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Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a publié une liste comprenant 309 projets photovoltaïques, totalisant 455 MW, retenus à l’issue de l’évaluation des demandes du sixième round du régime des autorisations. Ces projets n’ont toutefois pas encore reçu leurs accords de principe. Une question demeure : l’appel à projets limitait la capacité totale à allouer à 200 MW. Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a annoncé, le 4 septembre 2026, le résultat de l’évaluation des demandes présentées dans le cadre du sixième round des projets photovoltaïques soumis au régime des autorisations. La liste officielle publiée par le ministère comprend 309 projets, représentant une puissance cumulée de 455 mégawatts. Ils se répartissent entre : 187 projets d’une puissance unitaire de 1 MW, totalisant 187 MW ; 119 projets de 2 MW, totalisant 238 MW ; trois projets de 10 MW, totalisant 30 MW. La numérotation du document s’arrête au numéro 344, mais elle comporte 35 numéros manquants. Le chiffre 344 correspond ainsi au dernier numéro d’ordre affiché et non au nombre de projets figurant dans la liste. Le décompte effectif confirme bien la présence de 309 projets. Des accords de principe qui restent à préparer La publication du 4 septembre ne constitue pas encore l’attribution définitive des accords de principe. Dans son annonce, le ministère invite d’abord les porteurs de projets à confirmer les informations figurant dans le tableau, notamment l’identité du promoteur, la puissance du projet et sa localisation. Il précise ensuite que les porteurs seront informés ultérieurement, au moyen d’une nouvelle annonce publiée sur son site, après la préparation des décisions correspondant aux accords de principe. Les 309 projets totalisant 455 MW constituent donc, à ce stade, un portefeuille de demandes retenues à l’issue de l’évaluation. Les promoteurs ne disposent pas encore des décisions individuelles leur permettant de poursuivre formellement la procédure. Cette distinction est essentielle : l’inscription dans la liste ne signifie ni que les centrales sont déjà autorisées à être construites, ni que leur financement est bouclé, ni que les travaux ont commencé. Elle ne garantit pas davantage que l’ensemble des 455 MW sera effectivement mis en service. Une capacité supérieure de 255 MW à l’enveloppe initiale Une incertitude importante subsiste concernant la capacité qui recevra effectivement les accords de principe. Dans son appel à projets officiel, le ministère indiquait que la puissance totale à allouer dans le cadre du sixième round était limitée à 200 MW. La capacité des projets figurant dans la liste atteint pourtant 455 MW, soit 255 MW de plus que l’enveloppe initialement annoncée. Elle représente près de 2,3 fois la puissance prévue. L’appel précisait également que les demandes seraient examinées selon l’ordre chronologique de leur dépôt et dans la limite des capacités disponibles sur le réseau électrique, au niveau des lignes et des postes de transformation concernés par le raccordement. La publication du 4 septembre n’explique pas comment cet écart sera traité. Elle ne précise pas si une nouvelle sélection interviendra avant l’octroi des accords de principe, si une partie des projets sera placée sur une liste d’attente ou si le ministère envisage de relever la capacité du sixième round. En l’absence d’une décision modifiant expressément l’enveloppe, il serait prématuré de considérer que les 455 MW ont été définitivement attribués. Le raccordement au réseau, un critère déterminant Les projets concernés relèvent du régime des autorisations, destiné aux centrales renouvelables de taille intermédiaire. Dans le solaire photovoltaïque, ce régime couvre des projets pouvant atteindre 10 MW. Les promoteurs réalisent les installations et vendent l’électricité produite à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz. Les prix d’achat et le contrat type de vente sont encadrés par les arrêtés publiés en octobre 2024. L’obtention d’un accord de principe ne constituera toutefois qu’une nouvelle étape. La réalisation des centrales dépendra également de la disponibilité des terrains, de l’obtention des autres autorisations administratives, du financement, de la commande des équipements et des conditions de raccordement fixées avec la STEG. La capacité du réseau peut devenir un facteur limitant, notamment lorsque plusieurs projets sont concentrés dans une même région. Certaines installations pourraient nécessiter le renforcement de lignes électriques ou de postes de transformation avant de pouvoir injecter leur production. La liste publiée montre d’ailleurs une présence importante de projets dans plusieurs gouvernorats du Centre et du Sud, notamment Gafsa, Sidi Bouzid, Gabès, Médenine, Kairouan, Sfax, Tozeur et Kébili. Une analyse détaillée de leur répartition géographique permettrait d’identifier les zones où les besoins de raccordement seront les plus élevés. Un portefeuille conséquent au regard du parc actuel Selon les indicateurs du ministère, la puissance totale installée en énergies renouvelables en Tunisie atteignait 1 149 MW à fin juin 2026. À titre de comparaison, les 455 MW figurant dans la liste représentent près de 39,6 % de cette capacité. Ce rapprochement ne signifie cependant pas que le parc national augmentera automatiquement dans cette proportion : il compare des installations déjà opérationnelles à des projets encore engagés dans une procédure administrative. Même limitée aux 200 MW initialement annoncés, la capacité du sixième round pourrait contribuer à accroître la production solaire et à réduire une partie du gaz naturel consommé pour produire l’électricité. Son incidence effective dépendra du nombre de centrales qui obtiendront les accords nécessaires, puis atteindront la clôture financière et la mise en service. Le prochain document du ministère sera donc déterminant. La publication des décisions d’accord de principe permettra de savoir si les 309 projets sont tous appelés à poursuivre la procédure ou si la capacité effectivement attribuée restera plafonnée à 200 MW. En attendant cette clarification, les 455 MW doivent être présentés comme la puissance cumulée des projets présélectionnés, et non comme une nouvelle capacité définitivement autorisée ou en cours de construction.
