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Nizar Chaddad, jusqu’ici directeur des paiements et de l’inclusion financière à la Banque centrale de Tunisie (BCT), annonce sa nomination au poste de directeur général de la Société Monétique Tunisie (SMT), succédant à Bilel Darnaoui, en fonction depuis janvier 2021. Cette nomination intervient après 27 années de carrière au sein de l’institut d’émission, consacrées notamment à l’innovation financière, à l’inclusion financière et au développement des paiements numériques. C’est à travers une publication sur son compte LinkedIn, ce dimanche 1er novembre 2026, que Nizar Chaddad a annoncé sa nomination à la tête de la Société Monétique Tunisie (SMT), acteur central de l’écosystème national des paiements électroniques. Il succède à Bilel Darnaoui, qui occupait les fonctions de directeur général de la SMT depuis janvier 2021, selon les informations figurant sur son profil professionnel LinkedIn. Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours de Nizar Chaddad, qui quitte la Banque centrale de Tunisie après 27 années de carrière au sein de l’institution. Jusqu’à présent, il occupait les fonctions de Managing Director of Payments and Financial Inclusion, soit directeur des paiements et de l’inclusion financière à la BCT. À ce titre, il a contribué à plusieurs initiatives stratégiques portant sur l’innovation financière, la modernisation des systèmes de paiement et la promotion de l’inclusion financière. Au cours de son parcours à la Banque centrale, Nizar Chaddad a également représenté l’institution au sein de plusieurs comités régionaux et internationaux consacrés aux questions financières et monétaires. Dans son message publié sur LinkedIn, le nouveau directeur général de la SMT exprime sa reconnaissance envers les collègues, partenaires et responsables avec lesquels il a collaboré tout au long de sa carrière. Parmi les priorités qu’il entend poursuivre à la tête de la SMT figurent l’innovation, le renforcement de l’interopérabilité des systèmes de paiement, la sécurité des transactions et l’accélération du développement d’un écosystème de paiements numériques inclusif et performant en Tunisie. Nizar Chaddad souligne également sa volonté de travailler étroitement avec les équipes de la SMT et l’ensemble des parties prenantes du secteur afin d’accompagner les transformations technologiques et les nouveaux usages en matière de paiement. Son arrivée intervient dans un contexte de mutation du paysage monétique tunisien, marqué par le développement des paiements électroniques, la digitalisation des services financiers et les enjeux d’interopérabilité entre les différents opérateurs. La nomination de Nizar Chaddad à la direction générale de la SMT marque ainsi le passage d’un responsable de la Banque centrale, directement impliqué dans les politiques de modernisation des paiements, à la tête d’un acteur opérationnel majeur de l’infrastructure monétique nationale.
L'équipementier automobile américain Lear Corporation a inscrit 8 millions de dollars de coûts liés aux coupures d'électricité en Tunisie dans ses résultats du troisième trimestre 2026, publiés le 30 octobre. Ce montant, isolé sous une ligne dédiée, donne un ordre de grandeur concret, à l'échelle d'un industriel international, des perturbations électriques de l'été. Il fait écho à l'enquête de l'Institut arabe des chefs d'entreprise (IACE), qui a évalué leur impact sur l'ensemble des entreprises tunisiennes. Basé à Southfield, dans le Michigan, Lear figure parmi les principaux fournisseurs mondiaux de l'industrie automobile. Le groupe est organisé en deux pôles : Seating (systèmes de sièges) et E-Systems (systèmes électriques et électroniques). En Tunisie, il est implanté à Menzel Bourguiba, dans le gouvernorat de Bizerte, où il produit des composants de sièges pour les constructeurs. L’unité « Trim » de Menzel Bourguiba fabrique les revêtements de sièges, tandis que l’usine TCS produit les systèmes de confort (chauffage, ventilation, massage) qui viennent s’intégrer dans le siège. Une ligne dédiée dans les comptes du groupe Le montant figure sous l'intitulé « Costs related to power outages in Tunisia » dans les tableaux de rapprochement des indicateurs non conformes aux normes comptables américaines (non-GAAP). Ces tableaux accompagnent les états financiers du trimestre, clos le 3 octobre 2026. La même somme apparaît dans les données cumulées des