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Tunis Stock Exchange

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SOTUVER : aucun actionnaire n’apporte ses titres à l’OPA de BA Glass
BOURSE

SOTUVER : aucun actionnaire n’apporte ses titres à l’OPA de BA Glass

28/08/2026 23:32 63 vues Par Moez Hadidane

L’offre publique d’achat obligatoire lancée par BA Glass sur 17,43 % du capital de SOTUVER s’est achevée sans aucune action apportée. Un résultat largement prévisible : durant toute l’opération, le titre s’est négocié en Bourse autour de 25 à 27 dinars, soit presque deux fois le prix de 13,390 dinars proposé dans le cadre de l’OPA. La Bourse de Tunis a publié, vendredi 28 août 2026, le résultat de l’offre publique d’achat obligatoire initiée par BA Glass B.V. sur les actions de la Société tunisienne de verreries. À la date limite fixée au 27 août à 14 heures, aucun intermédiaire en Bourse n’avait déposé de pli en réponse à l’offre. Ouverte du 5 au 26 août, l’OPA portait sur 6 843 844 actions, représentant 17,43 % du capital de SOTUVER. BA Glass s’était engagée à acquérir la totalité des titres apportés au prix unitaire de 13,390 dinars, hors frais de courtage et commissions de Bourse. Si toutes les actions visées avaient été présentées, l’opération aurait atteint environ 91,64 millions de dinars. Ce montant constitue toutefois une valeur théorique maximale : aucune action n’ayant été apportée, BA Glass n’a engagé aucun décaissement au titre de l’offre. Un prix inférieur de près de 50 % au cours de Bourse L’absence totale d’apport s’explique principalement par l’écart considérable entre le prix de l’OPA et la valeur de SOTUVER sur le marché. Pendant la période de l’offre, les cours de clôture de l’action ont évolué entre 25,000 et 26,950 dinars. Les cours intrajournaliers se sont inscrits dans une fourchette allant de 24,900 à 27,480 dinars. Lors de la dernière séance de l’OPA, le 26 août, le titre a clôturé à 26,650 dinars. À cette date, le prix de 13,390 dinars proposé par BA Glass affichait une décote de 49,8 % par rapport au cours de clôture. Le prix disponible en Bourse était ainsi presque deux fois supérieur à celui de l’offre. Dans ces conditions, un actionnaire disposant d’un volume compatible avec la liquidité du marché n’avait aucun intérêt financier à apporter ses titres à l’OPA. Il pouvait les conserver ou tenter de les céder en Bourse à un prix nettement plus élevé. Le résultat de l’opération ne traduit donc pas nécessairement un rejet de BA Glass ou de son projet industriel. Il constitue avant tout la conséquence logique d’une offre devenue économiquement non compétitive par rapport au cours du marché. Comment expliquer un tel écart ? Le prix de l’OPA ne correspond pas au cours observé pendant sa période de validité. Il a été déterminé à partir des références prévues par l’article 163 bis du règlement général de la Bourse, appliquées à une période antérieure au fait ayant déclenché l’obligation de déposer l’offre. Le prix retenu devait correspondre au niveau le plus élevé entre la moyenne des cours pondérée par les volumes durant les 90 séances précédant le fait générateur, le prix le plus élevé payé par l’initiateur ou les personnes agissant de concert pendant la période de référence, et le prix des titres ayant permis l’acquisition du contrôle. Entre cette période de référence et l’ouverture de l’OPA, l’action SOTUVER s’est fortement appréciée en Bourse. Le prix réglementaire de 13,390 dinars s’est ainsi retrouvé très éloigné de la valeur de marché du titre au mois d’août. L’offre a bien rempli sa fonction juridique en donnant aux autres actionnaires la possibilité de céder leurs titres après le changement de contrôle. Elle ne représentait cependant aucune véritable possibilité de sortie avantageuse aux cours observés pendant l’opération. L’actionnariat demeure inchangé À l’ouverture de l’offre, BA Glass détenait directement 16 205 315 actions, soit 41,28 % du capital de SOTUVER, ainsi qu’une action détenue indirectement par le président du conseil d’administration. Le groupe portugais agit de concert avec le groupe Bayahi, qui conserve également 16 205 315 actions, représentant 41,28 % du capital. Ensemble, les deux partenaires détiennent 32 410 631 actions, soit 82,57 % de SOTUVER. Les 17,43 % visés par l’OPA restent donc détenus par les autres actionnaires. L’offre n’entraîne ni renforcement de la participation de BA Glass ni modification de l’équilibre établi avec le groupe Bayahi. Cette structure résulte de la cession réalisée le 16 avril 2026, lorsque le groupe Bayahi a transféré à BA Glass un bloc de 16 204 636 actions représentant 41,28 % du capital. L’accord conclu entre les deux partenaires prévoit une participation paritaire et un co-contrôle de SOTUVER. Une OPA réglementaire, pas une nouvelle prise de contrôle La clôture sans apport ne doit pas être présentée comme l’échec d’une tentative de prise de contrôle. BA Glass et le groupe Bayahi contrôlaient déjà conjointement 82,57 % du capital avant l’ouverture de l’offre. L’OPA constituait la conséquence réglementaire du franchissement du seuil de 40 % des droits de vote par BA Glass. Elle devait protéger les autres actionnaires en leur offrant la possibilité de vendre leurs titres après l’acquisition du bloc de contrôle. Dans sa déclaration d’intention, BA Glass avait indiqué ne prévoir aucun changement significatif des politiques industrielle, financière ou sociale de SOTUVER au cours des douze mois suivant l’opération. Le groupe avait également précisé qu’il n’envisageait pas d’offre publique de retrait. Avec une participation concertée maintenue à 82,57 %, le scénario d’un retrait de la cote ne se pose pas à l’issue de cette OPA. La prochaine indication viendra désormais du marché, à travers l’évolution du cours, des volumes échangés et de la liquidité du titre après la publication du résultat.