Au premier semestre 2026, Tunisie Leasing et Factoring a renforcé ses encours de leasing et de factoring. Le produit net a progressé de 12,0 %, porté par les revenus des deux métiers, tandis que les charges d’exploitation sont restées contenues. Cette dynamique a toutefois été absorbée par le basculement des provisions sur titres, puis par l’alourdissement de la charge fiscale : le résultat net s’est établi à 18,1 MDT, en baisse de 14,0 %. Des encours en hausse, avec une amélioration des créances classées Au 30 juin 2026, les créances nettes de leasing atteignent 887,6 MDT, en progression de 33,7 MDT, soit 3,9 % par rapport à fin 2025. Les créances brutes se sont accrues de 2,9 %, à 961,8 MDT, tandis que les provisions et produits réservés ont diminué de 80,7 à 74,2 MDT. Les financements mobiliers demeurent largement prépondérants : leur encours s’élève à 882,5 MDT, en hausse de 3,1 %, contre 25,9 MDT pour les financements immobiliers, en repli de 4,0 %. La qualité du portefeuille de leasing s’est améliorée : le taux de créances non performantes est revenu de 8,11 % à 7,60 % entre décembre 2025 et juin 2026. Le taux de couverture a cependant reculé de 80,66 % à 74,11 %. TLF relie cette baisse mécanique à la radiation, au cours du semestre, de 9,6 MDT de créances totalement provisionnées. Dans le factoring, les acheteurs factorés bruts totalisent 165,4 MDT et les comptes courants des adhérents 40,1 MDT. L’encours de financement des adhérents ressort ainsi à 125,3 MDT, en hausse de 4,1 % depuis fin 2025. Le taux d’engagements non performants s’est amélioré de 4,20 % à 3,79 %, alors que leur couverture a diminué de 94,91 % à 87,07 %. Une dette nette en progression et un gearing proche de 2,9 fois Le portefeuille-titres totalise 92,8 MDT, presque entièrement constitué du portefeuille d’investissement, et recule légèrement de 0,7 %. Dans le même temps, les emprunts et concours bancaires ont augmenté de 38,9 MDT pour atteindre 698,4 MDT. Après déduction de 3,6 MDT de liquidités et de 0,2 MDT de titres de placement, la dette nette s’établit à 694,6 MDT, en hausse de 6,2 %. Le gearing passe ainsi de 2,74 fois à 2,90 fois les capitaux propres. Le factoring et le leasing soutiennent le produit net Le produit net de leasing atteint 53,3 MDT, contre 47,6 MDT un an auparavant. Les intérêts et produits assimilés de leasing ont progressé de 7,1 %, à 58,3 MDT, et les revenus du factoring de 25,0 %, à 10,4 MDT. Les charges financières ont légèrement diminué de 1,2 %, à 31,5 MDT, malgré la hausse de l’endettement. À l’inverse, les produits des placements ont reculé de 3,9 %, à 15,0 MDT. Les charges d’exploitation n’ont augmenté que de 1,4 %, à 18,9 MDT. La hausse de 4,8 % des frais de personnel a été partiellement compensée par le recul des autres charges et des amortissements. Leur poids dans le produit net s’est ainsi amélioré de 39,1 % à 35,4 %. Le résultat d’exploitation avant provisions a progressé de 18,9 %, à 34,4 MDT. Le coût du risque et la fiscalité pèsent sur le bénéfice Le coût du risque économique ressort à 3,0 MDT, alors que le premier semestre 2025 avait bénéficié d’une reprise nette de 1,0 MDT. Ce retournement provient principalement des titres : une dotation nette de 2,0 MDT a été enregistrée en 2026, contre une reprise de 4,0 MDT un an plus tôt. L’effet a été atténué par une reprise nette de 0,6 MDT sur les autres risques et par la baisse du coût du risque clients à 1,7 MDT. Le résultat d’exploitation progresse néanmoins de 4,8 %, à 31,4 MDT. Après 0,1 MDT d’autres gains ordinaires, le résultat avant impôt s’établit à 31,5 MDT, en hausse de 4,6 %. La charge d’impôt et l’autre contribution ont toutefois augmenté de 47,7 %, à 13,2 MDT. Après 0,3 MDT d’éléments extraordinaires, le résultat net, recule de 21,0 à 18,1 MDT. La marge nette se contracte de 44,1 % à 33,9 %. Le ROE semestriel non annualisé, calculé sur les capitaux propres avant résultat, revient de 10,3 % à 8,2 %. Une trésorerie finale légèrement négative Les flux d’exploitation ont absorbé 16,6 MDT, contre une contribution positive de 12,9 MDT un an plus tôt. Les flux d’investissement sont restés négatifs à hauteur de 1,2 MDT, mais se sont améliorés de 5,1 MDT. Les financements ont apporté 12,7 MDT, après une sortie de 22,6 MDT au premier semestre 2025, sous l’effet de 195,5 MDT de nouveaux emprunts, partiellement compensés par 165,6 MDT de remboursements et 17,3 MDT de dividendes. Au total, la trésorerie a diminué de 5,2 MDT durant le semestre, pour clôturer à -0,4 MDT, contre 4,8 MDT à fin décembre 2025.
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