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Tunis Stock Exchange

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Plus fortes hausses

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Plus fortes baisses

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Indices bourses arabes

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BNA Assurances : résultat net en hausse de 17,5 % au premier semestre 2026
BOURSE

BNA Assurances : résultat net en hausse de 17,5 % au premier semestre 2026

10/09/2026 11:17 0 vues Par Moez Hadidane

Le résultat technique non-vie rebondit et tire la rentabilité semestrielle, tandis que la branche Vie reste sous pression. Au 30 juin 2026, BNA Assurances confirme la trajectoire de redressement amorcée en 2025 : le résultat net semestriel ressort à 8,5 MDT, en hausse de 17,5 % (+1,3 MDT) par rapport au premier semestre 2025. Cette progression s'appuie sur un net rebond du résultat technique non-vie et sur une production commerciale dynamique, portée par l'Automobile et la Vie. Chiffre d'affaires : une croissance de 7,0 %, tirée par l'Automobile et la Vie Le chiffre d'affaires de la compagnie a atteint 99,9 MDT au premier semestre 2026, contre 93,4 MDT un an plus tôt, soit une progression de 7,0 % (+6,6 MDT). Cette croissance est portée par l'Automobile (70,8 MDT, +8,4 %, soit +5,5 MDT), qui représente 70,8 % du portefeuille, et par l'assurance Vie (23,5 MDT, +15,0 %, soit +3,1 MDT), dont le poids dans le chiffre d'affaires progresse de 21,9 % à 23,5 % des primes. La branche Vie croît ainsi deux fois plus vite que le non-vie (76,4 MDT, +4,8 %), traduisant un léger rééquilibrage du portefeuille en faveur de l'épargne. À l'inverse, les branches Groupe (-47,2 %), Transport (-13,4 %) et Risques spéciaux (-33,5 %) reculent, tandis que les Risques divers bondissent de 82,0 %, sur des volumes toutefois modestes. Sinistres décaissés : une sinistralité automobile en net repli Les sinistres décaissés, frais de gestion directs inclus, s'établissent à 44,5 MDT, en baisse de 5,4 MDT (-10,8 %) par rapport aux 49,9 MDT du premier semestre 2025. Cette amélioration provient essentiellement de l'Automobile (35,7 MDT contre 42,3 MDT, -6,6 MDT) et, dans une moindre mesure, de la Santé (1,9 MDT contre 2,4 MDT, -0,5 MDT). À l'inverse, les décaissements Vie progressent légèrement (5,9 MDT contre 5,1 MDT, +0,8 MDT), de même que ceux de l'IRDST (1,0 MDT contre 0,2 MDT, +0,8 MDT). Résultats techniques : la non-vie tire la performance, la Vie reste déficitaire Le repli de la sinistralité, conjugué à la hausse de la production automobile, permet au résultat technique non-vie de bondir à 13,2 MDT au 30 juin 2026, contre 8,4 MDT un an plus tôt (+57,3 %, soit +4,8 MDT) — un niveau qui dépasse déjà le résultat technique non-vie de l'ensemble de l'exercice 2025 (13,0 MDT). À l'inverse, le résultat technique vie reste déficitaire et se dégrade, passant de -2,2 MDT à -3,4 MDT (-1,2 MDT), sous l'effet d'un renforcement des provisions d'assurance vie qui absorbe la progression des primes de cette branche. Résultat net : une performance qui approche déjà la moitié de celle de 2025 Porté par le redressement de la non-vie, le résultat provenant des activités ordinaires ressort à 11,4 MDT, en hausse de 25,6 % (+2,3 MDT) par rapport aux 9,1 MDT du premier semestre 2025. La charge d'impôt progresse en proportion, à 2,4 MDT contre 1,5 MDT (+57,0 %), reflétant l'amélioration du résultat imposable. Après impôts et pertes extraordinaires (-0,5 MDT), le résultat net de l'exercice s'établit à 8,5 MDT, en hausse de 17,5 % (+1,3 MDT) sur un an. Bilan : une assise financière renforcée par l'affectation du résultat 2025 Le total du bilan s'établit à 679,3 MDT au 30 juin 2026, en hausse de 2,5 % (+16,3 MDT) par rapport au 31 décembre 2025 (663,0 MDT). Les placements poursuivent leur progression, à 517,2 MDT contre 507,5 MDT fin 2025 (+1,9 %, soit +9,7 MDT). Les capitaux propres avant résultat de l'exercice s'élèvent à 83,0 MDT, contre 65,9 MDT au 31 décembre 2025 : cette hausse de 17,0 MDT s'explique essentiellement par l'incorporation du bénéfice de l'exercice 2025 dans les résultats reportés. Résultat semestriel inclus, les capitaux propres avant affectation atteignent 91,4 MDT, en progression de 10,2 % depuis la fin d'année. Rentabilité : un ROE semestriel non annualisé de 10,2 % Le rendement des capitaux propres, non annualisé (résultat net rapporté aux capitaux propres avant résultat), ressort à 10,2 % au 30 juin 2026, contre 7,2 % au 30 juin 2025, confirmant l'amélioration de la rentabilité semestrielle de la compagnie. Ce taux reste toutefois à comparer avec prudence au ROE de 25,9 % affiché au 31 décembre 2025, qui cumule douze mois de résultat contre six pour les deux exercices semestriels. Placements et réassurance Sur le plan financier, les placements ont progressé de 5,4 MDT sur un an, pour un revenu net de placements globalement stable (+0,4 MDT). Le résultat de la réassurance demeure en revanche déficitaire, à -4 MDT contre -3,4 MDT un an plus tôt, soit une aggravation du déficit de 0,6 MDT. En définitive, BNA Assurances signe un premier semestre 2026 en nette amélioration, porté par le rebond de la rentabilité technique non-vie et par une collecte commerciale robuste, alors que la branche Vie ne dévoile pas encore ses fruits.

