Tunis Stock Exchange
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Capital Intelligence maintient à C+ les notes à long terme en devises d’ATB, de Banque de Tunisie et d’Attijari bank. Ces confirmations s’accompagnent de perspectives stables, dans un environnement où le risque souverain tunisien continue de contraindre l’appréciation des établissements. Capital Intelligence Ratings a confirmé, le 23 octobre 2026, les notations d’Arab Tunisian Bank (ATB) et de Banque de Tunisie (BT). Ces décisions interviennent deux jours après celle concernant Attijari bank, publiée le 21 octobre. Elles maintiennent les appréciations antérieures, sans relèvement des notes ni modification des perspectives. Pour les trois établissements, la note à long terme en devises — Long-Term Foreign Currency Rating (LT FCR) — demeure fixée à C+, tandis que celle à court terme (ST FCR) reste à C. L’agence reconduit également leur note intrinsèque bancaire — Bank Standalone Rating (BSR) — à c, avec des perspectives stables pour la LT FCR comme pour la BSR. Source : Capital Intelligence Ratings, décisions des 21 et 23 octobre 2026. « Moderate » correspond à un niveau de soutien exceptionnel jugé modéré. Le risque souverain demeure une contrainte commune. Capital Intelligence précise que les notes à long terme en devises et les notes intrinsèques des banques restent contraintes par son évaluation interne du risque souverain tunisien. Dans les résumés publics relatifs à Banque de Tunisie et à Attijari bank, l’agence évoque des signes encore hésitants de stabilisation des facteurs de risque souverain, dont le niveau demeure élevé. Elle cite notamment la réduction du déficit courant, soutenue par la progression des exportations agricoles et des recettes touristiques. Les perspectives stables s’inscrivent dans cette appréciation de l’environnement national. La portée de ces décisions doit donc être lue avec précision : les notations sont maintenues, mais aucune amélioration du niveau de risque évalué n’est annoncée. La stabilité des perspectives accompagne cette continuité. Des notes communes, des profils à distinguer Pour la lecture financière, l’écart entre les notes CFS mérite une attention particulière. Banque de Tunisie et Attijari bank bénéficient, sur cette composante, d’une appréciation supérieure à celle d’ATB, alors que les trois banques affichent les mêmes notes en devises et la même BSR. Ce contraste rappelle que l’analyse d’un établissement comporte plusieurs dimensions. La solidité financière fondamentale fait apparaître des différences que les notes finales, soumises à une contrainte souveraine commune, ne reflètent pas nécessairement. Les résumés publics ne permettent toutefois pas d’attribuer précisément cet écart à la qualité des actifs, à la capitalisation, à la rentabilité ou à la liquidité. Les rapports complets étant réservés aux abonnés, une comparaison détaillée des facteurs propres à chaque banque nécessite l’accès à ces analyses. Pour les investisseurs, ces confirmations appellent ainsi une double lecture : une contrainte souveraine partagée et des profils financiers qui conservent leurs spécificités. À propos de Capital Intelligence Capital Intelligence Ratings (CI Ratings) est une agence internationale de notation de crédit chypriote, active depuis 1982 et basée à Limassol. Elle fournit aux investisseurs et aux émetteurs des évaluations du risque de crédit et des analyses financières, avec une expertise notamment au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est. Réglementée et supervisée par l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), elle est également reconnue comme organisme externe d’évaluation du crédit par l’Autorité bancaire européenne (EBA) et par plusieurs autorités de supervision de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.
