Tunis Stock Exchange
- TUNINDEX 19 664,25
- Day Change +0,40 %
- YTD +47,39 %
- Capitaux séance 13,65 MD
Analyse technique – Ichimoku | Unité Weekly Alors que le marché tunisien a traversé une phase de correction relativement marquée au cours des dernières semaines, Delice Holding (DH) affiche une configuration technique qui mérite une attention particulière. Contrairement au TUNINDEX, le titre n’a pas enregistré de drawdown majeur et continue d’évoluer dans une structure haussière particulièrement bien maîtrisée. Une tendance haussière structurée depuis janvier 2026 Depuis le début de l’année 2026, DH évolue au sein d’un canal ascendant clairement identifiable sur l’unité hebdomadaire. La dynamique est caractérisée par une succession de creux et de sommets ascendants, avec plusieurs réactions précises sur la borne inférieure du canal. Ces réactions sur le support oblique montrent que les phases de consolidation restent, jusqu’à présent, contrôlées par les acheteurs. Le titre évolue ainsi dans une tendance où les replis sont progressivement absorbés avant de permettre une nouvelle reprise. Un repli de 14 % depuis le sommet… mais sans rupture de structure Le mouvement observé à partir de la fin juillet est particulièrement intéressant. Au cours de la semaine du 27 juillet, DH a enregistré une correction importante, portant le repli à environ 14 % depuis son plus haut. Pour autant, cette baisse n’a pas provoqué de dégradation majeure de la structure technique. Au contraire, la réaction observée autour des supports dynamiques montre que les acheteurs de long terme restent présents. Le marché a donc absorbé cette tentative de baisse sans remettre en cause, à ce stade, la tendance primaire. Les données historiques montrent notamment une forte activité autour de la zone des 18–19 DT lors de cette phase de correction. Ichimoku : une structure toujours favorable La lecture Ichimoku Weekly renforce cette analyse. Le prix reste positionné au-dessus du Kumo, tandis que la structure future du nuage demeure orientée positivement. La Kijun continue également de jouer son rôle de support dynamique, tandis que la Chikou Span conserve une configuration compatible avec la poursuite de la tendance. L'élément essentiel n'est donc pas simplement de constater que DH a corrigé, mais d'observer comment le titre corrige. Et jusqu'à présent, la correction reste compatible avec une simple phase de respiration au sein d'une tendance haussière. Une accélération accompagnée par les volumes Autre élément particulièrement intéressant : l'accélération récente du titre s'est accompagnée d'une augmentation des volumes. Cette combinaison prix + volumes constitue un élément important dans la validation de la tendance. Une accélération haussière accompagnée par une participation croissante du marché est généralement plus solide qu'un mouvement de hausse réalisé sur des volumes décroissants. Cela renforce donc l'hypothèse selon laquelle le mouvement actuel ne constitue pas simplement une extension spéculative, mais bénéficie d'une demande réelle sur le titre. Une correction déjà anticipée par notre approche probabiliste Cette situation rappelle également une analyse publiée précédemment sur le TUNINDEX. Dans notre article « TUNINDEX : jusqu'où le marché peut-il corriger sans compromettre la tendance haussière ? », notre modèle Probabilistic Ichimoku avait identifié plusieurs zones d'équilibre potentielles en cas de poursuite de la consolidation. L'objectif de cette approche n'était pas de prédire un niveau précis, mais d'identifier jusqu'où une correction pouvait potentiellement s'étendre tout en restant compatible avec la tendance haussière de fond. La correction observée sur DH depuis son sommet doit donc être replacée dans cette logique : une baisse importante en pourcentage ne signifie pas nécessairement une inversion de tendance. Quels niveaux surveiller désormais ? À court et moyen terme, la zone actuelle doit être surveillée avec attention. Le premier élément à préserver reste le canal ascendant, et notamment sa borne inférieure. Tant que les éventuels replis continuent de produire des réactions acheteuses sur ce support oblique, le scénario privilégié reste celui d'une poursuite de la tendance haussière après consolidation. À l'inverse, une cassure nette et confirmée du canal, accompagnée d'une dégradation de la structure Ichimoku et d'une perte de la Kijun Weekly, constituerait un premier signal de fragilisation du scénario haussier. Conclusion DH présente actuellement une structure technique particulièrement robuste. Malgré un repli d'environ 14 % depuis son sommet, le titre n'a pas connu de rupture majeure de sa structure haussière. Le canal ascendant formé depuis janvier 2026 reste intact, les supports obliques sont jusqu'ici respectés et les phases de baisse semblent être progressivement absorbées par les acheteurs. La lecture Ichimoku confirme également une tendance de fond toujours positive. La question n'est donc pas de savoir si DH a corrigé, mais si cette correction a suffisamment dégradé la structure pour remettre en cause la tendance. À ce stade, la réponse est plutôt négative. Le marché devra désormais confirmer la capacité du titre à rester au-dessus de ses supports dynamiques et à construire une nouvelle impulsion. DH reste ainsi un titre à surveiller de très près dans la construction de la tendance haussière du marché tunisien. Analyse réalisée à des fins exclusivement pédagogiques et informatives. Elle ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente.
