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Le député et membre de la Commission des finances et du budget à l'ARP, Mohamed Amine Ouerghi, est revenu, ce mardi 29 septembre 2026 au micro d'Express FM, sur les grandes orientations du projet de loi de finances (PLF) 2027. S'inscrivant dans la continuité des exercices précédents, ce nouveau budget devrait mettre l'accent sur la mobilisation des ressources propres, la refonte des incitations douanières et le soutien à l'initiative privée. Le cap macroéconomique de l'État pour 2027 ne devrait pas connaître de bouleversements majeurs. La doctrine reste inchangée : compter sur les ressources internes tout en rationalisant les dépenses publiques. Toutefois, le PLF 2027 compte déployer un arsenal de mesures pour dynamiser le tissu entrepreneurial. Parmi les pistes évoquées par Mohamed Amine Ouerghi, on retrouve des incitations fortes pour les entreprises implantées dans les régions de l'intérieur et des exonérations fiscales s'étalant sur quatre ans. Une attention particulière sera également portée aux sociétés communautaires, avec 1 200 nouvelles créations déjà annoncées. Fiscalité des entreprises : le seuil de tolérance est atteint Bonne nouvelle pour le secteur privé : la Commission des finances ne prévoit aucune augmentation supplémentaire de la pression fiscale. Jugeant que les entreprises tunisiennes font déjà face à une fiscalité particulièrement lourde, le député a rappelé que l'État a largement épuisé ce levier, notamment auprès des grandes entreprises et du secteur financier. L'heure est désormais à la stimulation de l'investissement. La politique fiscale de 2027 devrait cibler des secteurs d'avenir, capables d'absorber le chômage des jeunes, à l'instar de l'industrie agroalimentaire, de l'électronique ou encore de la fabrication de batteries. En parallèle, des taux de TVA plus incitatifs pourraient être appliqués à certains secteurs stratégiques. Douanes et logistique : corriger les anomalies du marché Sur le volet industriel, une révision douanière s'impose. M. Ouerghi a dénoncé une aberration économique : il est anormal que les industriels tunisiens paient des droits de douane élevés sur leurs matières premières (intrants), pendant que des produits finis importés similaires pénètrent le marché avec des charges moindres. Le coût de la logistique est également dans le viseur. Le député plaide pour un allègement significatif des droits de douane sur les camions et les équipements de production. Ces derniers, considérés à tort comme des biens de luxe, ont un impact direct sur le coût du transport, et in fine, sur l'inflation des biens et services. Entreprises publiques et maîtrise des dépenses Du côté des recettes de l'État, la situation des entreprises publiques inquiète. Leur faible rentabilité a entraîné une chute des recettes non fiscales, transformant certaines d'entre elles en fardeaux pour le budget national. Pour compenser, l'élu insiste sur l'urgence d'appliquer la maîtrise des dépenses publiques, une promesse gouvernementale actée depuis 2023 qui nécessite aujourd'hui un suivi rigoureux. De nouveaux mécanismes pour les jeunes et la santé publique Le volet social et entrepreneurial du PLF 2027 prévoit deux mesures phares portées par les députés : Un fonds de garantie pour les jeunes : Pour contourner l'obstacle des garanties bancaires, l'État pourrait couvrir jusqu'à 80 % des risques liés aux crédits accordés aux promoteurs de moins de 40 ans. Un fonds contre les addictions : Placé sous la tutelle du ministère de la Santé, ce mécanisme financerait la création de centres régionaux de prévention et de traitement, répondant à une demande croissante chez les jeunes. Les grands chantiers en attente Plusieurs dossiers épineux restent en suspens. C'est le cas de la facturation électronique, qui suscite encore des réserves. Sans action rapide du gouvernement, l'ARP pourrait formuler sa propre proposition. Même constat de blocage pour le Code des changes : la Commission des finances a bouclé ses auditions mais reste paralysée dans l'attente de l'avis officiel de la Banque Centrale de Tunisie (BCT). Quant à la fameuse mesure « une voiture pour chaque famille », le député a formellement démenti les rumeurs de son abandon. L'article est en cours de réécriture pour garantir sa faisabilité économique tout en intégrant des incitations fiscales adaptées. Secteur parallèle : l'intégration par l'incitation Enfin, concernant la lutte contre l'économie informelle, Mohamed Amine Ouerghi prône un changement de paradigme. Estimant que le tout-sécuritaire a montré ses limites, il propose une amnistie douanière temporaire. L'idée ? Instaurer des réductions ou des exonérations douanières sur une liste de produits très prisés (sur une période de 5 à 6 ans) pour encourager les acteurs du circuit parallèle à basculer vers l'économie formelle. Une stratégie qui protégerait les recettes de l'État tout en garantissant la sécurité sanitaire des consommateurs.
