Tunis Stock Exchange
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Le Bitcoin évolue autour de 75 830 dollars vendredi 6 novembre 2026, après une chute de 5,49 % la veille. Le rebond enregistré mercredi à la suite des élections américaines de mi-mandat a rapidement laissé place à de nouvelles ventes, dans un contexte d’incertitudes réglementaires, de recul des valeurs technologiques et d’inquiétudes sur la sécurité des plateformes d’échange. Au moment de la rédaction, la principale cryptomonnaie s’échange dans une fourchette comprise entre 75 820 et 75 840 dollars. Ce relevé intrajournalier, susceptible d’évoluer rapidement, la maintient nettement sous les niveaux atteints deux jours auparavant. Selon les données historiques d’Investing.com, le Bitcoin avait terminé la journée du 4 novembre à 80 476,7 dollars, en hausse de 3,95 %, après avoir dépassé ponctuellement les 81 100 dollars. Dès le lendemain, il abandonnait 5,49 %, à 76 061,6 dollars, effaçant ainsi l’intégralité de cette progression. La victoire des démocrates, qui ont remporté la majorité dans les deux chambres du prochain Congrès américain, modifie les perspectives politiques du secteur. Les acteurs des cryptomonnaies s’interrogent notamment sur le rythme d’adoption de textes destinés à encadrer les actifs numériques et sur la poursuite de l’assouplissement réglementaire engagé sous l’administration Trump. Ces interrogations ne signifient toutefois pas que toute avancée législative serait désormais exclue. Le secteur dispose de soutiens dans les deux partis. Selon les analyses recueillies par CoinDesk, les perspectives du projet de loi sur la structure du marché, connu sous le nom de Clarity Act, apparaissent fragilisées dans sa forme actuelle, tandis qu’un compromis intégrant davantage de protections pour les consommateurs demeure une possibilité. La correction intervient également dans un environnement défavorable aux actifs risqués. Le mouvement de vente sur les valeurs technologiques américaines s’est accompagné d’un recul des cryptomonnaies et des sociétés cotées exposées au secteur. Le Wall Street Journal rapporte ainsi que les actions Coinbase et Strategy ont chacune perdu près de 10 % jeudi. Cette évolution souligne le poids du climat boursier général dans les fluctuations du Bitcoin, au-delà du seul résultat électoral. À ces tensions s’ajoutent les conséquences de la cyberattaque contre Binance. Dans un communiqué daté du 31 octobre, le FBI attribue à la Corée du Nord le détournement de plus de 6 milliards de dollars d’actifs numériques, intervenu autour du 29 octobre 2026. L’agence américaine désigne cette activité malveillante sous le nom de TraderTraitor. Les éléments rendus publics décrivent une compromission des systèmes et des portefeuilles de la plateforme ; ils ne font pas état d’une attaque contre le protocole Bitcoin lui-même. L’incident ravive néanmoins les préoccupations concernant la conservation des actifs numériques et la sécurité des intermédiaires auxquels les investisseurs confient leurs fonds. Le Bitcoin reste ainsi confronté à plusieurs sources de pression simultanées. Si le résultat des élections américaines nourrit les interrogations réglementaires, la baisse s’inscrit aussi dans un mouvement plus large de réduction de l’exposition au risque, aggravé par les inquiétudes sur la sécurité de l’écosystème.