Le gouvernement précise son dispositif d’accompagnement de la campagne oléicole 2026-2027 : financement des achats de l’Office national de l’huile, crédits aux petits agriculteurs et soutien au stockage. Ces décisions s’articulent avec les articles 37 et 38 du projet de loi de finances 2027, qui proposent une ligne de financement de 100 millions de dinars sur quatre ans et un compte spécial consacré à la filière. Financer la récolte, faciliter le stockage et mieux valoriser les exportations : le conseil ministériel restreint présidé, le 23 octobre 2026 à la Kasbah, par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a arrêté une série de mesures destinées à accompagner la campagne oléicole 2026-2027. L’ambition est de soutenir les producteurs tout au long du cycle, de la cueillette jusqu’à la commercialisation, tout en renforçant la place de l’huile tunisienne conditionnée sur les marchés internationaux. Jusqu’à 150 MDT pour renforcer l’intervention de l’ONH La principale mesure financière porte sur le soutien de l’État à l’Office national de l’huile (ONH) pour l’achat d’huile issue de la production nationale. Le financement doit être assuré par les banques publiques et privées, dans la limite de 150 millions de dinars. L’objectif affiché est de permettre à l’Office d’exercer son rôle de régulation du marché et d’appui aux agriculteurs et aux producteurs. Sur le plan économique, une telle capacité d’intervention peut contribuer à atténuer les tensions de trésorerie qui accompagnent la récolte et à limiter la pression d’une commercialisation précipitée. Le communiqué annonce également 20 millions de dinars de crédits à conditions préférentielles, accordés aux petits agriculteurs par l’intermédiaire de la Banque tunisienne de solidarité (BTS). Ces derniers bénéficieront, par ailleurs, d’une priorité dans l’attribution des primes destinées à l’acquisition d’équipements de récolte mécanisée. Les banques publiques et privées sont appelées à accompagner l’ensemble des étapes de la campagne. La Banque centrale de Tunisie est chargée d’intervenir auprès des établissements bancaires pour soutenir le financement des petits agriculteurs et le rééchelonnement de leurs dettes. Le communiqué ne précise toutefois ni les taux, ni les garanties, ni le calendrier de mise à disposition des crédits annoncés. Un stockage temporaire pour desserrer la contrainte de vente Le conseil a également chargé l’ONH de mettre en œuvre, si nécessaire, un programme de stockage portant sur un volume maximal de 60 000 tonnes, auprès des intervenants de la filière, pour une durée de trois mois. Ce mécanisme prévoit une prime de stockage ainsi qu’une prime supplémentaire au profit des agriculteurs, avec un plafond global de 20 millions de dinars. Cette enveloppe couvre donc les deux catégories de primes ; elle ne constitue pas un financement d’achat de l’huile stockée. L’intérêt du dispositif est de donner davantage de souplesse à la commercialisation. En permettant de différer une partie des ventes, le stockage peut aider les producteurs à mieux répartir leur offre dans le temps. Son efficacité dépendra néanmoins des conditions d’accès, du niveau des primes et de leur rapidité de versement. Selon les données présentées au conseil, les capacités de stockage de l’ONH atteignent désormais 100 000 tonnes, contre 90 000 tonnes lors de la campagne précédente. Les huileries et les sociétés exportatrices disposent, de leur côté, de capacités supérieures à 400 000 tonnes. Article 37 du PLF 2027 : 100 MDT sur quatre ans pour les petits agriculteurs Les mesures annoncées trouvent un prolongement dans le projet de loi de finances 2027, dont l’article 37 propose une ligne de financement de 100 millions de dinars, sur les ressources du budget de l’État, pour la période allant du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2030. Cette enveloppe concerne donc l’ensemble de la période de quatre ans. Elle serait destinée à l’octroi de crédits saisonniers et de crédits d’investissement à taux préférentiels, au bénéfice des petits agriculteurs et des sociétés mutuelles de services agricoles actives dans la filière oléicole. La gestion serait confiée à la Banque nationale agricole (BNA), dans le cadre d’une convention avec le ministère chargé des Finances. Cette convention