UBCI : le PNB progresse de 10,9 %, porté par les revenus du portefeuille
BOURSE

UBCI : le PNB progresse de 10,9 %, porté par les revenus du portefeuille

10/09/2026 11:16 1 vue Par Moez Hadidane

Au premier semestre 2026, l’UBCI affiche un produit net bancaire de 194,9 MDT, en hausse de 10,9 %, et un résultat net de 30,0 MDT, en progression de 9,7 %. La forte contribution des revenus du portefeuille compense le recul des marges d’intérêts et de change. La collecte et les crédits accélèrent, tandis que le taux des créances classées s’améliore légèrement, mais avec un taux de couverture en baisse. Une collecte en hausse de 9,2 %, tirée pour moitié par les autres sommes dues Au 30 juin 2026, les dépôts et avoirs de la clientèle atteignent 4 271,1 MDT, contre 3 910,7 MDT à fin décembre 2025. La collecte augmente ainsi de 360,4 MDT en six mois, soit 9,2 %. Les dépôts à vue progressent de 136,3 MDT, ou 6,4 %, pour atteindre 2 272,8 MDT. Ils assurent 37,8 % de la collecte nette du semestre, mais leur poids dans les dépôts recule de 54,6 % à 53,2 %. Les comptes d’épargne augmentent de 50,9 MDT, ou 4,6 %, à 1 165,1 MDT. Leur contribution à la hausse totale ressort à 14,1 %, tandis que leur poids passe de 28,5 % à 27,3 %. Le reliquat, regroupé sous l’intitulé « autres sommes dues à la clientèle », s’élève à 833,1 MDT, contre 659,9 MDT à fin 2025. Il progresse de 173,2 MDT, soit 26,2 %, et représente 48,1 % de la collecte additionnelle. Son poids monte ainsi de 16,9 % à 19,5 %. Cette évolution provient principalement de la hausse des comptes à terme, bons de caisse et autres produits financiers, ainsi que des autres sommes dues à la clientèle au sens strict. Les crédits progressent, avec un taux de créances classées légèrement réduit. Les créances nettes sur la clientèle atteignent 4 030,7 MDT, en augmentation de 515,8 MDT, ou 14,7 %, par rapport à fin décembre 2025. Avant provisions et agios réservés, les crédits bruts s’établissent à 4 292,0 MDT, en hausse de 529,6 MDT, soit 14,1 %. En intégrant les engagements de bilan et hors bilan, les engagements sains ressortent à 4 988,1 MDT, contre 4 487,2 MDT à fin 2025. Les engagements classés augmentent plus modérément, de 248,5 MDT à 269,6 MDT. Rapportés à des engagements bruts publiés de 5 257,7 MDT, ils représentent 5,13 %, contre 5,25 % six mois auparavant. Le taux de couverture des engagements classés par les provisions individuelles et les agios réservés qui leur sont directement affectés recule toutefois de 76,15 % à 73,93 %. Le portefeuille commercial compense le recul du portefeuille d’investissement. L’encours cumulé des portefeuilles commercial et d’investissement atteint 1 051,7 MDT, contre 988,5 MDT à fin décembre 2025, soit une hausse de 63,2 MDT ou 6,4 %. Le portefeuille commercial progresse de 131,2 MDT, ou 30,6 %, à 559,7 MDT. À l’inverse, le portefeuille d’investissement recule de 68,0 MDT, ou 12,1 %, à 491,9 MDT. Cette contraction tient surtout à la baisse de 61,3 MDT des titres d’investissement et au recul des créances rattachées, auquel s’ajoute une augmentation des provisions pour dépréciation. Les revenus du portefeuille deviennent le principal moteur du PNB. Les produits d’exploitation bancaire s’élèvent à 306,5 MDT, en progression de 9,4 %, tandis que les charges d’exploitation bancaire augmentent de 6,9 %, à 111,6 MDT. Le produit net bancaire ressort ainsi à 194,9 MDT, en hausse de 19,1 MDT ou 10,9 %. Cette progression repose presque exclusivement sur les revenus du portefeuille. Ces derniers, hors résultat de change, passent de 34,9 MDT à 56,9 MDT, soit une hausse de 22,0 MDT. Ils expliquent 