La banque a bénéficié d’une collecte dynamique, largement portée par les dépôts à vue, et d’une forte progression des revenus du portefeuille. L’amélioration de l’efficacité opérationnelle a absorbé la hausse du coût du risque et permis au résultat net de croître de 23,7 %. Une collecte tirée par les dépôts à vue Au 30 juin 2026, les dépôts et avoirs de la clientèle d’Amen Bank atteignent 9 332,1 MDT, contre 8 720,4 MDT à fin décembre 2025. La collecte s’est ainsi renforcée de 611,7 MDT en six mois, soit une progression de 7,0 %. Les dépôts à vue constituent de loin le premier moteur de cette hausse. Leur encours a augmenté de 425,0 MDT, ou 17,0 %, pour atteindre 2 926,0 MDT. Ils ont généré 69,5 % de l’accroissement total de la collecte et représentent désormais 31,4 % des dépôts, contre 28,7 % à fin 2025. Les comptes d’épargne ont progressé plus modérément, de 56,7 MDT ou 2,0 %, à 2 948,3 MDT. Leur contribution à la croissance des dépôts ressort à 9,3 %, tandis que leur poids dans la collecte recule de 33,2 % à 31,6 %. Le reliquat, constitué des dépôts à terme et des autres sommes dues à la clientèle, s’élève à 3 457,9 MDT, contre 3 327,8 MDT six mois auparavant. Cette masse a augmenté de 130,1 MDT, soit 3,9 %, et contribué à hauteur de 21,3 % à la variation totale. Son poids s’est néanmoins replié de 38,2 % à 37,1 %. La croissance plus rapide des dépôts à vue améliore ainsi la structure de la collecte, sans qu’il soit possible d’en déduire isolément l’effet exact sur le coût moyen des ressources. Les créances nettes sur la clientèle sont restées presque stables, à 7 573,9 MDT, en hausse de seulement 36,1 MDT ou 0,5 % par rapport à décembre 2025. La note relative à la classification des risques retient un périmètre plus large de 11 878,8 MDT d’engagements bruts, comprenant des engagements au bilan et hors bilan. Les engagements sains, classés C0 et C1, atteignent 10 845,5 MDT, tandis que les engagements classés C2 à C5 s’élèvent à 1 033,3 MDT. Ces derniers ont augmenté de 62,7 MDT depuis décembre, plus rapidement que l’ensemble des engagements, portant leur taux de 8,37 % à 8,70 %. Le périmètre des engagements intègre également 19,892 MDT d’engagements de financement donnés, correspondant à 8 % du résultat de l’exercice 2025. Ce montant a été constaté à la suite de la publication du décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026, qui fixe les conditions et les critères d’octroi des microfinancements d’honneur prévus par l’article 412 ter de la loi n° 2024-41. Bien que ce texte soit postérieur au 30 juin 2026, la somme est incluse dans les 11 878,8 MDT d’engagements bruts servant au calcul du taux des engagements classés. Son incidence sur ce ratio reste toutefois limitée. La couverture des engagements classés s’est toutefois renforcée. Les provisions et agios réservés qui leur sont affectés totalisent 746,1 MDT, soit 72,21 % des engagements classés, contre 69,14 % à fin 2025. Le portefeuille-titres global a, pour sa part, progressé de 369,9 MDT ou 11,3 %, pour atteindre 3 654,4 MDT. Le portefeuille commercial s’est accru de 16,3 MDT, à 137,5 MDT, principalement grâce à la hausse des titres à revenu variable et, dans une moindre mesure, des titres à revenu fixe. Le portefeuille d’investissement a gagné 353,6 MDT, ou 11,2 %, à 3 516,9 MDT. Cette évolution provient surtout des titres d’investissement, en hausse de 323,7 MDT, auxquels s’ajoutent la progression des participations et des parts détenues dans les entreprises liées. Les revenus du portefeuille portent la croissance du PNB Au premier semestre 2026, les