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Le projet de budget de l’État pour 2027 prévoit 19 845 millions de dinars d’emprunts intérieurs, en hausse de 4,1 % par rapport au budget initial 2026. Cette évolution s’accompagne d’un recours accru aux bons du Trésor assimilables (BTA), dont les émissions atteindraient 8 645 millions de dinars. Toutefois, le remboursement de cinq lignes de BTA, pour un montant cumulé de 3 043,01 millions de dinars, ramènerait leur contribution nette au financement du Trésor à 5 601,99 millions de dinars. Le programme de financement intérieur inscrit dans le projet de budget 2027 repose sur trois composantes : 9 800 millions de dinars de facilités auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT), 8 645 millions de dinars d’émissions de BTA et 1 400 millions de dinars de bons du Trésor à 52 semaines. Ces ressources représentent une enveloppe totale de 19 845 millions de dinars, contre 19 056 millions de dinars dans la loi de finances initiale pour 2026. La progression globale, limitée à 789 millions de dinars, masque une modification importante de la structure des emprunts. Le Trésor prévoit de solliciter davantage les investisseurs en BTA, tandis que les enveloppes consacrées aux facilités de la BCT et aux bons à 52 semaines diminueraient. La comparaison doit cependant être interprétée avec précision : les chiffres de 2026 retenus ici sont ceux du budget initial adopté par la loi de finances 2026. Ils ne correspondent ni aux réalisations de l’exercice ni à une programmation actualisée en cours d’année. Les BTA représenteraient 43,6 % des emprunts intérieurs Les émissions brutes de BTA prévues pour 2027 s’élèvent à 8 645 millions de dinars, contre 4 840 millions de dinars initialement budgétisés pour 2026. La hausse atteint 3 805 millions de dinars, soit 78,6 %. Le poids des BTA dans l’ensemble des emprunts intérieurs passerait ainsi de 25,4 % à 43,6 %. Ils se rapprocheraient de la contribution attendue de la Banque centrale, qui resterait néanmoins la première source de financement intérieur prévue. Cette hausse traduit un renforcement du rôle des titres du Trésor dans la mobilisation des ressources. Elle doit toutefois être rapprochée des remboursements arrivant à échéance : une partie des émissions nouvelles servira à renouveler une dette existante. Cinq lignes à rembourser en 2027, pour 3 043,01 millions de dinars En 2027, le Trésor devrait rembourser cinq lignes de BTA, représentant un encours cumulé en principal de 3 043,01 millions de dinars. Après déduction de ces échéances, les émissions nettes de BTA ressortiraient à 5 601,99 millions de dinars, selon le calcul suivant : Les remboursements représenteraient ainsi 35,2 % des émissions brutes programmées. Un peu plus du tiers des montants levés serait donc absorbé par les échéances de BTA, tandis que près des deux tiers constitueraient un apport net de financement. Ce calcul porte uniquement sur le principal. Les coupons et intérêts versés aux détenteurs de BTA constituent une charge distincte et ne sont pas déduits dans la mesure des émissions nettes présentée ici. En 2026, les levées ont déjà largement dépassé le budget initial L’exécution de 2026 montre que la programmation initiale peut être sensiblement dépassée. Comme le relevait Tera Finances dans son article « Le Trésor lève près d’un milliard de dinars en BTA en octobre 2026 », les émissions brutes cumulées atteignaient 7 323,61 millions de dinars à fin octobre, contre 4 840 millions de dinars prévus pour l’ensemble de l’année. Le dépassement s’établissait déjà à 2 483,61 millions de dinars, soit 51,3 %, avant les deux derniers mois de l’exercice. Les deux adjudications d’octobre avaient permis de mobiliser 967,9 millions de dinars. Les remboursements de principal réalisés sur les dix premiers mois de 2026 totalisaient, pour leur part, 1 621,5 millions de dinars. Les émissions nettes atteignaient donc 5 702,11 millions de dinars, sur la base du cumul brut de 7 323,61 millions. Le financement net prévu par BTA pour l’ensemble de 2027, soit 5 601,99 millions de dinars, serait ainsi légèrement inférieur à celui déjà mobilisé à fin octobre 2026, avec un écart de 100,12 millions de dinars. Ce rapprochement souligne l’importance des remboursements dans l’analyse. Malgré une forte hausse des émissions brutes par rapport au budget initial 2026, l’apport net attendu pour 2027 ne dépasserait pas celui déjà enregistré sur les dix premiers mois de l’année en cours. Il ne s’agit toutefois pas d’une comparaison annuelle définitive : les réalisations de novembre et décembre 2026 restent à intégrer. La BCT resterait le premier contributeur au financement intérieur Le PLF 2027 prévoit 9 800 millions de dinars de facilités auprès de la BCT, contre 11 000 millions de dinars inscrits dans le budget initial 2026. La diminution serait de 1 200 millions de dinars, soit 10,9 %. La part de la Banque centrale dans les emprunts intérieurs passerait de 57,7 % à 49,4 %. Elle resterait donc prépondérante, tout en représentant légèrement moins de la moitié de l’enveloppe totale. Il convient de distinguer cette programmation des montants effectivement encaissés par le Trésor. Les 11 000 millions de dinars prévus pour 2026 constituent une enveloppe de facilités mobilisable