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Énergie solaire : le projet CHEMS officiellement lancé au profit des PME tunisiennes
ECONOMIE

Énergie solaire : le projet CHEMS officiellement lancé au profit des PME tunisiennes

08/08/2026 14:21 7 vues Par Tera Finances

Financé par la Banque africaine de développement, le projet CHEMS vise à faciliter le financement d’installations photovoltaïques destinées à l’autoconsommation des petites et moyennes entreprises. L’initiative devrait contribuer à réduire leur facture énergétique et à renforcer leur compétitivité, mais ses modalités financières et son calendrier de déploiement restent encore à préciser. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) a organisé, jeudi 6 août 2026 à Tunis, l’atelier de lancement officiel du projet CHEMS, consacré au développement de l’énergie solaire photovoltaïque au profit des petites et moyennes entreprises tunisiennes. Financé par la Banque africaine de développement (BAD), ce projet entend mettre en place un mécanisme d’appui au financement des installations photovoltaïques destinées à l’autoconsommation des PME. Il s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de transition énergétique et de soutien à l’investissement dans les énergies renouvelables. L’atelier a réuni des représentants du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, du ministère de l’Économie et de la Planification, de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), de la Banque africaine de développement, du Conseil bancaire et financier (CBF) et de la Société tunisienne de garantie. Des institutions financières participantes, des PME, des bureaux d’études, des entreprises spécialisées dans l’énergie solaire ainsi que plusieurs partenaires techniques et institutionnels ont également pris part à cette rencontre. Réduire les coûts énergétiques des PME Lors de l’ouverture des travaux, le directeur général de l’ANME, Nafaa Baccari, a indiqué que le projet CHEMS avait pour objectif d’instaurer un mécanisme facilitant le financement de projets de production d’électricité solaire photovoltaïque destinée à l’autoconsommation des petites et moyennes entreprises. Le dispositif doit ainsi permettre aux entreprises bénéficiaires de produire une partie de l’électricité nécessaire à leurs activités, de réduire leur dépendance à l’égard du réseau et de mieux maîtriser leurs charges énergétiques. Pour les PME, souvent plus sensibles à la hausse des coûts de production que les grandes entreprises, l’accès au financement constitue toutefois l’un des principaux obstacles à l’investissement dans le photovoltaïque. Le coût initial des équipements, les exigences de garanties bancaires et les délais de récupération de l’investissement peuvent freiner la réalisation des projets, même lorsque leur rentabilité à moyen terme est établie. En associant les autorités publiques, la BAD, les établissements financiers, la Société tunisienne de garantie et les opérateurs techniques, le projet CHEMS cherche précisément à construire une chaîne de financement mieux adaptée aux capacités et aux besoins des PME. Un enjeu de compétitivité et de transition énergétique Au-delà de la réduction de la facture d’électricité, le développement de l’autoproduction solaire peut améliorer la compétitivité des entreprises tunisiennes en limitant leur exposition à l’évolution des coûts énergétiques. Cette transition revêt également une importance croissante pour les entreprises exportatrices. La réduction de l’empreinte carbone des procédés de production devient progressivement un facteur d’accès aux marchés internationaux, notamment européens, et un critère de sélection pour certains donneurs d’ordre et partenaires financiers. Selon l’ANME, le projet CHEMS doit contribuer à stimuler l’investissement dans les énergies renouvelables, à améliorer l’efficacité énergétique et à renforcer la compétitivité du tissu économique national. L’atelier de lancement a notamment permis de présenter les objectifs du programme, ses différentes composantes et ses étapes de mise en œuvre. Il a également servi à définir les rôles et les responsabilités des différents intervenants et à renforcer les mécanismes de coordination, de suivi et de coopération entre les parties prenantes. Des modalités financières encore attendues La publication de l’ANME ne précise toutefois ni le montant global du financement accordé par la Banque africaine de développement, ni le nombre de PME susceptibles de bénéficier du dispositif. Les conditions d’accès au mécanisme, les secteurs éligibles, les plafonds de financement, les taux appliqués, les garanties exigées et le calendrier de dépôt des demandes n’ont pas non plus été détaillés. La portée effective du projet dépendra donc des modalités qui seront retenues, en particulier de la capacité du mécanisme à proposer des financements suffisamment accessibles aux petites entreprises. La rapidité du traitement des dossiers, l’accompagnement technique des bénéficiaires et la coordination avec la STEG constitueront également des facteurs déterminants. Le lancement de CHEMS marque ainsi une nouvelle étape dans la mobilisation du secteur financier autour de la transition énergétique. Son impact réel sur l’investissement photovoltaïque des PME pourra toutefois être apprécié lorsque son enveloppe, ses conditions de financement et ses objectifs chiffrés auront été officiellement communiqués.