fixerait les conditions et les procédures d’accès au financement. La ligne proposée se distingue ainsi des financements bancaires destinés aux achats de l’ONH et des crédits annoncés via la BTS, par ses bénéficiaires, sa durée et sa vocation à financer aussi l’investissement. Son entrée en vigueur reste liée à l’adoption du texte et à la mise en place de ses modalités de gestion. Article 38 : vers un financement durable de la filière L’article 38 propose, pour sa part, la création d’un compte spécial du Trésor consacré à la filière de l’huile d’olive. Le communiqué gouvernemental présente ce mécanisme comme un moyen de pérenniser le financement des primes de stockage et de l’entretien des magasins et des citernes de l’ONH. Le projet de loi lui assigne une mission plus générale de contribution à la promotion et au développement de la filière. Il prévoit notamment de l’alimenter par 10 % du produit des droits à l’exportation applicables aux huiles non conditionnées visées par le texte : huile d’olive, huile d’olive lampante brute et huile de grignons d’olive brute. Il s’agit d’une affectation d’une fraction du produit de droits existants, et non de l’instauration d’un droit de 10 % sur la valeur des exportations. Les ressources du compte comprendraient également le reliquat du compte de fonds de concours n° 15 consacré à la filière oléicole, ainsi que les dons et les autres ressources pouvant lui être légalement affectées. Le ministre chargé de l’Agriculture serait l’ordonnateur de ses dépenses, tandis qu’un décret préciserait les conditions et les procédures d’intervention. Le lien avec les décisions du 23 octobre est donc direct : le stockage temporaire répond aux besoins de la campagne, tandis que le compte proposé vise à inscrire le soutien à la filière dans la durée. Les usages évoqués dans le communiqué devront toutefois être précisés dans le cadre réglementaire du futur dispositif. Le conditionné au cœur de la stratégie d’exportation Au-delà du financement, le gouvernement entend renforcer la valeur ajoutée des ventes à l’étranger. Il annonce, pour 2027, la poursuite des aides au transport maritime et aérien accordées par le Fonds de promotion des exportations, avec un relèvement de 50 % à 60 % de la prime de transport maritime de l’huile d’olive conditionnée. Cette orientation s’accompagne d’un programme d’appui aux jeunes entreprises exportatrices, d’un plan national de promotion et d’un programme visant à doubler les volumes actuels d’exportation d’huile conditionnée et biologique. Aucun horizon précis n’est indiqué pour cet objectif. Le conseil prévoit aussi une adaptation des textes régissant la prime d’encouragement à l’exportation de l’huile conditionnée, afin d’y intégrer les emballages d’une capacité supérieure à trois litres et allant jusqu’à cinq litres. Sur le marché intérieur, l’ONH doit commercialiser des quantités d’huile conditionnée à des prix tenant compte des coûts de production et du pouvoir d’achat. Les hôtels et les restaurants sont également encouragés à utiliser de l’huile tunisienne conditionnée sous marque. De l’annonce à la disponibilité effective des financements Ces décisions interviennent après une campagne 2025-2026 dont la production a atteint, selon les chiffres présentés au conseil, 500 000 tonnes, contre une moyenne de 303 000 tonnes sur les cinq campagnes précédentes. Les exportations s’établissent à 399 000 tonnes à fin septembre 2026, avec une prévision de 415 000 tonnes sur l’ensemble de la campagne. Pour la prochaine saison, le dispositif cherche à répondre à deux besoins complémentaires : assurer la liquidité nécessaire aux producteurs et améliorer la valorisation commerciale de l’huile tunisienne. Sa portée dépendra désormais de sa traduction opérationnelle : mobilisation des banques, accès aux crédits, déclenchement éventuel du stockage et versement des primes. Quant aux mécanismes inscrits dans le PLF 2027, leur mise en œuvre suppose encore l’adoption des dispositions proposées, puis la conclusion de la convention de gestion et la publication des textes prévus. Sources : communiqué de la présidence du gouvernement du 23 octobre 2026 ; articles 37 et 38 du projet de loi de finances 2027
| Société | Date de publication | Communiqué |
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