SOMOCER clôture l’exercice 2025 avec un chiffre d’affaires de 59,050 millions de dinars (MDT), en progression de 5,1 % par rapport aux 56,187 MDT de 2024. Portée par le marché local, cette reprise permet au fabricant de céramique de restaurer une partie de ses marges. Elle demeure toutefois insuffisante pour ramener l’exploitation à l’équilibre, tandis que le poids financier et l’affaiblissement du bilan maintiennent la société sous tension. Le marché local porte la reprise La croissance des revenus repose sur une nette accélération des ventes locales, qui atteignent 36,525 MDT, en hausse de 21,9 %. Leur progression de 6,567 MDT compense largement le recul des autres composantes du chiffre d’affaires. Les ventes à l’exportation se contractent de 42,1 %, à 3,818 MDT, contre 6,593 MDT un an auparavant. Les ventes d’électricité diminuent de 2,1 %, à 3,856 MDT, tandis que les autres ventes cèdent 5,4 %, à 14,852 MDT. Les notes ne détaillent pas davantage la composition de cette dernière rubrique. Ce contraste dessine une reprise concentrée sur le débouché domestique. Les relations commerciales avec les sociétés du groupe et les parties liées conservent également une place importante : elles représentent 21,912 MDT de revenus, soit 37,1 % du chiffre d’affaires, dont 16,873 MDT réalisés avec SOTEMAIL. Dans le prolongement de cette évolution, le total des produits d’exploitation progresse de 5,0 %, à 59,718 MDT, contre 56,855 MDT. Les autres produits d’exploitation restent quasiment inchangés, à 0,669 MDT. Ils proviennent principalement de la mise à disposition de personnel, pour 0,317 MDT, et de la quote-part de subventions d’investissement portée au résultat, pour 0,274 MDT, complétées par 0,077 MDT de loyers. Aucune production immobilisée n’est présentée dans l’état de résultat. Une marge brute renforcée malgré la pression énergétique En intégrant la variation des stocks de produits finis, les achats consommés ressortent à 45,501 MDT, contre 48,292 MDT, soit une diminution de 5,8 %. Ce recul tient au moindre déstockage de produits finis : son incidence sur les charges passe de 6,365 MDT en 2024 à 1,944 MDT en 2025. Les seuls achats d’approvisionnements consommés suivent, en revanche, une trajectoire ascendante. Ils augmentent de 3,9 %, à 43,557 MDT. La facture énergétique s’alourdit de 11,1 %, à 12,507 MDT, et les achats non stockés passent de 6,498 MDT à 7,184 MDT. Les consommations de matières premières et de consommables demeurent presque stables, à 23,780 MDT. L’amélioration globale ne traduit donc pas une détente généralisée des coûts industriels. La progression des revenus et la réduction de la charge liée au déstockage portent la marge brute à 13,549 MDT, contre 7,895 MDT, soit un gain de 71,6 %. Le taux de marge brute remonte de 14,05 % à 22,95 %, une amélioration de 8,89 points. SOMOCER retrouve ainsi une capacité plus importante à couvrir ses frais de fonctionnement, sans parvenir encore à les absorber entièrement. L’exploitation réduit ses pertes, sans retrouver l’équilibre Les charges de personnel restent contenues, à 10,448 MDT, en hausse de 0,7 %. Les autres charges d’exploitation augmentent plus nettement, de 10,2 %, à 7,055 MDT. Les commissions sur ventes atteignent 2,051 MDT et les services bancaires 0,971 MDT. La diminution des remboursements d’assurances et de frais de formation, qui allégeaient davantage les charges en 2024, contribue également à cette hausse. Dans ces conditions, l’EBITDA demeure négatif à −3,954 MDT, contre −8,884 MDT. Le déficit se réduit de 4,930 MDT, soit 55,5 %, et la marge d’EBITDA s’améliore de −15,81 % à −6,70 %. Le redressement est sensible, mais l’activité ne dégage toujours pas un excédent avant amortissements et provisions selon le périmètre retenu. L’allègement des dotations nettes aux amortissements et aux provisions accentue l’amélioration du résultat d’exploitation. Elles reviennent à 8,849 MDT, contre 16,786 MDT, en baisse de 47,3 %. Les dotations sur immobilisations financières diminuent notamment de 3,727 MDT à 0,559 MDT, celles pour risques et charges de 2,600 MDT à 0,700 MDT, et la résorption des charges reportées de 3,874 MDT à 1,721 MDT. La perte d’exploitation se réduit ainsi à 12,134 MDT, contre 25,001 MDT en 2024. La marge sur EBIT passe de −43,97 % à −20,32 % des produits d’exploitation. Cette amélioration repose donc à la fois sur le redressement de la marge brute et, pour une part majeure, sur une charge d’amortissements et de provisions moins élevée. Le poids financier absorbe une grande partie des