Or : après une correction de près de 30 %, le rebond commence à prendre forme
ECONOMIE

Or : après une correction de près de 30 %, le rebond commence à prendre forme

07/08/2026 22:18 28 vues Par Moez Hadidane

Après avoir culminé à près de 5 595 dollars l’once le 29 janvier 2026, l’or a subi une correction particulièrement brutale, revenant sous la barre des 4 000 dollars au début de l’été. Le métal jaune vient toutefois de rebondir vers 4 340 dollars, porté par la baisse du dollar, le recul des anticipations de hausse des taux américains et le retour des achats défensifs. Cette reprise reste néanmoins insuffisante pour effacer la tendance baissière engagée depuis le sommet de janvier. Après une ascension spectaculaire en 2025 et au début de 2026, le marché de l’or a connu un profond retournement. Le cours spot a atteint un sommet intrajournalier historique de 5 595,47 dollars l’once le 29 janvier 2026, avant d’entrer dans une phase de correction prolongée. Le mouvement baissier a ramené le métal jaune à 3 959,33 dollars le 24 juin, selon les données reprises par le World Gold Council. Le cours est ensuite revenu à plusieurs reprises au voisinage de 4 000 dollars, passant notamment sous ce seuil à la mi-juillet. Entre le sommet de janvier et son point bas, l’or a ainsi abandonné environ 29 % de sa valeur. La baisse n’efface toutefois pas entièrement le parcours antérieur du métal précieux. Malgré cette correction, l’or demeure nettement supérieur à ses niveaux de l’été 2025. Le mouvement observé depuis janvier doit donc être interprété à la fois comme une correction cyclique sévère et comme une phase de consolidation au sein d’une tendance de plus long terme qui reste encore favorable. Un sommet devenu difficile à soutenir Le pic de janvier avait été alimenté par une combinaison exceptionnellement favorable : recherche de valeurs refuges, tensions géopolitiques, défiance envers le dollar, achats des banques centrales et importants flux d’investissement vers les produits adossés à l’or. Cette accélération avait toutefois conduit les cours à des niveaux très élevés en un temps relativement court. Les prises de bénéfices sont devenues inévitables dès que l’environnement monétaire a commencé à évoluer. Le principal facteur de la correction a été la révision des anticipations concernant la politique de la Réserve fédérale américaine. Les investisseurs ont progressivement repoussé l’hypothèse d’un assouplissement monétaire et ont commencé à envisager le maintien de taux élevés, voire de nouvelles hausses. Cette évolution a soutenu le dollar et les rendements obligataires américains. Or, contrairement aux obligations, l’or ne verse aucun intérêt. Lorsque les taux réels progressent, le coût d’opportunité de sa détention augmente, ce qui tend à réduire son attractivité. Les sorties des ETF ont amplifié la correction. La baisse a également été alimentée par les retraits enregistrés sur les fonds indiciels adossés à l’or. En juin, les ETF aurifères mondiaux ont subi des sorties nettes de 8,9 milliards de dollars, correspondant à une diminution de 74 tonnes de leurs avoirs. Les désengagements ont concerné toutes les grandes régions, avec 5,5 milliards de dollars de sorties en Amérique du Nord. Ce mouvement a renforcé la pression vendeuse au moment où le marché testait la zone psychologique des 4 000 dollars. Les prix records ont parallèlement pesé sur la demande de joaillerie. Même si les achats de lingots et de pièces sont restés relativement soutenus, une partie de la demande physique a attendu une correction plus profonde avant de revenir sur le marché. Un rebond marqué au début du mois d’août Après plusieurs semaines de stabilisation autour de 4 000 dollars, l’or a amorcé une reprise rapide. Selon les données de marché du 7 août, son cours spot a atteint environ 4 340 dollars l’once, contre 4 053 dollars le 3 août. Il a ainsi progressé de près de 7,1 % entre ces deux niveaux. La hausse du 7 août a dépassé 2 %, portant le métal jaune à son plus haut niveau depuis environ sept semaines. La reprise