Le Guichet unique du marché financier algérien s'est réuni le 28 septembre 2026 pour examiner la demande du groupe tunisien ASSAD. Le groupe souhaite introduire sa filiale algérienne à la Bourse d'Alger. La Commission d'organisation et de surveillance des opérations de bourse (COSOB) a accueilli, lundi 28 septembre 2026 à son siège, une réunion du Guichet unique du marché financier. Youcef Bouzenada, président de la Commission, a présidé la réunion. Y assistaient la Directrice générale de la Société de gestion de la bourse des valeurs (SGBV), le Directeur général d'Algérie Clearing et les représentants des différents acteurs du Guichet unique. Le groupe ASSAD était représenté par le président de son conseil d'administration et par le directeur général de sa filiale algérienne. Selon un communiqué de la COSOB, la réunion portait sur la demande du groupe ASSAD. Celui-ci souhaite faire accéder sa filiale « Batteries ASSAD Algérie » au marché financier algérien par une introduction à la Bourse d'Alger. La société est de droit algérien. Elle fabrique et distribue des batteries pour tous types de véhicules. Les participants ont passé en revue les conditions, les mécanismes et les procédures d'accès au marché financier et de cotation à la Bourse d'Alger. Ils ont aussi apporté des précisions sur le parcours réglementaire et sur les exigences que la société devra remplir. La COSOB rappelle le rôle du Guichet unique : il accompagne les entreprises qui veulent accéder au marché financier, leur fournit l'information et l'orientation nécessaires, et coordonne les différents intervenants pour faciliter l'introduction en bourse. Le dossier n'est donc qu'à un premier stade de la procédure d'admission. Créée en 2005, Batteries ASSAD Algérie exploite une unité industrielle à Bouira. Elle y produit notamment des batteries plomb-acide pour les véhicules légers, lourds et utilitaires. Sa capacité de production est estimée à 400 000 batteries par an, sur la base des données de 2025. L'entreprise veut porter cette capacité à un million d'unités par an. Son plan de développement repose sur trois axes : l'ouverture du capital, le renforcement des lignes de production et la création d'une usine de recyclage des batteries et de récupération des matières premières. Cette démarche fait suite à une restructuration de l'actionnariat. En juillet dernier, le groupe ASSAD a racheté la participation minoritaire restante et est devenu l'unique actionnaire de sa filiale algérienne. Il a alors confirmé que le processus d'ouverture du capital, engagé l'année précédente avec un cabinet de conseil spécialisé, envisage deux options : l'entrée d'un partenaire stratégique et/ou une introduction à la Bourse d'Alger. L'objectif est de lever 1 milliard de dinars algériens, soit environ 22,1 millions de dinars tunisiens, par la cession de 25 % à 30 % du capital avant la fin de l'exercice 2026. Le groupe ASSAD a été fondé en 1938 et est coté à la Bourse de Tunis depuis 2005. Il fabrique et commercialise des batteries pour l'automobile, l'industrie et la transition énergétique. Si l'opération aboutit, ce serait l'une des rares introductions d'une filiale d'un groupe tunisien sur le marché financier algérien.
| Société | Date de publication | Communiqué |
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