de production de 6,3 MDT. La marge brute s'est ainsi renforcée de 8,5 %, à 104,2 MDT. Elle représente 45,2 % des revenus, contre 43,6 % au premier semestre 2025. Cette amélioration a permis d'absorber la progression de 3,6 % des charges de personnel, à 30,1 MDT, et la hausse de 6,3 % des autres charges d'exploitation, à 25,7 MDT. Ces dernières restent dominées par les frais de publicité, qui ont augmenté de 18,9 %, à 8,0 MDT. L'EBITDA ressort à 48,5 MDT, en progression de 13,1 %, et sa marge gagne 1,6 point pour atteindre 21,0 %. Le recul de 15,9 % des dotations aux amortissements et aux provisions, ramenées à 11,2 MDT, renforce encore ce levier opérationnel. Le résultat d'exploitation s'élève ainsi à 39,9 MDT, en hausse de 26,8 %. Sa marge atteint 17,1 % du total des produits d'exploitation, contre 14,2 % un an auparavant et 16,4 % sur l'ensemble de l'exercice 2025. Le coût financier freine le bénéfice. L'amélioration opérationnelle ne se transmet que partiellement au résultat avant impôt. Les charges financières nettes ont augmenté de 30,3 %, à 13,4 MDT. Les intérêts sont restés presque stables à 12,5 MDT, mais les pertes de change ont atteint 2,8 MDT, alors que leur contribution était favorable de 0,2 MDT un an plus tôt. Les gains de change comptabilisés en diminution des charges financières sont parallèlement revenus de 2,2 à 2,0 MDT. Les produits des placements ont reculé de 35,2 %, à 0,25 MDT. Les autres gains ordinaires ont chuté de 2,7 à 0,5 MDT, le premier semestre 2025 ayant bénéficié de 2,4 MDT de produits de cession d'immobilisations. Dans ce contexte, le résultat des activités ordinaires avant impôt progresse de 12,6 %, à 27,2 MDT, un rythme sensiblement inférieur à celui du résultat d'exploitation. La charge fiscale a augmenté de 66,4 %, à 3,1 MDT. Elle comprend 2,4 MDT d'impôt sur les sociétés et 0,7 MDT de contribution sociale. Le taux effectif d'imposition passe ainsi de 7,8 % à 11,5 %. Le bénéfice individuel s'établit finalement à 24,1 MDT, contre 22,3 MDT un an auparavant, soit une hausse de 8,0 %. La marge nette s'améliore légèrement à 10,3 % et le résultat par action passe de 0,27 à 0,29 dinar. Le rendement des capitaux propres reste presque stable sur une base semestrielle : le ROE non annualisé atteint 7,90 %, contre 7,83 % au 30 juin 2025. Annualisé, il ressort à 15,8 %, en dessous des 18,5 % enregistrés sur l'ensemble de 2025. La dette nette et la trésorerie appellent à la vigilance. Au bilan, le besoin en fonds de roulement s'est accru de 13,0 MDT depuis décembre, à 180,5 MDT. Les stocks nets ont pourtant diminué de 4,4 MDT et les créances clients nettes de 20,5 MDT. Ces améliorations ont été plus que compensées par le recul de 31,5 MDT des dettes fournisseurs et par la baisse de 6,4 MDT des autres passifs courants. Les placements et autres actifs financiers ont chuté de 21,0 à 1,0 MDT, à la suite de la disparition du placement BIAT de 20 MDT. Les liquidités ont progressé de 20,9 %, à 22,2 MDT, mais cette hausse ne compense pas la contraction des placements. La dette financière brute s'élève à 293,3 MDT, contre 290,5 MDT fin 2025. Après déduction des placements et des liquidités, la dette financière nette atteint 270,2 MDT, en augmentation de 19,0 MDT ou 7,6 %. La génération de trésorerie d'exploitation s'est pourtant nettement améliorée. Elle atteint 19,7 MDT, contre 11,3 MDT au premier semestre 2025. Les investissements ont mobilisé 5,3 MDT, soit moins de la moitié des 12,1 MDT décaissés un an auparavant. En revanche, les activités de financement ont absorbé 31,6 MDT, contre 11,7 MDT, sous l'effet notamment du versement de 33,6 MDT de dividendes et du recul des encaissements nets de crédits de gestion. La trésorerie a ainsi diminué de 17,2 MDT sur le semestre pour s'établir à 19,3 MDT, contre 36,6 MDT fin décembre 2025. SAH Lilas affiche donc une performance industrielle solide, portée par l'export et l'élargissement des marges. La hausse du coût financier, l'augmentation de la dette nette et la contraction de la trésorerie constituent toutefois les principaux points de vigilance, dans l'attente des comptes consolidés du groupe.

