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Le gouverneur de la BCT élu membre du conseil d’administration de l’IMA
ECONOMIE

Le gouverneur de la BCT élu membre du conseil d’administration de l’IMA

23/09/2026 13:12 2 vues Par La rédaction

Monsieur Fethi Zouhaier Nouri, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), a pris part aux 48èmes Réunions annuelles de l'Association des Banques Centrales Africaines (ABCA). Cet événement majeur s'est déroulé du 16 au 18 septembre 2026 à Nairobi, au Kenya. Ces assises ont été accueillies par la Banque centrale du Kenya, qui célébrait pour l'occasion son 60ème anniversaire. Lors de ces réunions, une nouvelle étape décisive a été franchie dans le processus de création de l'Institut Monétaire Africain (IMA). Le Conseil des Gouverneurs de l'ABCA a en effet approuvé la composition du Conseil d'administration de l'IMA, au sein duquel Monsieur Fethi Zouhaier Nouri a été élu membre. À ce titre, le Gouverneur de la BCT a participé à la toute première réunion inaugurale du Conseil d'administration de l'Institut. Il convient de rappeler qu'il intervient déjà en qualité de Président de la sous-région Afrique du Nord au sein du Bureau de l'ABCA pour la période 2025-2026. Au cours de son intervention devant le Conseil des Gouverneurs, Monsieur Nouri a défendu la construction d'une « Union africaine de résilience monétaire et financière ». Il a souligné que cette approche constitue une étape préalable et indispensable avant de pouvoir établir une union monétaire continentale durable. L'objectif de cette vision est de consolider la capacité collective des économies du continent à résister aux chocs et à assurer leur stabilité monétaire et financière. Par ailleurs, l'agenda du Gouverneur a été marqué par sa participation, le 17 septembre 2026, au Symposium des Gouverneurs de l'ABCA centré sur l'intégration monétaire africaine et la souveraineté financière. La veille, le 16 septembre 2026, il est également intervenu comme panéliste lors d'une conférence internationale organisée par la Banque centrale du Kenya. Cette session était consacrée à l'intelligence artificielle générative et à la gouvernance des données au sein des banques centrales, illustrant les défis d'adaptation technologique des institutions monétaires. Par cette présence active, la Banque Centrale de Tunisie réaffirme son engagement profond en faveur d'une intégration africaine progressive et d'une coopération renforcée entre les banques centrales du continent. 

Avant la monnaie commune, la BCT appelle à bâtir une Afrique financièrement plus résiliente
ECONOMIE

Avant la monnaie commune, la BCT appelle à bâtir une Afrique financièrement plus résiliente

23/09/2026 12:16 3 vues Par Tera Finances

À Nairobi, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a défendu une approche progressive de l’intégration monétaire africaine. Avant d’envisager une monnaie commune, le continent devrait, selon lui, renforcer sa convergence économique, coordonner davantage ses banques centrales et se doter de mécanismes collectifs capables d’absorber les crises. Réunis le 18 septembre 2026 à Nairobi, au Kenya, à l’occasion de la 48e Réunion ordinaire du Conseil des gouverneurs de l’Association des banques centrales africaines, les responsables monétaires du continent ont placé la question de la résilience au cœur de leurs discussions. Dans une allocution intitulée « Dans un monde où l’incertitude devient la règle : quelle banque centrale pour l’Afrique de demain ? », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a appelé à la construction d’une « Union africaine de résilience monétaire et financière ». Cette initiative ne se substituerait pas au projet d’intégration monétaire du continent. Elle en constituerait plutôt une étape préparatoire, destinée à créer les conditions économiques, institutionnelles et financières nécessaires à la viabilité future d’une monnaie commune. Des chocs plus fréquents et plus interconnectés L’appel du gouverneur intervient dans un environnement international marqué par la multiplication des sources d’instabilité. Les économies africaines doivent simultanément composer avec les tensions géopolitiques, les crises énergétiques et alimentaires, la volatilité des mouvements de capitaux et les effets croissants du changement climatique. À ces risques s’ajoutent les cybermenaces, les tensions sur les réserves de change et les vulnérabilités susceptibles d’affecter les systèmes de paiement. La particularité de ces chocs tient à leur caractère de plus en plus rapide et interconnecté. Une perturbation énergétique peut, par exemple, alimenter l’inflation, creuser les déficits extérieurs, peser sur les réserves en devises et accroître les besoins de financement des États. Face à cette nouvelle configuration, les réponses strictement nationales risquent de montrer leurs limites. Pour le gouverneur de la BCT, l’Afrique ne doit donc plus se contenter de réagir aux crises une fois qu’elles se sont matérialisées. Elle doit développer une capacité collective à les anticiper, à les absorber et à en limiter les conséquences économiques et financières. La convergence avant la monnaie Le discours de Fethi Zouhaier Nouri invite également à ne pas considérer la monnaie commune comme un point de départ de l’intégration africaine. « La monnaie ne crée pas à elle seule la convergence ; c’est la convergence qui rend la monnaie commune soutenable », a-t-il souligné. Autrement dit, l’adoption d’une même monnaie ne suffirait pas à rapprocher spontanément des économies présentant des structures productives, des niveaux d’endettement, des équilibres budgétaires ou des régimes de change différents. L’expérience internationale montre qu’une union monétaire durable doit généralement s’appuyer sur des échanges commerciaux suffisamment développés, un marché commun plus intégré, des institutions compatibles et des mécanismes de solidarité capables de soutenir un pays confronté à un choc spécifique. La véritable question ne serait donc pas uniquement de savoir quand l’Afrique disposera d’une monnaie commune, mais de déterminer ce qu’elle doit construire pour que cette monnaie devienne économiquement possible et durable. Quatre piliers pour renforcer la résilience africaine L’Union africaine de résilience monétaire et financière proposée par le gouverneur de la BCT reposerait sur quatre axes principaux. Le premier consisterait à développer une connaissance commune des vulnérabilités africaines. Cette cartographie couvrirait notamment la dette, l’énergie, l’alimentation, les réserves de change, la liquidité, le climat, les cyber-risques et les systèmes de paiement. Le deuxième pilier prévoirait l’organisation régulière d’exercices africains de stress macrofinancier. Ces simulations permettraient aux banques centrales d’évaluer les répercussions de différents scénarios de crise et de tester la capacité des économies et des systèmes financiers à y résister. Le troisième axe porterait sur le renforcement de l’interopérabilité des systèmes de paiement. Une meilleure connexion entre les infrastructures nationales faciliterait les transactions transfrontalières et favoriserait une utilisation accrue des monnaies africaines dans les échanges intra-africains. Enfin, le quatrième pilier viserait la création progressive de mécanismes régionaux de solidarité et de liquidité entre banques centrales. Ces dispositifs pourraient améliorer la capacité de réaction collective face aux tensions financières ou aux pénuries temporaires de liquidité. Une approche pragmatique de l’intégration monétaire La proposition défendue par le gouverneur de la BCT privilégie ainsi une construction graduelle de l’intégration africaine. Elle place la coopération opérationnelle, la prévention des risques et la solidarité financière avant l’unification monétaire proprement dite. Elle rappelle surtout qu’une monnaie commune ne peut être durable si elle ne repose pas sur des économies suffisamment intégrées et sur des institutions capables de répondre collectivement aux crises. Dans cette perspective, l’Union africaine de résilience monétaire et financière constituerait moins une alternative à l’union monétaire qu’un chemin pour la rendre, à terme, crédible et soutenable.

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