progrès Sous le résultat d’exploitation, l’évolution devient nettement moins favorable. Les charges financières nettes bondissent de 46,4 %, à 14,350 MDT, contre 9,800 MDT. Cette hausse ne provient pas d’une envolée des intérêts bancaires, qui restent proches de leur niveau antérieur, à 9,849 MDT contre 9,887 MDT. Elle s’explique principalement par l’apparition de 4,956 MDT de pertes sur placements, inexistantes en 2024. Les opérations de change apportent, à l’inverse, un soutien : les gains de change de 1,058 MDT dépassent les pertes de 0,603 MDT, dégageant un solde favorable de 0,456 MDT. Ces gains sont déjà intégrés aux charges financières nettes. Parallèlement, les revenus des placements chutent de 87,8 %, à 0,904 MDT, contre 7,422 MDT. L’exercice 2024 avait bénéficié d’une plus-value de 6,289 MDT sur les placements SOTEMAIL, qui ne se renouvelle pas en 2025. Les produits de l’année comprennent essentiellement 0,554 MDT d’intérêts sur le prêt à SOMOCER Négoce, 0,219 MDT sur celui à AB Corporation et 0,130 MDT d’autres produits financiers. Les notes précisent que les intérêts de 2025 sur le prêt à SOMOCER Négoce n’avaient pas été encaissés à la clôture. Les autres gains ordinaires atteignent 0,247 MDT, tandis que les autres pertes ordinaires reculent à 0,935 MDT, contre 1,323 MDT. Ces dernières correspondent essentiellement à des amendes douanières et à des pénalités de retard fiscales. Leur diminution atténue les charges, mais le solde de ces éléments demeure défavorable. Une perte nette encore lourde pour les fonds propres Après ces éléments, la perte des activités ordinaires avant impôt s’établit à 26,269 MDT, contre 28,682 MDT, soit une réduction de 8,4 %. L’amélioration de 12,867 MDT du résultat d’exploitation ne se traduit ainsi que par un gain de 2,413 MDT avant impôt, principalement en raison de la dégradation du solde financier et des placements. La charge d’impôt sur les sociétés atteint 0,149 MDT, contre 0,141 MDT. Le document ne fournit pas de ventilation spécifique de cette charge et ne présente pas de contribution sociale de solidarité ni d’autre contribution distincte à ce niveau du résultat. Les impôts et taxes déjà inclus dans les charges d’exploitation ne sont donc pas comptés une seconde fois. Le résultat des activités ordinaires après impôt ressort à −26,418 MDT. Aucun élément extraordinaire n’étant présenté, il constitue également le résultat net de l’exercice, contre une perte de 28,822 MDT en 2024. Aucune ligne de modifications comptables ne figure après ce résultat. Ce solde hors éléments extraordinaires reste néanmoins influencé par les pertes et produits de placements ; il ne doit pas être assimilé à une performance entièrement récurrente. La marge nette s’améliore de −50,69 % à −44,24 %, mais les pertes continuent d’éroder les ressources propres. Les capitaux propres après résultat diminuent de 39,2 %, à 41,337 MDT, contre 68,029 MDT. Rapportée aux capitaux propres de clôture, la rentabilité financière, ou ROE, se dégrade à −63,91 %, contre −42,37 %. La contraction de la base de fonds propres explique cette détérioration malgré la réduction de la perte annuelle. Un besoin en fonds de roulement réduit, à lire avec prudence Sur la base des postes nets du bilan et du périmètre retenu, le besoin en fonds de roulement revient à 13,662 MDT, contre 23,255 MDT, soit une baisse de 9,594 MDT ou 41,3 %. Les stocks nets diminuent de 37,708 MDT à 34,814 MDT, les créances clients nettes de 21,128 MDT à 10,232 MDT et les autres actifs courants nets de 23,558 MDT à 17,140 MDT. Cette évolution s’accompagne d’une contraction des dettes fournisseurs, ramenées de 39,425 MDT à 22,850 MDT, tandis que les autres passifs courants augmentent de 13,989 MDT à 19,954 MDT. Les provisions pour risques et charges restent proches de 5,721 MDT. La baisse des créances courantes ne correspond toutefois pas intégralement à des encaissements. SOMOCER a notamment transformé, en juillet 2025, 4,361 MDT de créances sur ABC en un prêt sur dix ans, non rémunéré, dont le solde atteint 4,212 MDT à la clôture. Une partie des créances a ainsi quitté le cycle courant pour être immobilisée à long terme. Le rééchelonnement de dettes envers la STEG modifie également leur classement au passif, ce qui invite à distinguer l’évolution comptable du BFR de son incidence effective sur la trésorerie. Une dette nette portée à près de 129 millions de dinars Les autres actifs financiers s’effondrent de 17,944 MDT à 1,816 MDT. Les titres SOTEMAIL, inscrits pour 16,393 MDT dans cette rubrique