Maher Zouari nommé Président du Conseil scientifique d’ASH Institute
ECONOMIE

Maher Zouari nommé Président du Conseil scientifique d’ASH Institute

15/09/2026 18:14 21 vues Par Moez Hadidane

Maher Zouari vient d’être nommé Président du Conseil scientifique d’ASH Institute, organisme spécialisé dans la formation et le développement des compétences dans les secteurs bancaire et financier. Ancien cadre supérieur du ministère des Finances, Maher Zouari dispose d’une longue expérience au sein de l’écosystème financier tunisien. Son parcours l’a conduit à intervenir dans plusieurs de ses composantes, notamment la banque, les marchés financiers, le capital-investissement et les infrastructures de marché. Il a notamment occupé le poste de Directeur général de Tunisie Clearing, où il a développé une expertise approfondie dans les métiers du post-marché, en particulier la conservation des titres, le clearing et le règlement-livraison. Maher Zouari a également exercé les fonctions de Commissaire du gouvernement auprès de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis. Il a été membre du Collège du Conseil du marché financier et administrateur représentant l’État au sein de plusieurs banques publiques. À la tête du Conseil scientifique d’ASH Institute, il mettra cette expérience institutionnelle et opérationnelle au service de l’orientation des programmes de formation et de leur adéquation avec les transformations des métiers de la banque et de la finance. Un Conseil scientifique chargé de veiller à la pertinence des formations Le Conseil scientifique d’ASH Institute a pour mission de contribuer à l’orientation et à la pertinence des offres de formation de l’Institut, au regard des évolutions des métiers, des pratiques professionnelles et des besoins des institutions financières. Cette instance réunit quatre experts : Maher Zouari, qui en assure la présidence, Frédéric Kaivers, Hatem Ayed et Mohamed Skima. À travers ce Conseil, ASH Institute entend renforcer la qualité de ses contenus pédagogiques en s’appuyant sur des compétences disposant d’une connaissance concrète des enjeux du secteur financier. Ses membres sont notamment appelés à accompagner la réflexion sur les thématiques de formation, à éclairer les choix pédagogiques et à favoriser l’adaptation des programmes aux évolutions réglementaires, technologiques et opérationnelles. ASH Institute, un organisme tourné vers les métiers de la banque et de la finance ASH Institute est un organisme de formation professionnelle intervenant principalement dans les secteurs bancaire et financier. Il propose des sessions destinées à plusieurs niveaux de responsabilité et ambitionne de répondre aussi bien aux besoins du marché de l’emploi africain qu’au renforcement des capacités professionnelles des entreprises privées, des administrations publiques et des institutions financières du continent. L’Institut développe également des outils et des solutions en matière de ressources humaines, destinés notamment aux dirigeants d’entreprise ainsi qu’aux responsables des ressources humaines, de la formation et des systèmes d’information. Son offre couvre des problématiques liées à l’environnement bancaire et financier, aux marchés de capitaux ainsi qu’aux transformations réglementaires et technologiques du secteur. ASH Institute indique sélectionner des sujets émergents, adapter ses dispositifs de formation et faire appel à des experts afin de favoriser le transfert de connaissances et le partage d’expériences professionnelles. La nomination de Maher Zouari à la présidence de son Conseil scientifique s’inscrit ainsi dans la volonté de l’Institut de consolider la gouvernance et la pertinence de ses programmes, dans un environnement financier marqué par l’évolution rapide des métiers, des normes et des technologies.

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