Attijari Bank : la BERD porte sa facilité de partage des risques à 70 millions d’euros
BOURSE

Attijari Bank : la BERD porte sa facilité de partage des risques à 70 millions d’euros

28/08/2026 23:27 16 vues Par Tera Finances

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement relève de 20 à 70 millions d’euros le plafond de son mécanisme de partage des risques avec Attijari Bank Tunisie. Les deux institutions mettent également en place une facilité de 10 millions de dollars destinée aux investissements environnementaux, sociaux et de gouvernance des entreprises. Ces montants représentent des capacités de financement et de couverture du risque, et non des décaissements immédiats. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) renforce son partenariat avec Attijari Bank Tunisie. La banque multilatérale a annoncé, le 28 août 2026, le relèvement de 20 à 70 millions d’euros de sa facilité de partage des risques avec l’établissement tunisien. Cette extension doit permettre à Attijari Bank d’accroître les financements accordés aux entreprises appartenant à différents secteurs de l’économie. Elle porte à 70 millions d’euros le plafond du dispositif, soit une augmentation de 50 millions d’euros par rapport au mécanisme initial conclu en 2021. Il ne s’agit toutefois pas d’un prêt de 70 millions d’euros versé directement à Attijari Bank. Dans le cadre d’une facilité de partage des risques, la banque tunisienne continue d’accorder les crédits à ses clients, tandis que la BERD assume une partie du risque associé à certaines opérations répondant aux critères convenus. Le dispositif peut ainsi permettre à Attijari Bank de financer des projets plus importants, de diversifier ses engagements ou de soutenir des entreprises dont le profil de risque serait difficile à porter seule. La part exacte du risque prise en charge par la BERD sera déterminée pour chaque opération éligible. Vingt-cinq projets déjà financés Selon la BERD, le mécanisme existant a permis aux deux institutions de soutenir 25 projets, représentant environ 400 millions de dinars, soit l’équivalent de 118 millions d’euros. Ce montant correspond au volume cumulé des financements accordés aux projets concernés. Il ne doit pas être comparé directement au précédent plafond de 20 millions d’euros, qui représentait une capacité de partage des risques et non la valeur totale des crédits octroyés. Ce mécanisme produit un effet de levier : la couverture apportée par la BERD peut soutenir des financements d’un montant supérieur à son propre engagement, puisqu’elle ne porte généralement qu’une partie du risque attaché aux prêts. La BERD n’a pas publié la liste des 25 bénéficiaires, leur répartition sectorielle, la part de risque assumée sur chaque opération ou le niveau des engagements encore en cours. Ces informations permettraient de mesurer plus précisément les effets du partenariat sur le financement des entreprises tunisiennes. Une enveloppe distincte de 10 millions de dollars pour les investissements ESG Parallèlement au relèvement du plafond principal, la BERD met en place une nouvelle facilité de 10 millions de dollars, présentée comme équivalant à 8,6 millions d’euros, pour soutenir les investissements environnementaux, sociaux et de gouvernance des entreprises clientes d’Attijari Bank. Les projets éligibles pourront notamment porter sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, l’installation d’équipements utilisant les énergies renouvelables ou la réduction des déchets. Le volet social pourra couvrir des actions liées à la formation des salariés, aux pratiques équitables en matière de travail, à la gestion des risques ou à l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette enveloppe de 10 millions de dollars est distincte de la facilité de partage des risques portée à 70 millions d’euros. Elle ne correspond pas non plus à des investissements déjà réalisés : les fonds seront mobilisés au fur et à mesure de la sélection et du financement des projets admissibles. Les investissements retenus pourront bénéficier de subventions financées par le Royaume-Uni à travers le programme High-Impact Partnership on Climate Action (HIPCA), partenariat multidonateur géré par la BERD. Le communiqué ne précise pas encore le taux de ces aides, leur plafond par bénéficiaire ou les conditions détaillées d’éligibilité. Un levier supplémentaire pour le financement des entreprises L’élargissement de la facilité intervient dans un contexte où l’accès au crédit demeure déterminant pour l’investissement privé en Tunisie. Le partage du risque avec une institution internationale peut augmenter la capacité d’intervention de la banque locale, en particulier pour des opérations exigeant des financements importants ou de longue durée. L’incidence réelle du nouveau plafond dépendra cependant des conditions appliquées : secteurs admissibles, taille minimale des projets, garanties demandées, maturité des crédits, coût du financement et pourcentage du risque effectivement supporté par la BERD. Il faudra également distinguer le plafond annoncé des montants réellement engagés. Une facilité de 70 millions d’euros constitue une capacité maximale mobilisable ; elle ne signifie pas que cette somme a déjà été affectée à des entreprises tunisiennes. Depuis le démarrage de ses activités en Tunisie en 2012, la BERD indique avoir investi plus de 3,1 milliards d’euros dans 97 projets, dont 66 % au profit du secteur privé. Le renforcement de son partenariat avec Attijari Bank s’inscrit dans une stratégie consistant à utiliser les établissements financiers locaux pour orienter davantage de ressources vers les entreprises et les investissements durables.

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