produits d’exploitation bancaire ont atteint 670,5 MDT, en hausse de 41,8 MDT ou 6,7 %. Dans le même temps, les charges d’exploitation bancaire ont diminué de 12,6 MDT, ou 3,9 %, à 308,1 MDT. Le produit net bancaire s’est ainsi établi à 362,4 MDT, contre 308,0 MDT un an auparavant, soit une progression de 54,4 MDT ou 17,7 %. La marge nette d’intérêts s’est néanmoins contractée de 3,4 MDT, ou 4,8 %, à 67,9 MDT. Son poids dans le PNB est revenu de 23,1 % à 18,7 % au 30 juin 2026. La marge sur commissions a progressé de 1,9 MDT, ou 3,0 %, à 64,8 MDT. Elle représente 17,9 % du PNB, contre 20,4 % un an plus tôt, et explique 3,4 % de sa croissance. Le résultat de change s’est montré nettement plus dynamique : il atteint 28,3 MDT, en hausse de 7,3 MDT ou 34,6 %. Son poids dans le PNB est passé de 6,8 % à 7,8 % et sa contribution à la croissance ressort à 13,4 %. Le principal moteur demeure toutefois les revenus du portefeuille, hors résultat de change. Ils ont augmenté de 48,7 MDT, ou 31,8 %, à 201,5 MDT, sous l’effet notamment de la progression des intérêts sur bons du Trésor et sur fonds gérés, ainsi que des dividendes provenant des entreprises liées. Leur poids dans le PNB atteint 55,6 %, contre 49,6 % au premier semestre 2025, et ils expliquent 89,4 % de son augmentation. L’efficacité opérationnelle absorbe la hausse du coût du risque Les frais de personnel ont augmenté de 7,9 %, à 91,1 MDT, tandis que les charges générales d’exploitation ont progressé de 7,8 %, à 31,0 MDT. Les dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations ont atteint 5,8 MDT, en hausse de 22,3 %. Au total, les charges opérationnelles ressortent à 128,0 MDT, contre 118,0 MDT au premier semestre 2025, soit une augmentation de 8,5 %. Cette hausse étant restée inférieure à celle du PNB, le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 38,3 % à 35,3 %. Avant coût du risque, le résultat d’exploitation atteint 235,0 MDT, contre 190,6 MDT, en progression de 23,3 %. Le coût du risque économique s’établit à 60,4 MDT, contre 50,3 MDT au premier semestre 2025. Le poids du coût du risque dans le PNB s’est légèrement accru, de 16,3 % à 16,7 %. Après coût du risque, le résultat d’exploitation ressort à 174,6 MDT, en hausse de 24,4 %. La charge d’impôt sur les bénéfices augmente de 21,7 %, à 10,7 MDT. Une contribution conjoncturelle de 1,0 MDT est par ailleurs comptabilisée parmi les éléments extraordinaires. Le résultat net atteint ainsi 161,9 MDT, contre 130,9 MDT, soit une hausse de 31,1 MDT ou 23,7 %. La marge nette, rapportée aux produits d’exploitation bancaire, s’améliore de 20,8 % à 24,2 %. Le ROE semestriel non annualisé s’établit à 10,2 %, contre 9,0 % un an auparavant, sur la base des capitaux propres de clôture hors résultat de la période. Une trésorerie encore négative, mais en nette amélioration depuis décembre Les activités d’exploitation ont dégagé 496,6 MDT de trésorerie, contre 674,9 MDT au premier semestre 2025. Les sorties nettes d’investissement ont, en revanche, été ramenées de 287,5 MDT à 172,1 MDT, principalement grâce à la diminution des acquisitions nettes de titres d’investissement. Les activités de financement ont absorbé 151,7 MDT, contre 129,6 MDT, sous l’effet de remboursements d’emprunts et de dividendes versés plus élevés. La variation nette de trésorerie demeure positive à 172,9 MDT, mais inférieure aux 257,8 MDT dégagés un an auparavant. La trésorerie nette de clôture reste négative à 185,7 MDT au 30 juin 2026. Elle s’est néanmoins redressée de 172,9 MDT par rapport au déficit de 358,5 MDT constaté à fin décembre 2025.