115,2 % de l’augmentation du PNB, leur contribution compensant le repli d’autres composantes. Leur poids dans le PNB grimpe de 19,9 % à 29,2 %. La marge nette d’intérêts recule de 1,4 %, à 94,7 MDT. Sa contribution à la variation du PNB est négative à hauteur de 6,8 %, et son poids se réduit sensiblement, de 54,6 % à 48,6 %. La marge sur commissions progresse de 9,6 %, à 33,7 MDT. Elle apporte 15,5 % de la croissance du PNB et représente 17,3 % de celui-ci, contre 17,5 % un an auparavant. Le résultat de change se contracte de 32,6 %, à 9,5 MDT. Son recul de 4,6 MDT retranche 23,9 % à la variation du PNB, tandis que son poids passe de 8,0 % à 4,9 %. La hausse des charges de personnel limite la progression du résultat d’exploitation. Les charges opérationnelles augmentent de 8,9 %, à 126,0 MDT. Les frais de personnel en constituent le principal facteur : ils progressent de 13,2 %, à 81,0 MDT. Les charges générales d’exploitation restent presque stables à 33,8 MDT, tandis que les dotations aux amortissements augmentent de 7,0 %, à 11,2 MDT. Le coefficient d’exploitation s’améliore néanmoins, passant de 65,9 % à 64,7 %, grâce à une progression du PNB légèrement supérieure à celle des charges opérationnelles. Avant coût du risque, le résultat d’exploitation atteint 69,0 MDT, contre 60,1 MDT un an auparavant, soit une hausse de 14,7 %. Le coût du risque mesuré en valeurs absolues s’élève à 11,3 MDT, représentant 5,8 % du PNB, contre 7,8 MDT et 4,4 % au premier semestre 2025. En 2025, la correction de valeur sur le portefeuille d’investissement avait toutefois contribué positivement au résultat à hauteur de 1,75 MDT. Son incidence économique nette réduisait alors la charge effective du risque à 4,3 MDT. Au premier semestre 2026, les deux composantes ont une incidence négative, conduisant à un résultat d’exploitation de 57,7 MDT, en hausse de 3,3 %. Le solde négatif des autres éléments ordinaires s’allège de 2,3 MDT à 1,5 MDT. L’exercice précédent avait notamment supporté une perte de 1,8 MDT liée à un redressement fiscal. La charge d’impôt reste presque stable à 26,1 MDT. Elle comprend 21,7 MDT d’impôt sur les sociétés, 2,2 MDT de contribution sociale de solidarité, 2,2 MDT de taxe conjoncturelle et 0,1 MDT au titre du Fonds national pour la réforme du système éducatif. Le résultat net progresse finalement de 9,7 %, à 30,0 MDT. La marge nette demeure pratiquement stable, à 9,80 % des produits d’exploitation bancaire contre 9,77 % un an auparavant. Sur la base des capitaux propres de clôture hors résultat de la période, le ROE semestriel non annualisé s’établit à 5,33 %, contre 5,23 % au 30 juin 2025. Des flux toujours négatifs, mais en nette amélioration Les activités d’exploitation génèrent une sortie nette de trésorerie de 165,3 MDT, nettement inférieure aux 405,9 MDT consommés au premier semestre 2025. La progression des dépôts de la clientèle, l’amélioration des autres flux d’exploitation et la réduction des sommes versées au personnel et aux créditeurs divers compensent en grande partie l’accélération des crédits. Les flux d’investissement restent positifs à 82,8 MDT, contre 77,6 MDT, tandis que les activités de financement dégagent 12,8 MDT, après une sortie de 31,6 MDT un an auparavant. Cette amélioration repose notamment sur les emprunts et la hausse des ressources spéciales. La trésorerie diminue ainsi de 69,7 MDT au cours du semestre, contre une contraction de 359,8 MDT un an plus tôt. Elle clôture néanmoins la période à un niveau négatif de 188,0 MDT, contre un déficit de 118,3 MDT à fin décembre 2025.

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