en 2024, n’y figurent plus à la clôture 2025. Le solde comprend principalement les échéances à moins d’un an des prêts à SOMOCER Négoce et AB Corporation, ainsi que des billets de trésorerie ABC Gros et SANIMED. Il ne s’agit donc pas uniquement de placements immédiatement mobilisables : le billet ABC Gros de 0,500 MDT demeure notamment non remboursé depuis son échéance de 2018. Les liquidités et équivalents de liquidités diminuent parallèlement de 42,1 %, à 0,474 MDT, contre 0,818 MDT. En retenant les emprunts, les autres passifs financiers et les concours bancaires, la dette financière brute atteint 131,204 MDT, contre 120,177 MDT, soit une hausse de 9,2 %. Les emprunts représentent 64,261 MDT, les autres passifs financiers 48,629 MDT et les découverts bancaires 18,314 MDT. Ce périmètre dépasse toutefois la seule dette bancaire. La rubrique « Emprunts » comprend 50,426 MDT de dettes fiscales, sociales et envers la STEG, dont 41,499 MDT de reconnaissances de dettes fiscales. Les autres passifs financiers incluent également 2,372 MDT d’engagements envers la STEG. Cette composition éclaire le poids des dettes rééchelonnées dans le financement de la société. Après déduction des autres actifs financiers et des disponibilités, la dette financière nette ressort à 128,914 MDT, contre 101,415 MDT. Elle augmente de 27,498 MDT, soit 27,1 %, sous l’effet cumulé de la progression de l’endettement brut et de la diminution des actifs financiers courants. La trésorerie d’exploitation perd l’essentiel de son soutien Le tableau des flux confirme la persistance des tensions de liquidité. Les flux de trésorerie provenant de l’exploitation restent positifs, mais tombent à 1,098 MDT, contre 13,475 MDT, soit un recul de 91,9 %. Les encaissements reçus des clients diminuent de 61,641 MDT à 59,621 MDT, alors que les paiements aux fournisseurs augmentent de 35,177 MDT à 42,366 MDT. Les frais financiers payés atteignent 7,946 MDT, contre 6,265 MDT, et les décaissements d’impôts et taxes passent de 0,854 MDT à 3,923 MDT. Le flux net d’investissement présenté est positif de 0,005 MDT, provenant d’une cession d’immobilisation, contre un flux nul en 2024. Ce montant décrit les mouvements de trésorerie classés dans cette rubrique et ne mesure pas, à lui seul, l’ensemble des acquisitions ou mouvements d’immobilisations de l’année. Les opérations de financement entraînent une sortie nette de 2,830 MDT, contre 12,893 MDT en 2024. L’encaissement d’un emprunt à long terme de 6,260 MDT auprès d’Attijari Bank compense partiellement 1,840 MDT de remboursements à long terme et 7,249 MDT de décaissements nets sur les financements à court terme. Au total, la trésorerie se dégrade de 1,727 MDT sur l’exercice, après une amélioration de 0,582 MDT en 2024. Elle clôture l’année à −17,840 MDT, contre −16,113 MDT à l’ouverture, les disponibilités restant très inférieures aux découverts bancaires. Un redressement encore dépendant de la restructuration financière L’exercice 2025 marque une amélioration commerciale et opérationnelle pour SOMOCER : le marché local soutient les revenus, la marge brute se reconstitue et les pertes d’exploitation diminuent. Mais l’EBITDA reste négatif, les charges financières absorbent une grande partie des progrès et la dette nette augmente, alors que les capitaux propres se contractent. Cette lecture doit également intégrer les réserves des commissaires aux comptes. Ceux-ci demandent notamment un complément de provisions de 7,367 MDT sur des créances, ainsi que l’estimation de dépréciations sur les participations ABC et SOMOSAN et d’une provision au titre de la caution accordée à SOMOSAN. Ils signalent aussi l’absence de certaines réponses aux demandes de confirmation adressées aux banques et aux avocats. Les résultats et fonds propres publiés doivent être appréciés à la lumière de ces réserves. Les notes font état de restructurations bancaires mises en place après la clôture, en 2026, auprès de BH Bank, de la STB et de la BNA, ainsi que d’un engagement de soutien financier d’AGRIMED et d’un plan d’affaires couvrant 2026-2035. Ces mesures peuvent desserrer la contrainte des échéances. Le rétablissement durable de SOMOCER dépendra toutefois de sa capacité à transformer l’amélioration des marges en un excédent d’exploitation, puis en liquidités suffisantes pour financer son activité et honorer ses engagements. Source : états financiers individuels de SOMOCER au 31 décembre 2025, notes annexes et rapport des commissaires aux comptes
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