neuf premiers mois et dans les résultats du segment Seating. Il s'agit d'un seul et même coût, présenté sous plusieurs angles, et non de montants à additionner. Aucune charge de cette nature ne figurait dans les comptes comparatifs de 2025. Lear classe ce coût parmi les éléments spécifiques, au même titre que ses charges de restructuration. Il est donc réintégré dans le résultat opérationnel ajusté (« core operating earnings »), qui s'établit à 255,7 millions de dollars pour le trimestre. Rapportés à ce résultat, les 8 millions de dollars en représentent environ 3 %. Ce traitement indique que le groupe considère la charge comme exceptionnelle et non récurrente. Ce que recouvre le montant, et ce qu'il ne dit pas Pour un équipementier intégré à des chaînes d'approvisionnement internationales, une coupure de courant a des effets en cascade. Elle peut entraîner l'arrêt des lignes, des opérations de redémarrage, le recours à des groupes électrogènes, des réaménagements de planning et des frais supplémentaires pour tenir les délais de livraison. Lear ne détaille toutefois pas la répartition des 8 millions de dollars entre ces postes. Il ne précise pas davantage l'unité concernée ni le calendrier des interruptions. Il s'agit d'un coût déclaré par le groupe : ni une perte de chiffre d'affaires, ni une demande d'indemnisation adressée à la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG). Une illustration des pertes mesurées par l'IACE La communication de Lear intervient quelques jours après la publication, le 27 octobre, de l'enquête de l'IACE sur les conséquences économiques des coupures de juillet et août 2026. Tera Finances en avait présenté les résultats dans un précédent article. Selon l'IACE, 96 % des entreprises interrogées ont subi des coupures, avec en moyenne 13 jours d'activité perdus. Les arrêts d'activité se traduiraient par 1 269,6 millions de dinars de valeur ajoutée non générée, soit près de 1,27 milliard de dinars et environ 0,6 % du PIB. Les deux chiffres ne sont pas de même nature. L'estimation de l'IACE est une extrapolation macroéconomique de valeur ajoutée perdue, fondée sur une enquête. Les 8 millions de dollars de Lear sont un coût comptabilisé par une seule entreprise. Leurs périmètres et leurs méthodes diffèrent : ils ne peuvent être ni additionnés ni comparés directement. La fiabilité du réseau, un enjeu de compétitivité Au-delà de son impact comptable, la déclaration de Lear pose la question de la fiabilité de l'approvisionnement électrique comme facteur de compétitivité industrielle. La Tunisie est intégrée aux chaînes de valeur automobiles européennes et internationales, notamment dans le câblage, les composants et les équipements de sièges. Pour ces industriels, la continuité de l'alimentation conditionne la maîtrise des coûts, la régularité de la production et le respect des calendriers de livraison. Des interruptions répétées alourdissent les charges, compliquent la planification et pèsent sur la rentabilité des sites. À terme, elles peuvent aussi peser dans les arbitrages des investisseurs entre pays d'implantation. Rien, dans les informations financières publiées, n'indique cependant que Lear envisage de réduire ses activités ou de revoir ses investissements en Tunisie. Le groupe y a inauguré une nouvelle usine en janvier 2026. En isolant ce coût dans sa communication trimestrielle, un groupe coté à New York donne une visibilité internationale à un problème déjà documenté par les organisations patronales tunisiennes. Il rappelle que la sécurité énergétique est devenue un enjeu direct d'attractivité pour le site Tunisie. --------------------------------------------- Lear en Tunisie : un pôle sièges à Menzel Bourguiba Les activités industrielles de Lear en Tunisie (LEAR CORPORATION TUNISIA) sont concentrées sur le Site II du Parc d'activités économiques de Bizerte (PAEB), à Menzel Bourguiba, où est domiciliée la filiale Lear Corporation Tunisia. Les deux unités relèvent de l'activité Seating, le segment qui supporte les 8 millions de dollars de coûts. Cette implantation marque un retour. Lear exploitait auparavant une usine de câbles automobiles à Ben Arous, fermée vers 2018, le groupe invoquant alors des raisons sécuritaires et politiques. Dans la région, son principal point d'appui reste le Maroc, où il est présent depuis 2003.
| Société | Date de publication | Communiqué |
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