depuis le point bas de juin atteint désormais près de 10 %. Ce rebond a été déclenché par des statistiques américaines de l’emploi plus faibles que prévu. Le recul inattendu de l’emploi non agricole en juillet a diminué la probabilité d’une prochaine hausse des taux de la Fed. Cette révision des anticipations a pesé sur le dollar et les rendements obligataires, recréant un environnement plus favorable à l’or. Le retour des investisseurs vers les ETF constitue un autre signal encourageant. En juillet, ces produits ont enregistré environ 3 milliards de dollars d’entrées nettes et leurs avoirs ont augmenté de 23 tonnes, à 4 068 tonnes. Les fonds européens ont été les principaux moteurs de cette reprise. Les achats des banques centrales continuent également d’offrir un soutien structurel. La Banque populaire de Chine a notamment accru ses réserves d’or en juillet pour le cinquième mois consécutif, avec sa plus forte acquisition mensuelle depuis octobre 2023. Le rebond doit encore être confirmé. D’un point de vue technique, le retour au-dessus de 4 200 dollars améliore la configuration de court terme. La zone comprise entre 3 950 et 4 000 dollars apparaît désormais comme un support majeur : elle a contenu plusieurs tentatives de baisse depuis la fin juin. La poursuite du redressement dépendra cependant de la capacité du cours à franchir successivement plusieurs résistances : entre 4 350 et 4 400 dollars, correspondant à la première zone de blocage immédiate ; autour de 4 500 dollars, seuil psychologique et ancienne zone de consolidation ; entre 4 700 et 4 800 dollars, dont le dépassement donnerait davantage de crédibilité à un véritable retournement haussier. Tant que l’or demeure sous 4 500, puis sous 4 800 dollars, la hausse actuelle peut encore être considérée comme un rebond technique à l’intérieur de la tendance baissière engagée après le sommet de janvier. À l’inverse, une rechute sous 4 200 dollars fragiliserait rapidement cette amélioration. Un retour sous 4 000 dollars exposerait de nouveau le point bas proche de 3 960 dollars. Une tendance de fond encore soutenue La correction du premier semestre a montré que l’or n’est pas à l’abri de mouvements baissiers violents, même dans un environnement structurellement favorable. À court terme, sa trajectoire restera étroitement dépendante de la politique de la Fed, des rendements réels américains, du dollar et des tensions géopolitiques. À plus long terme, plusieurs facteurs continuent néanmoins de soutenir le métal jaune : diversification des réserves officielles, niveau élevé des dettes publiques*, recherche de protection contre les risques financiers et géopolitiques, ainsi que reprise récente des investissements dans les ETF. Le rebond d’août constitue donc un premier signal positif, mais pas encore la confirmation d’un nouveau cycle haussier. L’or a retrouvé de l’élan après avoir défendu la zone des 4 000 dollars, mais il reste encore environ 22 % en dessous de son record de janvier. La prochaine étape décisive sera sa capacité à reconquérir durablement la zone de 4 500 à 4 800 dollars.   *Un niveau élevé des dettes publiques peut soutenir le prix de l’or pour plusieurs raisons. Lorsqu’un État est très endetté, les investisseurs peuvent craindre qu’il ait davantage de difficultés à stabiliser ses finances. Pour alléger le poids réel de cette dette, les autorités peuvent être tentées de tolérer une inflation plus forte, de maintenir des taux d’intérêt réels faibles ou de laisser la monnaie se déprécier. L’or est alors recherché comme réserve de valeur, car il ne dépend directement de la solvabilité d’aucun État. Une dette publique élevée entraîne également d’importantes charges d’intérêts. Cela peut limiter la capacité des banques centrales à maintenir durablement des taux très élevés, car ceux-ci renchérissent le refinancement de la dette et peuvent fragiliser l’économie. La perspective de taux réels plus faibles devient généralement favorable à l’or, qui ne verse lui-même aucun rendement.

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