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Risques climatiques : la BCT présente une feuille de route 2026-2030 pour le système financier
ECONOMIE

Risques climatiques : la BCT présente une feuille de route 2026-2030 pour le système financier

04/11/2026 13:19 2 vues Par Tera Finances

La Banque centrale de Tunisie a élaboré une feuille de route pour intégrer les risques climatiques dans la régulation et accompagner le développement de la finance verte sur la période 2026-2030. Présentée à l’occasion de la clôture d’un projet d’assistance technique soutenu financièrement par la KfW, cette démarche vise à protéger le secteur financier tout en facilitant le financement de la transition. Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhaier Nouri, a présidé, mardi 3 novembre 2026, la cérémonie de clôture du projet d’assistance technique consacré à la gouvernance et à la gestion des risques financiers liés au changement climatique au sein des banques et des établissements financiers. Mené avec le soutien financier de la Banque allemande de développement (KfW), ce projet doit favoriser la prise en compte de ces risques dans le système financier tunisien et accompagner l’évolution de la supervision micro et macroprudentielle. Il s’inscrit dans la stratégie de la BCT en matière de verdissement du système financier et d’intégration du risque climatique dans la régulation. Une première analyse de l’exposition des portefeuilles bancaires Les travaux ont permis de dresser un diagnostic du cadre réglementaire, institutionnel et informationnel existant, ainsi qu’une cartographie nationale des risques physiques et de transition. Celle-ci repose sur des bases de données internationales relatives notamment à la sécheresse, aux inondations, à l’élévation du niveau de la mer et à l’intensité énergétique des secteurs d’activité. Un exercice pilote a également été conduit auprès d’un échantillon de banques et d’établissements financiers afin de réaliser une première analyse de l’exposition de leurs portefeuilles. Le communiqué ne précise toutefois ni la composition de cet échantillon ni les résultats chiffrés de l’exercice. Le projet a par ailleurs abouti à l’élaboration, en collaboration avec la BCT, d’un guide méthodologique consacré à la supervision des risques climatiques. Ce document est accompagné de propositions concernant un dispositif de reporting et des mécanismes de contrôle et d’audit. Des recommandations ont aussi été formulées pour renforcer les interactions avec le Réseau pour le verdissement du système financier (NGFS) et approfondir la coopération avec le secteur des assurances. Des risques pour les remboursements, les actifs et les garanties Lors de cette cérémonie, Fethi Zouhaier Nouri a souligné les implications du changement climatique pour la stabilité financière. Sécheresse, vagues de chaleur, inondations et érosion côtière peuvent affecter la capacité de remboursement des emprunteurs, la valeur des actifs et les garanties bancaires. À ces risques physiques s’ajoutent les risques de transition, liés au durcissement des exigences applicables aux échanges commerciaux et à l’accès aux financements internationaux. Le gouverneur a notamment évoqué le mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières. Dans ce contexte, la BCT met l’accent sur une meilleure identification des risques climatiques, une mesure plus rigoureuse de leurs effets et une prévention renforcée. L’objectif est de consolider la résilience du système financier tunisien, tout en saisissant les possibilités offertes par le financement vert. Quatre piliers pour la période 2026-2030 La feuille de route élaborée par l’institut d’émission servira de cadre de référence aux actions à mener sur la période 2026-2030. Elle poursuit une double finalité : protéger le secteur financier contre les risques climatiques et faciliter le financement de la transition. Elle s’organise autour de quatre piliers complémentaires : La gestion et la supervision des risques climatiques, pour encadrer leur prise en compte par les banques et les établissements financiers ainsi que leur supervision par la BCT. La transparence, à travers la définition des exigences en matière de données et de reporting nécessaires à un cadre de référence commun. La finance verte, avec une démarche destinée à développer les instruments et les marchés nécessaires à son émergence. La gouvernance de la feuille de route, afin d’assurer la coordination et le suivi de sa mise en œuvre. La BCT inscrit cette démarche dans une approche progressive et proportionnée. Le communiqué présente ainsi un cadre d’action pour les prochaines années, sans détailler à ce stade le calendrier des mesures réglementaires ni les modalités opérationnelles des futures exigences de reporting.

Le PLF 2027 prévoit une hausse de 42 % des subventions aux hydrocarbures, à 7 090 MD
ECONOMIE

Le PLF 2027 prévoit une hausse de 42 % des subventions aux hydrocarbures, à 7 090 MD

04/11/2026 12:55 4 vues Par Tera Finances

Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit 7 090 millions de dinars de subventions aux hydrocarbures, contre 4 993 millions inscrits au budget initial de 2026. Cette hausse de 2 097 millions de dinars, soit 42 %, explique la progression de l’enveloppe globale de compensation, qui atteindrait 11 846 millions de dinars. L’enveloppe de compensation augmenterait de 21,2 %, passant de 9 772 à 11 846 millions de dinars (MDT). Les hydrocarbures représenteraient 59,9 % de ce total en 2027, contre 51,1 % dans le budget initial de 2026. La comparaison porte sur les montants inscrits dans la loi de finances initiale de 2026 et ceux proposés dans le projet de loi de finances pour 2027. Les chiffres d’exécution de 2026 sont hors du périmètre de cette comparaison. La STIR concentre près des trois quarts de la hausse. L’enveloppe prévue pour la Société tunisienne des industries de raffinage (STIR) passerait de 1 855 à 3 414 MDT, soit une hausse de 1 559 MDT (+84 %). La STIR concentrerait ainsi 74,3 % de l’augmentation des subventions aux hydrocarbures. Pour la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), le montant prévu passerait de 3 138 à 3 676 MDT, en hausse de 538 MDT (+17,2 %). Au total, les subventions aux hydrocarbures représenteraient 3,6 % du PIB en 2027, contre 2,7 % dans le budget initial de 2026. Le projet de budget a été établi sur la base d’un baril de Brent à 80 dollars et d’une stabilité du taux de change du dinar, selon la présentation de la ministre des Finances devant la commission des finances et du budget. Une enveloppe proche des niveaux de 2023 à 2025 Les 7 090 MDT prévus pour 2027 se situent dans la fourchette observée entre 2023 et 2025, de 7 030 à 7 112 MDT. Le niveau le plus élevé de la série remonte à 2022, avec 7 628 MDT. L’enveloppe des produits de base reculerait de 43 millions de dinars. Le projet prévoit 4 036 MDT pour la compensation des produits de base, contre 4 079 MDT dans le budget initial de 2026. Le soutien au transport public progresserait de 20 MDT, à 720 MDT. Ces deux postes diminueraient ensemble de 23 MDT, ramenant la hausse de l’enveloppe globale de compensation à 2 074 MDT, contre 2 097 MDT pour les seuls hydrocarbures.

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