par tirages tout au long de l’année. Au 20 octobre 2026, l’État n’avait tiré que 5 850 millions de dinars, soit 53,2 % de cette enveloppe. Le montant restant non mobilisé à cette date atteignait donc 5 150 millions de dinars. La baisse prévue pour 2027 concerne ainsi l’enveloppe budgétaire initiale. Elle ne permet pas encore de conclure à une diminution des tirages effectifs d’un exercice à l’autre. Un recul des bons à 52 semaines et une sollicitation accrue du marché hors BCT Les émissions de bons du Trésor à 52 semaines seraient ramenées de 2 500 millions de dinars dans la LF initiale 2026 à 1 400 millions de dinars en 2027, soit une baisse de 44 %. Leur poids dans les emprunts intérieurs reculerait de 13,1 % à 7,1 %. La structure prévisionnelle évoluerait comme suit : Le total initial de 2026 comprend également 716 millions de dinars de crédits syndiqués et autres financements. Pour 2027, les trois composantes présentées couvrent la totalité de l’enveloppe prévue. Hors BCT, les ressources d’emprunt intérieur passeraient de 8 056 millions de dinars à 10 045 millions de dinars, soit une progression de 24,7 %. Le financement reposerait donc davantage sur la capacité du marché à absorber les émissions du Trésor. Les remboursements de BTA restitueront parallèlement du principal aux détenteurs des titres arrivant à échéance. Ces montants pourront être réinvestis, sans que leur réemploi dans de nouvelles émissions soit automatique. La réussite du programme dépendra notamment de la liquidité disponible, des rendements proposés et des choix d’allocation des banques et des autres investisseurs. Pour apprécier l’effort de financement demandé au marché en 2027, le montant de 8,645 milliards de dinars d’émissions brutes de BTA doit donc être lu conjointement avec les 3,043 milliards de dinars de remboursements prévus. Leur différence, soit 5,602 milliards de dinars, mesure l’apport net attendu de cet instrument au financement du Trésor.
Le Bitcoin évolue autour de 75 830 dollars vendredi 6 novembre 2026, après une chute de 5,49 % la veille. Le rebond enregistré mercredi à la suite des élections américaines de mi-mandat a rapidement laissé place à de nouvelles ventes, dans un contexte d’incertitudes réglementaires, de recul des valeurs technologiques et d’inquiétudes sur la sécurité des plateformes d’échange. Au moment de la rédaction, la principale cryptomonnaie s’échange dans une fourchette comprise entre 75 820 et 75 840 dollars. Ce relevé intrajournalier, susceptible d’évoluer rapidement, la maintient nettement sous les niveaux atteints deux jours auparavant. Selon les données historiques d’Investing.com, le Bitcoin avait terminé la journée du 4 novembre à 80 476,7 dollars, en hausse de 3,95 %, après avoir dépassé ponctuellement les 81 100 dollars. Dès le lendemain, il abandonnait 5,49 %, à 76 061,6 dollars, effaçant ainsi l’intégralité de cette progression. La victoire des démocrates, qui ont remporté la majorité dans les deux chambres du prochain Congrès américain, modifie les perspectives politiques du secteur. Les acteurs des cryptomonnaies s’interrogent notamment sur le rythme d’adoption de textes destinés à encadrer les actifs numériques et sur la poursuite de l’assouplissement réglementaire engagé sous l’administration Trump. Ces interrogations ne signifient toutefois pas que toute avancée législative serait désormais exclue. Le secteur dispose de soutiens dans les deux partis. Selon les analyses recueillies par CoinDesk, les perspectives du projet de loi sur la structure du marché, connu sous le nom de Clarity Act, apparaissent fragilisées dans sa forme actuelle, tandis qu’un compromis intégrant davantage de protections pour les consommateurs demeure une possibilité. La correction intervient également dans un environnement défavorable aux actifs risqués. Le mouvement de vente sur les valeurs technologiques américaines s’est accompagné d’un recul des cryptomonnaies et des sociétés cotées exposées au secteur. Le Wall Street Journal rapporte ainsi que les actions Coinbase et Strategy ont chacune perdu près de 10 % jeudi. Cette évolution souligne le poids du climat boursier général dans les fluctuations du Bitcoin, au-delà du seul résultat électoral. À ces tensions s’ajoutent les conséquences de la cyberattaque contre Binance. Dans un communiqué daté du 31 octobre, le FBI attribue à la Corée du Nord le détournement de plus de 6 milliards de dollars d’actifs numériques, intervenu autour du 29 octobre 2026. L’agence américaine désigne cette activité malveillante sous le nom de TraderTraitor. Les éléments rendus publics décrivent une compromission des systèmes et des portefeuilles de la plateforme ; ils ne font pas état d’une attaque contre le protocole Bitcoin lui-même. L’incident ravive néanmoins les préoccupations concernant la conservation des actifs numériques et la sécurité des intermédiaires auxquels les investisseurs confient leurs fonds. Le Bitcoin reste ainsi confronté à plusieurs sources de pression simultanées. Si le résultat des élections américaines nourrit les interrogations réglementaires, la baisse s’inscrit aussi dans un mouvement plus large de réduction de l’exposition au risque, aggravé par les inquiétudes sur la sécurité de l’écosystème.
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